‹ Poètes normands;Chapitre 63 sur 63 · XIV. OEuvres (ses). Furne, Paris, 6 vol. in · texte numérisé non relu

XIV. OEuvres (ses). Furne, Paris, 6 vol. in

XV. OEuvres (ses). Didier, Paris, 8 vol. in-8. 184G. Les deux derniers volumes renferment les œuvres posthumes de l'auteur, et complètent aussi l'édition précède ne.

Paris. — Typ. Lacrampe cl comp., rue Dainicllo, 2,

/ ff Sur-Ji/te du-

PAUL BELASAIJ.E

Ne à la Haye du l^iy (MancKe) en 1793, Mort à Auleuil en 10(1.5.

£f^tem/t- tmp

PAUL DELASALLE.

llégésippe Moreaii, Élisa Mevcœiir, Georges de (uiériii , lierlaiil , l)ieii d'autres jeunes poêles que noire époque a vus naître et mourir, hélas! en naissant, ont tous succoin])é, parce qu'ils cédaient aux Ironipeuses séductions de la muse, parce qu'ils avaient entrevu dans leur confiante and)ilion la gloire, la fortune et les avantages qu'elles ajnènent. Tristes existences qui n'avaient pas su comprendre la société telle qu'elle est, et qui ont péri en l'accusant et en la maudissant comme une marâtre qui leur aurait dérobé leur large part d'ui>. légitime héritage.

La vie de Paul Delasalle, dont nous retracerons ici les phases, a été aussi courte que celle de ces victimes du talent joint à l'amour propre exagéré, mortes comme le Narcisse de la fahle pour s'être lro[) aimées. Mais, poëte comme elles, plus que beaucoup d'entre elles, il ne céda pas à l'en Iraînement qui les a perdues et (pi'il eût pu aussi appeler sou génie. De hoime heure il senlil (pi'il avail iiik; phice à con- ([uérir dans le monde, mais (pie le travail et la volonté lernie la lui feraient seuls obtenir. 11 ne crut pas (jue l'inspiration suffisait pour aspirer immédiatement aux plus hautes positions; il se dit que les luttes incessantes contre le besoin ne pourraient qu'atrophier tout ce qu'il apercevait en germe dans sa tête, et il se luil bravement à la poursuite de l'aisance, souvent meilleure quo la richesse proprement dite, cette divinité des temps modernes sanslaquelle on ne peut presque rien. Une profession libérale s'oIlVail à lui : son père el son frère aîné avaient été receveurs de l'enregistrement, il avait donc l'habidule el des dossiers et du droit; il travailla courageusement, et, au bout d'im pénible noviciat, il put acheter une charge d'avocat-avoué dans une loule petile ville de province, à Mamers. Ven lui inipnrlail l'eudmil où

2 LES i\ OU M A M) S (LLl'STHKS.

il s'élublissail, il lui lallait acijiu'rir vile vA lioiiorahlerrienl une vie facile. Ce n'était pas une profession qu'il embrassait, cet état ne devait être qu'une transition. 11 désirait avoir assez, non pour la considération que donne la fortune, mais pour l'indépendance qui l'accompagne. 11 ne voulait pas qu'on lui reprochât ses goûts et qu'uu jour quelque Heckford vint, comme il arriva à Challerlon, insulter par une hautaine compassion à sa laborieuse oisiveté.

Une circonstance iiiqirévue l'avait encouragé dans sa détermination et le soutint dans les efforts qu'il lit pour accomplir jusqu'au bout son dessein : né à la IIaie-du-I*uy (le 2 juin Uili , il avait été l>lacé à l'institution Sainle-lJarbe à Paris, et allait, après de nombreux succès obtenus aux concours généraux, sortir de ce collège où il avait fait toutes ses éludes, lorsqu'arriva la révolution de 1850. On sait quels développements prirent les idées à ce moment solennel : toutes les jeunes tôles s'échauffèrent, se lancèrent avec une ardeur incroyable vers les innovations. L'école saint-simonienne surtout ouvrait à riulelligence une carrière vaste et nouvelle. Paul Delasalle ne résista pas à son iniluence: il écoula avidement les honuues de science et de talent qui la dirigeaient, et lorsqu'ils se virent contraints de se séparer, leurs principes restèrent profondément gravés dans son cœur. Ils avaient proclamé qu'aucun travail ne devait rebuter l'Iionnue de bonne volonté, el il se soumellail à celle loi nécessaire sans plainte el sans murmure.

