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AUX PIGEONS MESSAGERS

iers messagers, lancez-vous dans l'espace, i-haut, plus haut encor! Soyez prudents! je ni le plomb ni le faucon rapace ï votre vol n'arrêtent les élani!

>us qui dans Farche apportiez l'espérance, ipportez-nous promesse de secours, irtez, pigeons, et dites à la France ; iris attend, Paris attend toujours !

ives, Teutons, un ramassis immonde reint la ville au passé glorieux.

ici jadis, pour éclairer le monde, . liberté prit son vol dans les deux,* ici jadis l'hymne de délivrance nna plus haut que clairons et tambours, rtez, pigeons, et dites à la France :

ris attend, Paris attend toujours.

>us pleuvant, morsures de la bise, les enfants par la faim emportés, la lenteur du chef qui temporise,

Rien n'a mordu sur nos cœurs indomptés. Mort à celui qu'atteint la défaillance I Ni les Français ni Dieu ne seront sourds. Mais hâtez-vous, et dites à la France : Paris attend, Paris attend toujours.

Ah ! que de fois, sentinelle perdue, Lorsque tombaient le silence et la nuit, D'un long regard j'ai sondé l'étendue, L'oreille avide, aspirant chaque bruit... C'est le canon français, Chanzy s'avance... Non. C'est le leur; et la faim suit son cours. Partez, pigeons, et dites à la France : Paris n'a plus de pain que pour trois jours.

Tout est fini. Payons votre besogne, Chers messagers d'un grand peuple aux abois, On va fonder en plein bois de Boulogne Tir aux pigeons avec armes de choix.

De nos sportmen la belliqueuse Engeance

A vos dépens gagnera des paris

Partez, Digeons, et dites à la France : Provinciaux, venez ! Paris est pris.

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