‹ Poètes modernes de l'AngleterreChapitre 2 sur 17 · A EMILE HENNEQUIN · texte numérisé non relu

A EMILE HENNEQUIN

Mon cher Ami,

Eîi soiivetiir de nos conversatioiis sur les lettres anglaises, permettez-moi de vous dédier ces Etudes, où f analyse tœuvre de quelques-uns des grands poètes anglais de ce siècle.

Quatre d'entre eux m'ont particulièrement arrêté, quatre spécimens très marqués de la race anglo-saxonne : Landor, Shelley, Elisabeth Browning et M, Swinburne, Prodigieux

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lyriques, ils m intéressaient encore par f ardeur de leur Idéalisme, Je ne puis songer à faire ressortir d'un mot la nuance qui différencie le Rihe de chacun deux : tout au plus me risquerai'je à vous dire que Landor se révèle aristocrate hautain, épris d* héroïsme militaire et d'action, qu Elisabeth Browning est platonicicrme et chrétienne^ Shelley pan^ théiste et révolutionnaire, M. Swinburne panthéiste et révolutionnaire aussi, mais avec moins de grandeur d intellect et des échappées de sensualisme outré. Au reste. Je voifs le répète, ces termes ne renferment qu'une parcelle de formule assez vague, et je laisse au détail de 7?wn analyse le soin de les élucider et de les élargir.

Avec ces quatre grands poètes, restés tout pétris des forces élémentaires de leur race^ deux autres font contraste : Keats et Rosse tti, L œuvre de ceux-ci dévie de la ligne anglosaxonne. Avec Keats, im coin de paysage grec s encadre dans la littérature anglaise, où

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