Heureusement, l'imagination mobile de Paul Delasalle ne lui permit pas toujours de n'envisager (pie le but (|u'il s'était proposé ; il (Mil volontiers adopté, il le dit de lui-même, en prenant le pseiulonyjue de Pierre Griugoire el à j»r(qtos de ce (ju'il n\)[)e\\(; philosophie posilhe. la devise : raison partout , rien que raison. 11 voyait oi'i il lui fallait atteindre; « mais il se détournait toujours un peu pour prendre le plus <• long, parce qu'en marchant droit il n'aurait parcouru qu'une roule " ennuyeuse et nue, landis qu'il trouvait son modeste chemin de Ira- » verse jonché de fleurs et de verdure, ombragé d'un gracieux d('»me » de feuillage. Et, il faut le dire, ce sentier avait tant de fraicheur et » de calme ; il donnait à ceux qui s'y engageaient tant de légèreté, " d'élan et de confiance en eux-mêmes, que la distance s'etra(]ail el « que la poésie, alerte el court vêtue, ai'rivait souvent bien avant lu

PAUL DELASALLR. 5

' grave pliilosophie. Iraînanl lenlement après elle sa longue robe de « (locleiir ' . »

C'est à ces distractions fréquentes que nous devons les trois recueils «le vers intitulés Pierre Gringoire, Fleurs de pommier et liéces du printemps, ainsi qu'une foule de poésies qui, à cause de leur caractère d'individualité, sont et resteront sans doute manuscrites. Paul Delasalle n'essaya jamais, comme la plupart des débutants, quelque grand travail; il semble qu'il sentait que sa vie serait courte, et il eflleurail tous les sujets. Il a fait, toujours sous le même pseudonyme, son pro. pre portrait et celui de son talent :

« Gringoire avait en lui assez de vigueur de pensée et de mordante " ironie pour se faire poëte politique. Mais les écrivains de cette sorte « lui semblèi'ent tous partagés eu deux groupes hostiles, dont l'un « était occupé à entasser la boue que l'autre balayait aussitôt; et il se « proposa d'attendre paisiblement que la boue et ceux qui se la dispu- « talent eussent disparu. L'art catholique aussi le tenta : il fut sur le " point de suspendre sa harpe aux voûtes du temple comme les bardes '< d'Homère suspendaient leurs lyres aux colonnes de marbre des pa- « lais, et d'aller, après la pieuse Magdeleine, répandre sur les pieds « de Jésus ses doux parfinus de poésie. Mais, en approchant du sanc- « tuaire, il crut voir le Christ prêt à tomber de nouveau sous le poids ■< écrasant de sa croix ; en sorte qu'il pensa que l'aide du Cyrénéen « allait encore devenir urgente, et qu'un principe étranger devait en '< toute hâte s'allier au principe chrétien, pour lui rendre la force « avec la vie. Enlîn, la fantaisie mobile et capricieuse avait beaucoiij) " d'attrait à ses yeux, et il sentait comme uu autre le plaisir de volti- « ger des fleurs aux femmes, et des larmes aux sourires ; mais il vou- « lait avant tout chercher une voie et poursuivre un but, et il s'aban- « donna à cette poursuite passionnée.

« Les vers de Gringoire portent à la fois l'empreinte de tout le dé- « sordre qui régnait malgré lui dans son imagination, et de toute la « fixité qu'il aurait voulu lui imposer malgré elle. On sent qu'il y a là « une ligne invisible autour de laquelle il gravite sans cesse, sur '< laquelle il marche fièrement lorsqu'il la rencontre, taudis que s'il

1 Pierre Gringnire, préface.

« sVii »;carU.', sa coiirso devieril aiissilùl agitr-f, iiujiiièlc. lonrliillon- « nanlc. »

