DANS L’OMBRE
Dans l'ombre du soir, ton visage a pris des pâleurs de lis. Un dernier rire s’est envolé de tes lèvres. Sous tes longs cils baissés les flammes de tes yeux se sont éteintes. Ainsi, le nuage voile la douce étoile scintillante.
En ondes légères, sur ta chair, courent des frissons. Ta main se glace, dans ma main qui la retient. Frileusement, contre moi, tu te blottis... Ne crains rien, enfant mienne !... ce sont les chants de la nuit qui te pénètrent.
Les âmes des fleurs endormies se 'pressent autour de nous... Elles protègent notre solitude. Ne tremble pas ainsi ! Les pleurs que tu entends ne sont point terrifiants... C’est la brise de la nuit qui se marie aux feuilles des hauts peupiers.
Oh ! combien il porte en lui de calme infini, le grand süonco des nuits claires !...
( Proses musicales.)