‹ Poètes du siècle de Louis XIVChapitre 92 sur 93 · PROSE DU DIX-SEPTIÈME SIÈGI.E · texte numérisé non relu

PROSE DU DIX-SEPTIÈME SIÈGI.E

rautorité en matière de littérature et notamment de littérature dramatique.

Cette autorité, c'était l'exemple, plus ou moins bien observé, plus ou moins bien appliqué, des classiques de l'antiquité. Cet exemple avait fini par faire loi ; si bien qu'il semble que la protestation de Charles Perrault, dans ses Parallèles^ ait été purement individuelle. Nous avons déjà mentionné cet écrit, et la polémique à laquelle il donna lieu entre Perrault et Fauteur de VArt poétique; polémique que renouvelèrent plus tard, Lamotte d'une part et Madame Dacier de l'autre; polémique qui, beaucoup plus tard, a changeant et d'état et de nom, » s'est appelée la querelle des classiques et des romantiques. Mais la Clorinde de cette nouvelle bataille ne combattait pas pour les anciens.

La grammaire, qui s'était élevée si haut dans le livre de Port-Royal, n*est presque plus, dans Vaugelas et dans Thomas Corneille son commentateur, que la connaissance du bel usage. L'usage dicta ses lois, avec plus d'autorité encore, dans le Dictionnaire de V Académie j dont la première édition parut en 1694. Malgré tout ce que ce grand ouvrage laissait à désirer, son origine fit sa fortune ; il fit plus que d'enregistrer l'usage; à bien des égards, il le régla. La grammaire française eut des obligations réelles aux travaux de Tabbé de Dangeau et de Régnier Desmarets; mais encore ici l'autorité des anciens retint pendant longtemps cette science dans les langes. Port- Royal, qui, sur des sujets divers^ opposa la raison à

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l'autorité, ae put apprendre aux grammairiens du temps à ne pas modeler la grammaire d'une langue analytique sur celle des langues synthétiques de l'antiquité.

Bien d'autres écrivains pourraient être nommés encore ; ainsi le docte Ménage, Huet, évèque d'Avranches, Furetière, Barbier d'Aucour, Richelet, auteur du DicUonnaire des rimes^ Sarasin^ Charleval, Saint-Évremond (1), plus considérable, et à qui peut convenir le nom de polygraphe, ainsi qu'à plusieurs de ces derniers, parce que ces auteurs se sont essayés à toutes sortes de sujets. Mais nous ne saurions entrer dans tout ce détail. Un écrivain nous réclame et c'est le plus grand du dix-septième siècle : Bossuet*

(1) Voir sur SainU>Évretnond les Moralistes français, par A. Vi>'ET. Paris» i859 éhez les éditeurs, rue de RiVoli) 1T4« {Éditeurs^)

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