STÉPHANE MALLARMÉ
Stéphane Mallarmé naquît à Paris, le 18 mars 1842, dans une rue qui devait s'appeler plus tard Passage Laferrière et qui est aujourd'hui la rue du même nom, tournante et silencieuse. U descendait d'une très ancienne famille de fonctionnaires dans l'Administration de rEnregistrement et parmi laquelle le goût d'écrire s'était déjà manifesté. L'un de ses ascendants, en effet, fut syndic des libraires sous Louis XVI et son nom se trouve au bas du privilège du Roi, en tête de l'édition originale française du Vathek de Beckford, que Stéphane Mallarmé, au cours de ses travaux, réimprima. Un autre écrivit des vers badins dans les Âlmanachs des Muses et des Etrennes pour les Dames, Et lui-même, dans son enfance, avait connu un arrière-petit-cousin qui était l'auteur d'un volume romantique : Ange et Démon dont le titre, parfois encore, se lit aux catalogues de quelques bouquinistes. Stéphane Mallarmé fut élevé à Auteuil dans un pensionnat riche, fréquenté surtout par des fils de familles nobles, et dont le personnel, habitué à ne proférer que des noms précédés d'une particule, l'interpellait lui-même : M. de Mallarmé. Et probablement c'est à cette époque qu'il faut situer ses premières intentions littéraires, qui furent de remplacer un jour le chansonnier Déranger, rencontré dans une maison amie, et qu'on lui arait désigné comme un grand poète. Son enfance ainsi passée
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à Paris^ il termîaa ses études au lycée de Sens. Esquivant la carrière de fonctionnaire à laquelle ses parents le destinaient, quand il eut vingt ans il partit vivre en Angleterre pour apprendre Tanglais et se créer, par renseignement ensuite de cette laogue, les ressources propres à assurer son indépendance littéraire. De là que, pendant trente ans, de 1862 jusqu'en 1892, il professa l'anglais en l'Université . Il fut d'abord professeur à Tournon, puis à Besançon, puis encore à Avignon, où il connut Mistral, Aubanel, Roumanille, Gras et Roumieux, avec qui il participa au mouvement félibréen. Cela se passait avant la guerre. Stéphane Mallarmé avait déjà collaboré à de nombreuses revues ; mais son nom n'était guère sorti du groupe des Parnassiens. Vers 1878, il revint à Paris, et bientôt après fut nommé professeur au lycée Condorcet. C'est alors (1874- 1876) que presque entièrement seul il rédigea La Dernière Mode, Gazette du monde et de la Famille, « où étaient promulgués les lois et vrais principes de la vie tout esthétique, avec l'entente des moindres détails : toilettes, bijoux, mobiliers et jusqu'aux spectacles et menus de dîners», et sur laquelle une notice détaillée est à lire qui parut d'abord en 1890, dans la Revue Indépendante, et a été reproduite dans le Mercure de France d'octobre 1898. C'est alors aussi que, sur l'invitation que lui fit Théodore de Banville, son maître préféré, d'écrire un poème qui serait débité par Coquelin aîné, îl composa L'Après-midi d'un Faune, dont le projet de réalisation théâtrale n'aboutit point, ce dont il faut peut-être se réjouir, tant la vulgarité du renommé comédien eût été incapable de rien rendre de tant d'harmonie, de lumière et de subtilité. Avec le peintre Manet, Stéphane Mallarmé fréquenta les dîners de Victor Hugo, où celui-ci trônait, assis sur u/i siège plus haut que ceux des autres convives; et volontiers V rappelait que l'auteur d'Hernani, très amicalement et en lui pinçant l'oreille, l'accueillait : « son cher poète impressionniste ». Stéphane Mallarmé, à cette époque, avait déjà publié sa traduction du Corbeau, d'Edgar Poe, L'Après-midi d'an
