‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 86 sur 202 · LES FENÊTRES · texte numérisé non relu

LES FENÊTRES

Las du triste hôpital, et de Tencens fétide Qui monte en la blancheur banale des rideaux Vers le g^and crucifix ennuyé du mur vide, Le moribond sournois y redresse un vieux dos,

i68 POÈTES d'aujourd'hui

, moins pour chauffer sa pourriture du soleil sur les pierres, coller es et les os de la maigre figure [u'un beau rayon clair veut hâler,

îévreuse et d'azur bleu vorace, lie alla respirer son trésor, inale et de jadis I encrasse ler amer les tièdes carreaux d'or.

)liant l'horreur des saintes huiles, lorloge et le lit infligé, land lé soir saigne parmi les tuiles, >rizon de lumière gorgé,

îs d'or, belles comme des cygnes, de pourpre et de parfums dormir îlair fauve et riche de leurs lignes 1 nonchaloir chargé de souvenir I

dégoût de l'homme à l'âme dure bonheur, où ses seuls appétits li s'entête à chercher cette ordure la femme allaitant ses petits,

'accroche à toutes les croisées ae l'épaule à la vie, et, béni, e, lavé d'éternelles rosées, Eitin chaste de Tlnfini

me vois ange ! et je meurs, et j'aime 5 soit l'art, soit la mysticité — rtant mon rêve en diadème, lur où fleurit la Beauté I

STÉPHANE MÂLLÀRMé iGQ

Mais, hélas ! Ici-bas est maître : sa hantise Vient m'écœurer parfois jusqu'en cet abri sûr, Et le vomissement impur de la Bêtise Me force à me boucher le nez devant Tazur.

Est-il moyen, 6 Moi qui connais Tamertume, D'enfoncer le cristal par le monstre insulté Et de m'enfuir, avec mes deux ailes sans plume — Au risque de tomber pendant l'éternité?

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