‹ Poétique et rhétoriqueChapitre 80 sur 92 · ÉLOQUENCE ACADÉMIQUE · texte numérisé non relu

ÉLOQUENCE ACADÉMIQUE

Je n'ai plus la force de rien ajouter. Puisse, mes frères, la sincérité de votre conversion, votre fidèle correspondance à la grâce et l'infinie miséricorde du Seigneur vous préserver d'une afireuse destinée 1

4. Eloquence académique. — L'éloquence académique, ainsi nommée parce qu'elle a pour théâtre les Académies, les Sociétés savantes, se rattache, d'après les rhéteurs, au genre démonstratif, peut-être parce qu'elle ne démontre rien. — Elle comprend : 1° les genres académiques proprement dits, tels que les Discours de réception, avec les éloges des savants et des gens de lettres (1) ; les Eloges historiques des grands hommes ; les Horr^-mages, Compliments ou Condoléances (2) ; les Mémoires ou Rapports sur les Sciences, les Arts et tous les genres d'érudition ; 2*^ les genres analogues qu'on y rapporte, tels que les Panégyriques et les Oraisons funèbres, dont nous avons parlé plus haut.

(1) L\irt (V écrire, -p. 16S. — " Dans l'éloquence académique il y a maintenant deux parties : Vélofjeetla. critiqua. Le directeur a pour mission principale de louer le récipiendaire, mais de le louer en le jugeant, de reprendre les principaux points de son discours qui prêtent aune réponse, d'en rabattre légèrement ce qui excède, et de réparer ce qui a pu être oublié. M. Nisard s'est acquitté de ce devoir agréable (il recevait Ponsard succédant à Baour) avec cette vigueur de pensée et cette fermeté ingénieuse qu'il a en propre et qu'il développe de plus en plus." — (Ste-Betjve, Caus. du Lundi.)

(a) "U Art d^écrire, p. 177.

Page 1