IBELS
Henri-Gabriel .
i° Au bord de la rivière (peinture).
2° Fête dans la Forêt (peinture).
3° En plaine (peinture).
C’est au bord de la rivière, après l’orage. Les nuages se pressent et roulent dans le ciel lavé ; cependant l’herbe sur laquelle Ils se sont couchés n’est déjà plus mouillée, alors que des gouttelettes cristallines resteront encore longtemps suspendues aux tiges d’avoines.
Si l’amant entrait dans ce champ bordé de coquelicots, l’amante ne le suivrait pas, par crainte de mouiller sa belle robe.
Et qui vous dit que ce sont des amants ?
Elle est étrange cette manie de ne pouvoir rencontrer un homme et une femme isolés dans la nature sans supposer des choses...
La Fête traditionnelle s’est installée sous les arbres de la Forêt.
La Fête dort dans la journée. Elle ne s’éveillera que quand le soleil se sera couché.
Jusqu’alors les tentes resteront fermées, ainsi que les manèges de chevaux de bois et les entresorts.
Les roulottes aussi tiendront clos leurs petits volets ridicules.
Que font alors ces femmes dont le geste semble intéressé ?
Elles vont aux provisions.
Dans la plaine blonde et verte que limitent au loin la rivière et un rideau d’arbres, je n’ai pas vu ce soldat d’une allure aussi conventionnelle que celle de cette paysanne.
Le paysage était intéressant cependant.
Il est gâte par ce couple que seule, la littérature a réuni dans la plaine blonde et verte limitée au loin par la rivière et le rideau d’arbres.