Los premiors ccrils de Paul Dclasalle se nissenlent un peu des Icii danccs de son extrême jeunesse. Mais, à rexceplion de (|npl(|iies articules en prose insérés dans la Revue du Calvados, dont il lui le principal fondaleni", el sauf une pièce de vers Ibrl remanpinlde malgré son exceniricilé, inlilulée Paiœ, ils n'onl jamais été publiés. Les autres, à pai'tir de lilôa el liJÔG, époqiuî où parut Pierre Grinf;oire, sniil empreints d'une douce et sérieuse pliilosopliic, toujours morale el pleine d'amour, plus croyante que sceptique, dont il ne se dépari il jamais. Marchant sur la trace de Béranger, il aborda sans bésitcr la poésie sociale, et repoussa de tonte sa force ces élégies plainliv(?s et découragées « dont tant de naïves mélancolies ont fait si longtemps « leur pâture, mais qui pâlissent singulièrement aujoiu-d'hui en face « de la grave et laborieuse bumanilé. > Loin, bien loin, dit-il. dans une de ses pièces ' :

Loin, bien loin la ladc lèverie Dont, se nourrit votre âme, et ijui pèse nccrnupir

Sur \otre front toujours cliagrin; Loin, loin celte douleur coquette et parfumée (^ui singe, en grimaçant, la douleur affamée

Du pauvre mendiant son painl

Quand vous aurez sondé le chancre qui le ronge ; Ce peuple, roi mineur, couronné de mensonge, Qu'on exploite et qu'on tue, et qu'on exploite encor ; t^)u'on pare de rubans, de croix, de faveurs vaines, (.'nmme on parait- jadis les victimes tiuniaines Qui tombaient sous les barbes d'oi' !

Allez, quand, descendus de vos brouillards factices.

De vos nuages de clinquant, Vous aurez jusqu'au bout fouillé ces immondices, (lelte réalité de misère et de sang,

Vous viendrez à rougir do perdre votre vie

A de molles langueurs, sans but comme sans nom ;

A ce spleen maniéré, cette mélancolie,

t I.' Isnlrminl .

PAUL DELASALLE. 5

Ce romantisme eunuque, impuissante élégie, Fainéantise de bon ton.

Rt vous mettrez la main à l'œuvre sainte et belle ; Et vous serez joyeux comme le laboureur Qui, fier d'avoir dompté la nature rebelle, N'oit enfin reverdir, à la saison nouvelle. Le champ mouillé de sa sueur.

Si le poëto veut continuer, en effet, à tenir nn sceptre que la vie positive peut à toute heure lui enlever, il doit se résoudre à ne plus s'adresser, ainsi qu'il a toujours l'ait, à un peiit cercle d'individus choisis ; il faut qu'il ne néglige plus personne : (pi'il parle aux rois de sagesse et de gloire, de victoire aux soldais, d'anioiu' aux femmes: il faut qu'il s'adresse au peuple qui souffre, et demande pour lui du travail et du pain.

Delasalle, joignant l'exemple à ses préceptes, s'inspira des queslions sociales qui agitent à présent notre époque. Il reproche d'ahord aux jeunes gens leurs mélancolies sans hut (jui les mènent au suicide ; il regrette de voir la guerre consacrée comme une chose sainle, quand elle ne devrait pas même être regardée comme une fatale nécessité; il jette aux puissants de durs avertissements : pourtant il ne le fait pas avec amertume ; il déplore des fléaux, il dénonce des vices, mais il ne se sert point du fouet de Némésis. Il veut davantage, il veut qu'avant mêmeile détruire le mal, on organise le hien. Comme morceaux de ce genre, nous signalerons celui qui a pour titre la Mer, un autre commençant par ces mots : Vous êtes déjà vieux... et plusieurs sonnets.

Puis, s'étendant sur les promesses de Vavenir, qu'il montre ouvert devant nous, il étahlit un système entier, poétiquement développé, et sur lequel il semhle avoir voulu faire spécialement reposer toutes les fictions d'une imagination forte et active. Ses autres pièces capitales, surtout la Marée monle, viennent à l'appui de cette pensée-mère en y apportant de nouveaux développements. Une autre inspiration, intitulée Misère, conçue aussi d'après les mêmes principes, est de plus empreinte d'une pitié douce et éclairée pour les malheurs inévitahles qui pèsent incessamment sur le pauvre, d'une pitié qui ne sera point stérile et qui apportera avec elle au moins une consolation.