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Famey sa réimpression du Vathekde Beckford, et donné, dans inaintes revues, quantité de poèmes comme Le Guignon, Les Fenêtres, Les Fleurs, Benoavean, A celle qui est tranquille. Las de Vamer repos oà ma paresse ojfense. . ., Le Sonneur, Tristesse d' Eté, V Azur, Brise marine, Soupir, Le Mendiant, Hérodiade, Toast funèbre, Le Tombeau d'Edgard Poe, et de poèmes en prose tels que La Pipe, Le Petit Saltimbanque, Le Démon de V analogie, Plainte d'automne, Frisson d'hiver. Le Spectaàle interrompu, et cet admirable Le Phénomène futur. Mais publiés, les premiers en des éditions de luxe et fort coûteuses, et éparses, les secondes, en des revues d'artistes, ces livres et ces pages n'étaient connus que des lettrés et Stéphane Mallarmé demeurait un peu ignoré, voire même méconnu. Enfin, en i884,M. J.K. Huysmans publia son roman A reboursy dont le héros, Jean des Esseintes, épris de littératures vraiment belles, et que« subjugeait de même qu'un sortilège » VHérodiade de Stéphane Mallarmé, a en aimait ces yers :
. . . O miroir I
Eau froide par Tennui dans ton cadre gelée Que de fois et pendant des heures, désolée Des songes et cherchant mes souvenirs qui sont Comme des feuilles sous ta glace au trou profond, Je m'apparus en toi comme une ombre lointaine. Mais, horreur l des soirs, dans ta sévère fontaine. J'ai de mon rêve épars connu la nudité I
a comme il aimait les œuvres de ce poète qui, dans un siècle « de suffrage universel et dans un temps de lucre, vivait à « récart des lettres, abrité de la sottise environnante par son m dédain, se .complaisant, loin du monde, aux surprises de « rintellect, aux visions de sa cervelle, raffinant sur des pence sées déjà spécieuses, les greffant de finesses byzantines, c les perpétuant en des déductions légèrement indiquées que (c reliait à peine un imperceptible fil. » {A Rebours, p. 260)
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Et il semble bien que ce livre surtout^ à beaucoup des jeunes écrivains d'alors comme au public, révéla Stéphane Mallarmé et son œuvre et décida [de la gloire du poète. Les meilleurs d'entre eux l'acclamèrent leur Maître (et il le fut plus encore qu'on l'a dit, plus encore qu'on peut le croire), et pour leurs revues lui demandèrent des pages. En hommage probablement à son admirateur, Stéphane Mallarnr«é écrivit le poème Prose pour des Esseintesy si musical, si voilé et incertain, et qui parut dans La Revue Indépendante. D'autres poèmes suivirent, en diverses revues; et ce furent les sonnets parfait» et uniques : Quelle soie aux baumes de temps, Le vierge, h vivace et le bel aujourd'hui. , ., Hommage à Richard Wagner, AT introduire dans ton histoire..., Toujours plus souriant au désastre plus beau..., etc., etc., et quelques nouveaux poèmes en prose. Et commencèrent alors les célèbres et inoubliables mardis de la rue de Rome. «... Ceux-là seuls qui vinrent assidûment visiter sa retraite savent quel lucide, quel inquiétant esthète fut Stéphane Mallarmé. Pour connaître les ressources de cet esprit d'une netteté inoubliable, il faut avoir entendu sa parole pendant des années. Le souvenir des soirées de la rue de Rome restera toujours dans la mémoire de ceux que Stéphane Mallarmé admit auprès de lui, dans ce salon discrètement éclairé, auquel des coins de pénombre donnaient un aspect de temple ou plutôt d'oratoire... A ces auditeurs fidèles, Mallarmé se révélait d'une séduction infinie, soit qu'il se plût à dire une anecdote,... soit qu'il s'oubliât à rappeler des amis chers et dis^ parus, soit qu'il exposât de séduisantes et hautaines doctri ■ nés sur la poésie et sur l'art, sur le poème en prose et sur la chronique, sur la musique et sur le théâtre... Plus tard, ceux qui auront connu Stéphane Mallarmé dans leur prime jeunesse, ceux qui l'auront aimé comme un des plus purs, des plus désintéressés parmi les poètes, ceux qui l'auront entendu et qui auront chéri sa parole, raconteront sa vie comme le bon Xénophon raconta celle de Socrate . Fidèles, scrupu-
