PREFACE
L'Église grecque a eu deux poésies : la première est la seule connue. Des critiques bienveillants ont réservé à Synésius, à S. Grégoire de Nazianze, à quelques autres, une petite place, bien humble, dans l'histoire littéraire. Ces poètes étaient des Alexandrins, des imitateurs de la poésie antique : on leur faisait grâce, par honneur pour leurs maitres, par considération pour leurs rythmes. Mais au sixième siècle^ le christianisme ayant achevé la conquête du monde, une nouvelle littérature s'éleva. La décadence de la langue, la disparition des grands docteurs de l'époque précédente, la brusque clôture de l'école d'Athènes, la transformation de l'empire Romain en empire de Byzance, une foule de causes historiques, philologiques et religieuses ont jeté le
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