(Te?;! au surplus une conséquence d(!s doctrines émises par notre

aulfiur (le verser sur la blessure dont il vient de rendre la doiilfMii- plus aiguë en la Uiucliant du doigl, \\\\ baume consolateur, un remède vivifiant qui ai(l(; à la siij»porter avec lermelé. L'espéranc(! et l'amour sont les deux grands moteurs qu'il met en action, et ce sonl eux qui exercent le plus d'influ(;nce sur sa poésie; on en pourra juger par ces vers que nous citerons, non pas parce qu'ils sont les plus beaux qu'il ail l'ails, mais parce qu'ils le résument le mieux. Ils Icrmiueul un morceau assez long inlitub'- Doute et mperatilinu.

Superstition I Doute! 0 ténébreux génies!

Respectez les tombeaux et les gloires finies;

Cessez de vous choisir dans nos membres saignanl."--

Deux douloureuses parts que déchirent vos dents.

(Qu'aux hommes de repos l'un conserve leurs joies;

Que l'autre dans le peuple aspire à moins de proies.

l^aissez faire tous deux l'ange de l'avenir,

Et laissez venir Dieu, puisque Dieu veut venir.

Il serait bien surpris, lorsqu'au pied du Cahaire,

Au lieu d'un bon disciple et d'une tendre mère,

Il verrait accroupis, écumants, effarés,

Deux monstres inconmis, infectant les degré.'i,

Et que .son fils dirait, en se voilant la face :

« Ces hommes sont, mon père, une coupable race!

.l'ai cha.ssé leurs démons de mon souffle pui-ssant;

.l'ai fécondé leur .sol de ma sueur de sang;

.l'ai fait lomber les fers de l'esclave et des femmes;

.l'ai porté sur mes reins leurs croix les plus infâmes,

Et ces êtres ingrats, que j'avais tant aimés,

Me prodiguent encor leurs traits envenimés ;

l"]t leurs cris, quand ma loi s'affaiblit et succombe,

Su-^citent deux serpents pour insulter ma tombe. »

Certe, il serait honteux de demeurer ainsi :

Mais on croirait qu'au loin l'horizon s'éclaircit.

Espérons : le poison que distille le doute

En est bientôt peut-être à sa dernière goutte :

Le f:inatisme râle et semble agonisant :

Ils mourront tous les deux. Un baume bienfaisant

(iuérira sans douleur ces morsures profondes,

Ft la vérité pure éclairera les mondes.

PAUL DELASALLE. 7

Totileluis. (.'t inalgré ses protestations contre la poésie iiilinie, Paul Delasalle, en faisant dans Pierre Gringoire beaucoup de socialisme, en se réchaufTant au grand foyer régénérateur du cliristianisine et même en adoptant quelques-unes des idées du saint-siluonisme, avait cru ne pas devoir délaisser entièrement la poésie intime, et surtout pouvoir sacrilier quelquefois à la fantaisie. Les deux recueils Fleurs de pommier et Uéves du printemps, qu'il donna eu 18')1) et 1847), tout en conservant de tenqjs à autre quelques reflets de ses préoccupations habituelles, contiennent un bien plus grand nombre de pièces venues du cœur, arrachées pour ainsi dire l'une après Tautre à des sentiments profonds et délicats; le dernieivolume en particulier renferme une foule de morceaux que nous voudrions pouvoir citer. Nous regrettons surtout de ne pouvoir qu'indi- (|uer une pièce inspirée par la chanson de Mignon du Wiiliem Meisler de Goethe, dans laquelle l'imitateur s'est élevé à la hauteur même du poète sublime dont il s'est fait l'interprète.