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leux, ils commenteront vers par Jvers ses sonnets, et cela dans le but unique de révéler aui^ jeunes hommes de ce temps futur quel noble^ profond et merveilleux artiste fut Stéphane Mallarmé. » (B, Lazare : Figures contemporaines.) Ces auditeurs fidèles, ces disciples même, car l'expression « être en première^ en deuxième, en troisième, etc., de Mallarmé », parmi eux alors était courante, furent d'abord, sans que nous prétendions ici donner tous les noms : MM. Edouard Dujardin, Théodore Duret, Félix Fénéon, René Ghil, Gustave Kahn, Jules Laforgue, Albert Mockel, Charles Morice, Henri de Régnier, Laurent Tailhade, Francis Vielé-Griffin, Charles Vignier, Téodor de Wyzewa, etc., etc. «... La causerie naissait vite. Sans pose, avec des silences, elle allait d'ellemême aux régions élevées que visite la méditation. Un geste léger commentait ou venait souligner; on suivait le beau regard, doux comme celui d'un frère ainé,!finement sourieur mais profond^ et où il y avait parfois une mystérieuse solennité. Nous passions là des heures inoubliables, les meilleures sans doute que nous connaîtrons jamais; nous y assistions, parmi toutes les grâces et toutes les séductions de la parole, à ce culte désintéressé des idées qui est la joie religieuse de l'esprit. Et celui qui nous accueillait ainsi était le ttpb ABSOLU DU POÈTE, le cœur qui sait aimer, le front qui sait comprendre, — inférieur à nulle chose et n'en dédaignant aucune, car il discernait en chacune un secret enseignement ou une image de la Beauté... » (Alb. Mockel : Stéphane Mal-larme. Un Héros.) Puis d'aucuns quittèrent; et à ceux quj restèrent, vinrent s'ajouter MM. Paul Claudel, André Fontainas, André Gide, A.-Ferdinand Herold, Pierre Louys, Camille Mauclair, Stuart Merrill, Jean de Mitty, John Payne, Adolphe Retté, Marcel Schwob, Paul Valéry, Whibley, etc. Tout cela dura jusque vers 1895, un peu plus, peut-être... Stéphane Mallarmé, d'ailleurs, avait mérité sa retraite comme professeur, et dans sa petite maison de Valvins, au bord de la Seine, près de Fontainebleau, et de laquelle il avait fait
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POLTES D AUJOURD UUI
« le lieu préféré de sa solitude et de sa rêverie », il séjournait plus assidûment, et plas souvent, sur la rivière, s'apercevait a le vol blanc de sa voile ». En iSqS, « afin d'obvier à des déprédations et souhaitant se mettre en rapport avec le lettré amateur de publications courantes », il avait publié Vers et prose « florilège ou très modeste anthologie de ses écrits ». Peu après, il avait commencé d'écrire dans La Revue Blanche et sous le litre : Variations sur an sujet, des études qu'en 1897, avec tous ses écrits en prose, il réunit en un volume : Divagations, Il avait aussi donné à la revue Cos^ mopolis (no de mai 1897) « Fhermétique et fascinant poème en prose : Un coup de dés Jamais n'abolira le hasard. Et presque retiré en sa maison de Valvins, il y achevait son poème Hérodiade, dont le début est classique, quand, le neuf septembre 1898, après trois jours à peine d'une légère maladie du larynx, et tandis qu'au médecin il se plaignait d'étouffements nerveux, dans un spasme soudain il mourut. Il serait difficile et bien long de noter tous les témoignages de la douleur que causa la mort de Stéphane Mallarmé. <c Cet homme qui vient de mourir — écrivirent alors, pleins d'émotion, les frères Margueritte — et que les jeunes gens avaient appelé durant sa vie le prince des poètes, était vraiment un prince. Il l'était de par sa nature élégante et hautaine^ qui donnait tant de grâce fîère au moindre de ses gestes, tant de finesse à son sourire, tant d'autorité à son beau regard lumineux. Il l'était de par cette maîtrise de soi, empreinte à chaque ligne de son œuvre comme à chaque ride de son fronts de par cette aristocratie absolue qui le faisait vivre à l'écart, et qui, à peine surgissait-il en quelque réunion, le désignait, le consacrait. Il l'était de par tout son être exquis et rare. » (Echo de Paris, 17 septembre 1898.) Il serait également long et difficile de donner ici des citations de tous les ouvrages ou études publiés sur l'œuvre de Stéphane Mallarmé. Si courte qu'elle soit, notre bibliographie, d'ailleurs, en indique suffisamment où se reporter, si quelque goût y incite. Nous