Ce qui dislingue et caractérise essentiellement le talent poéli<|ue de Paul Delasalle, c'est sa réserve et sa gravité. On chercherait en vain dans ses vers une image basse ou une expression triviale ; on y rencontre au contraire, à chaque pas, une droiture de conscience el une modestie qui intéressent et attachent. Partout on y remarque une tendance noble el généreuse qui porte l'écrivain à s'oublier devant les autres, à revenir aux malheureux et au Peuple, poiu' appliquer à chacune de leurs douleurs les douces et louchantes paroles de Lamennais : « Espérez et aimez; l'espérance adoui'il tout et l'amour rend ■ loules choses possibles. »

Paul Delasalle a autant écrit en prose qu'en vers. Il dduna, en 18i:î, un petit volume de nouvelles, les Contes tristes ; ces contes lui firent honneur. On y reconnut non-seulement l'homme de style, d'esprit el de cœur, mais aussi le penseiu" profond. On a encore de lui quelques nnh'cs contes , empreints d'une philosophie piquante et railleuse, puis de nombreuses brochures bibliographiques, et une foule d'autres publications, résultat de ses courses artistiques dans le Loiret, le Calvados, l'Orne et la Sarthe. En 1844 et 1845, comme extraits d'un grand travail sur l'insurrection du (Calvados, il venait de livrer à la publicité

« LKS NOUMANDS ILLISTIIKS.

(U's duciniienls inédits sur le fédéralisme en Sorniandie cl un livre siii' CharloUe Cordai, bien supérioiir A loiil ce quia paru jtis(|ii'à ce jour sur la célèl)re républicaine, et qui, au dire de M. Miclielel, critique; si conipélenlen pareille matière, doiniait de brillantes promesses pour l'avenir.

Cet avenir ne devait, hélas 1 jamais se réaliser; le oO juillet WWh. le jour môme où Tilluslre savant portait un si favorable jugement sur ces nouvelles œuvres, Paul Delasalle mourait dans une maison de santé, à Auteuil, des suites d'une lluxion de poitrine, laissant utnjeune veuve et un enfant au berceau.

11 existe un excellent poitrait de l'aul Delasalle modelé par le sculpteur (irass.

U. MANCKI..

NOTICE BIBLIOGKAPHIOIE.

I*ieirc Gvingohv, vers, l'aris, Chaipeiilier, 183(3, iii-lH.

Fleurs de pommier, vers, l^aris, Ctiarpentier, 1839, in- 16.

(.'orUes Irislcs. Paris, Cliarpenlier, 1812, in-16.

Les Rêves du printemps. Le Mans, l'icuiiot, I8i3, in-8".

Documents inédits sur le fédéralisme en ISormandie. Le Mans, Fleuriot, I8ii, in-8".

Cliurlotle Cordai/. Paris, Chaipcnlicr, l8io, in-8".

Jùvcursions quelconques. — Jùccursion à Saint-Léonard des liais, — An Haras du Pin, — Dans le Perche, — .1 Sai nt-C éncnj-le-G éré . — Xolrr-Danie de la Véiivrande. — Le château de Montarqis, etc., in-8" ol in-IG. •

La Bibliothèque bleue. — Ijcttres de province. — L'abbé Grégoire et les conjjrès scientifiques. — Lm Comète. — Le capitaine Mayeux. — Claude. — Barbe bleue. — Dumouriez et les marguillicrs de Cherbourg. — Lettres inédites de madame Roland, etc., in-S" et in-16.

Un trouve des articles de Paul Delasalle dans les divers journaux du Calvados, (le la Sartlie et du Loiret, dans la Reçue du Calvados, la Revue de Rouen, \ Illustration, le Magasin pittoresque, et surtout dans la Mosaïque de l'Ouest. M. Émde Souveslre a réuni les œuvres diverses de Paul Delasalle et les publiera prochainement.

l'iii-. — Tv|iii,;r,i|iliir rvcnuiPFcl l'.imp.. riii' D.iiiiii-lli', 2.

TABLK DES MATIÈRES

ORDRE CHRONOLOGIOXE.

CHARTIER (Alain), né à Bayeiix (Calvados) en 1386, mort à Avignon en 1449.

FRESNAYE (Vauquelin do la), né à la Fresiiaye-au-Sauvagfr (Calvados) en 1536, mort à Caen en 1G06.

BER.TAXJT (Jean), né à Caen (Calvados) en 1552, mort évêque do Séez, dans cette dernière ville, le 8 juin 1611.

MALHERBE (François de), né à Caen (Calvados) en 1555, mort à Paris en 1628.