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reproduirons seulement d'une élude de M. Remy de Gourmont, les passades suivants : « Il y a au Louvre, dans une collection ridicule, par hasard une merveille, une Andromède, ivoire de Cellini. C'est une femme effarée, toute sa chair troublée par TefiFroi d'être liée : où fuir? et c'est la poésie de Stéphane Mallarmé. Emblème qui convient encore, puisque, comme le ciseleur, le poète n'acheva que des coupes, des vases, des coffrets, des statuettes. Il n'est pas colossal, il est parfait. Sa poésie ne représente pas un large trésor humain étalé devant la foule surprise ; elle n'exprime pas des idées communes et fortes, et qui galvanisent facilement l'attention populaire engourdie par le travail ; elle est personnelle, repliée comme ces fleurs qui craignent le soleil ; elle n'a de parfum que le soir; elle n'ouvre sa pensée qu'à l'intimité d'une pensée cordiale et sûre. Sa pudeur trop farouche se couvrit de trop de voiles, c'est vrai ; mais il y a bien de la délicatesse dans ce souci de fuir les yeux et les mains de la popularité. Fuir, où fuir? Mallarmé se réfugia dans l'obscurité comme dans un cloître; il mit le mur d'une cellule entre lui et Tentendement d'autrui ; il voulut vivre seul avec son orgueil . Mais c'est là le Mallarmé des dernières années, lorsque froissé, mais non pas découragé, il se sentit atteint de ce dégoût des phrases vaines qui jadis avait aussi touché Jean Racine; lorsqu'il se créa, pour son usage propre, une nouvelle syntaxe, lorsqu'il usa des mots selon des rapports nouveaux et secrets. Stéphane Mallarmé a relativement beaucoup écrite et la plus grande partie de son œuvre n'est entachée d'aucune obscurité; mais dans la suite et la fin, à partir de la Prose pour des EsseinteSy s'il y a des phrases douteuses ou des vers irritants, un esprit inattentif et vulgaire redoute seul d'entreprendre une conquête délicieuse. Il y a trop peu d'écrivains obscurs en français; ainsi nous nous habituons lâchement à n'aimer que des écritures aisées, et bientôt primaires. Pourtant, il est rare que les livres aveuglément clairs vaillent la peine d'être relus.,. La littérature qui plaît aussitôt
i l'aniversalîté des hommes est nécessairement nulle... L'oeih ' rre de Mallarmé est le plus merveilleux prétexte à réTeries {ui ait encore été offert aux hommes fatigués de tant d'affir- '. nations lourdes et inutiles : une poésie pleine de doutes, de :. luances changeantes et de parfums ambigus, c'est peut-être a seule où nous puissions désormais nous plaire; et si le mot iécadence résumait vraiment tous ces charmes d'automne el ie crépuscule, on pourrait l'accueillir et en faire même onfl les clefs de la viole : mais il est mort, le maître est mort, la pénultième est morte. » {Stéphane Mallarmé et l'idée de iécadence, par R. de Gourmont}.£t nous rappellerons le titre iu livre de M. Albert Mockel : Stéphane Mallarmé : Un Uéros,
Stéphane Mallarmé a collaboré à : L'Artiste^ 1862, — Lt Parnasse satirique, 1864, — La Saison de Vichy ^ i8d5, — Le Parnasse contemporain, 1866, — La Re ae des lettres et ' les arts, i8d8, — Le second Parnasse contemporain, 1869,-^ le National, 187 1 et 1872, — La Renaissance, 1872 et 1874,
— Le Tombeau de Théophile Gautier, Paris, Lemerre, 187$^ La Reoae du Monde nouveau, 1874, — La République des dires, 1876, — Poé Mémorial, 1877, — La Revue critique, [884, — La Revue Indépendante, Up série» i885,et me série [887, — La Revue Wagnérienne, i885, —VArt et la Mode, . 885 et 1887, — La Décadence, 1886, — Le Décadent, 1886,
- Le Scapin, 1886, — La Wallonie, 1886, — La Vogue, re série, 1886, — Gazetta Letteraria, 1886, — The Whirlu}xiwd, 1890, — La Revue d'aujourd'hui, 1890, — Mercure de France, 1890, 1891 et 1898, — The National Observer, 1892 1 1893, — Entretiens politiques et littéraires, 1892, — Le ^igaro, 1894, — The Chap Book, 1896, — La Revue Blaïf hCy 1896. — Cosmopolis, 1897. — P. L.