PERRON (Jacques-David du), né à Saint-Lù (Manche) en 1556, mort à Paris le 5 septembre 1618.

YVETEAUX (Vauquelin des), né à la Fresnaye (Calvados) vers 1559, mort près de Meaux, le 9 mars 1649.

SONNET de COURVAI, né à Vire (Calvados) en 1577, mort en 1627.

IiORET (Jean), né à Carentan (Manche) vers 1600, mort à Paris en 1665,

SCUDÉRV (Georges de), né au Havre (Seine-Inférieure) en 1601, mort à Paris le l'i mai 1667.

SARASIN (Jean-Franrois), né à Hermenville-sur-Mer (Calvados) vers 1603, mort à Pézénasen 1654.

CORNEILIiE (Pierre), né à Rouen (Seine-Inférieure) le 6 juin. 1606, mort à Paris le lef octobre 1684.

SCUDÉRY (Madeleine de), née au Havre (Seine-Inférieure) en 1607, morte à Paris le 2 juin 1701.

BENSERADE (Isaac de), né à Lions-la-Forét (Euie) en 1612, mort à Gentilli, près Paris le 19 octobre ir,91.

2 TABLE CHRONOLOCIOIF.

SAINT-ÉVREMONT (Charles Marffuetel de Saint-Denis rlfi), nCt àSaint-Dcnis-le- (Jiiast (Manclie) en 1013, moi t à Londres en 1703.

SEGRAIS (Jean Regnaud de), né à Caen (Calvados) le 22 août 1624, mort dans la

même ville le 25 mars 1701.

CORNElIilE (Thomas), né à Rouen (Seine-Inférieiire)en 1625, mort à Andeli le 8 décembre 1709.

VILliEDIEU (Marie-Horlense des Jardins, épouse de), née à Alençon (Orne) en 1838, morte àClinchemore en octobre 1683.

BOUDXER de la JOUSSELINIÈRE (René), né à .\lençon (Orne) en 1634, mort à Mantes le 16 novembre 1723.

VIGNE (Anne de la), née à Vernon (Eure) en 1634, morte à Paris en 1684.

CHAUIiIEU (Guillaume Amfrye de), né à Fonienai-Beau-Regard (Eure) en 1639, moit à Paris le 27 juin 1720.

FONTENEIaliE (Bernard le Bouyer de), né à Rouen (Seine-Inférieure) le 29 juin 1657, mort à Paris, le 16 janvier 1757.

FORÉE (Charles), né à Vendes (Calvados) le 14 septembre 1675, mort à Paris le 12 janvier 1741.

SANADON (Noël-Étienne), né à Rouen (Seine-Inférieure) le 16 février 1676, mort à Paris le 22 octobre 1733.

FONTAINES (Pierre Guyot des), né à Rouen (Seinc-Inférienre) le 29 juin 1685, mort à Paris le 16 décembre 1745.

RESNEIi (Jean-François du Beliai du), né à Rouen (Seine-Inl'érieure) le 29 juin 1692, mort à Paris le 25 février 1761.

EVESQUE (Louise Cavelier, dame T), née à Rouen (Seine-Inférieure) le 43 novembre 1703, morte le 18 mai 1745.

BOCCAGE (Marie-Anne le Page, épouse de Piquet du), née à Rouen (Seine-Inférieure) le 22 novembie 1710, morte à Paris le 8 août 18C2.

BORNAT (J.-F.- G.), né à Rouen (Seine-Inférieure) le 23 août 1729, mort le 23 novembre 1834.

MAI.FII.I.ATRE de CLINCHAMP (Jacques-Charies-Louis), né à Caen (Calvados)

le 8 octobre 1732, mort à Paris le 0 mars 1767.

CHÈNEBOIiIiE (Ciiailes-Julien Lioultdc), né à Vire (Calvados) le 4 novembre 1769, mort à Burcy le 2 décembre 1833.

BEIiAVIGNE (Casimir), né au Havre (Seine-Inférieure) le 4 avril 179',, mort à Lyon le 11 décembre 1843.

BEI.ASAI.I.E (Paul), né à la Haye-dii-Puy (Manche) le 2 juin 1812, mort à Auteuil

le 30 juillet 1845.

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