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— Vathek, de Beckfordavec avant-dire et préface, Paris, Labitte, 1876. — Lès Mots anglais^ petite philologie à Tusage des classes et du monde, Paris, Truchy, 1878. — Les Dieux antiques, nouvelle mythologie, illust. d'après H. Gox et les travaux de la science moderne, à Tusage des lycées, pensionnats, écoles et des gens du monde, ouvrage orné de 260 vignettes, Paris, Rothschild, 1880.— Poésies com/?/é/es,' photogravées sur le manuscrit avec ex-libris de F. Rops, Paris, Ed. de la Revue Indépendante, 1887. — L* Aprèsmidi d'un Faune f Paris, Ed. de La Revue Indépendante, 1887. — L'Après-midi d'un Faune, églogue, Paris, Vanier, 1887. "^^^ Ten o'clock de M, Whistler, Paris, Ed. de la Revue Indépendante, 1888.
— Poèmes d'Edgar Poe, avec fleuron et portrait par Manet, Paris, Vanier, 1888. — Pages, prose, avec frontispice de Renoir, Bruxelles, Deman, 1890 et 189 1. — Les Miens : Villiers de l'Isle-Adam, prose, avec portrait par Desboutin, Bruxelles, Lacomblez, 1892. — Vers et prose, florilège, avec portrait par James Mac. Neill Whistler, Paris, Perrin, 1898. — Vathek, de Beckford, avec avantdire et préface, Paris, Perrin, 1898. — La Musique et les Lettres, prose,Paris, Perrin, 1896. — Préface au Catalogue de l'Exposition de Berthe Morisot ( M»» Eugène Manet), Paris, Durand-Ruel, 1896. j— Divagations, prose, Paris, Fasquelle, 1897. — Un coup de dés jamais n'abolira le hasard j poème en prose, Paris, Cosmopolis, n« de mai 1897. — Avant-dire à Raisins bleus, poésies par Léopold Dauphin, Paris, Vanier, 1897. — Poésies complètes, avec frontispice de Rops, Bruxelles, Deman, 1899.
Sous PRESSE. — Les Poésies de Stéphane Mallarmé, édition complète ne varietur, contenant plusieurs poèmes inédits et les variantes : cent exemplaires à 100 francs, par souscription à Paris^ chez l'éditeur Eugène Fasquelle.
Traductions. — Le poème en prose: Phénomène futur, Si été tradui en anglais par M. Georges Moore, The Savoy, n* 3, juillet 1896.— Le poème: Hérodiade a été traduit en vers anglais par M. Arthurt Symons, The Savoy, n» 8, décembre 1896. — Et d'autres poèmes ont été traduits par MM. Stuart Merrill, George Moore, . Vittorio Pica, etc..
(Une poésie de Stéphane Mallarmé : Apparition, a été mise en musique par MM. Bailly et André Rossignol).
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iCC POÈTES d'aujourd'hui
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Iconographie:
Luque: Portrait-charge dans les Hommes d'aujourd'hui, n* 296, Paris, Vanier. — Edouard Manet : Portrait, peinture, 1876 (reproduit dans Les Poètes Maudits de Paul Verlaine, Paris, Vanier, 1884. — Renoir: Portrait, peinture (appartient à M"« Mallarmé). — Paul Gauguin :/*or/raj7, 1891 (appartient à M"« Mallarmé). — E. Munch : Portrait, 1892.— James Me. Neill Whistlcr : Portrait, lithographie, 1893 (dans Vers et Prose, florilège), Paris, Perrin,i893. — F. -A. Gazais : Croquis, 1898 (appartiennent à l'auteur) — F. Vallotton : Masque (dans Le Livre des Masques), de R, de Gourmont, Paris, Soc. du Mercure 1896.