‹ Poils et ongles, leurs organes producteursChapitre 6 sur 27 · IZ · texte numérisé non relu

IZ

Omm, 054 .

Chez la femme

0mm, 070

On^m. 065

0mm, 077

Chez le vieillard

0 mm,

Chez un enf. de 15 ans

Omm, 050

0 mm,

Enfant de 6 à 18 mois

0mm,

— de 12 jours

Qmm,

La largeur n'est pas uniforme dans le même cheveu; elle

atteint son maximum vers la partie moyenne et décroît d'une manière qui n'est appréciable qu'avec des moyens de mensuration très délicats, vers la pointe et vers la racine.

f. Aux points de vue de la forme, de la consistance et de l'eDroulement, les cheveux présentent des différences très importantes qui donnent à la chevelure des physionomies particulières. Bory de Saint- Vincent, c[ui l'un despremiers s'est occupé des différences de forme présentées par les cheveux suivant les races, a partagé celles-ci en Leiotriques, (aux cheveux lisser) et Ulotriques (aux cheveux crépus). Cette division répondait à celle de Virey qui reconnaissait deux espèces, les blancs et les nègres.

On distingue les cheveux h'sses proprement dits, lorsqu'ils sont rectilignes dans toute leur longueur; ondes, lorsqu'ils décrivent de longues courbes; bouclés, lorscju'à une certaine distance de leur extrémité, ils forment des anneaux larges et incomplets; frisés, lorsque les anneaux plu s petits occupent toute la longueur des cheveux. Toutes ces formes rentrent dans la première catégorie.

Les cheveux laineux sont ceux dont les anneaux très petits s'entortillent avec les voisins de manière à former les petites touffes rappelant l'aspect de la laine. Les cheveux laineux ou crépus diffèrent par la longueur ; chez certains Tasmaniens, ils sont longs et tombent en torsades ressemblant à de grosses franges, ou bien ils sont hérissés dans toutes les directions de manière à former une masse globuleuse saillante de chac[ue côté et c|u'on appelle en tète de vadrouille (Papous et Cafres).

En somme, la division fondamentale établie par Borj'-de Saint-Vincent comportait deux groupes distingués par la forme des cheveux. Les cheveux laineux caractérisaient

— soles nègres, les cheveux lisses, le reste de l'humatiité, c'està-dire le blanc. C'est depuis qu'on a distingué avec soin les différentes formes du cheveu lisse et les degrés de ses inflexions. On est allé plus loin encore et on a cherché et trouvé l'explication des différents aspects de la chevelure dans la forme des cheveux. Déjà Weber, en Allemagne, et Brown, à Philadelphie, étaient arrivés à des résultats assez intéressants, lorsque parurent les travaux de Pruner- Eey qui vinrent confirmer et étendre les conclusions de ses prédécesseurs. Après avoir étudié toutes les formes de la chevelure humaine, M. Pruner-Bey arriva à des résultats qui peuvent se formuler dans les termes suivants :

« Plus le cheveu est aplati, plus il s'enroule ; plus il s'arrondit, plus il devient lisse et raide. L'une des extrémités de l'échelle est représentée par les Papous, les Boschimans et les nègres, l'autre parles Polynésiens, les Malais, les Siamois, les Japonais, les Touraniens et les Américains ; les Ariens occupent l'espace intermédiaire. »

En définitive, Pruner-Bey affirme énergiquement la possibilité d'établir une classification des races humaines d'après la forme des cheveux.

Cette conclusion a été fortement contestée entre autres par Nathusius et par Donné, mais elle a été soutenue par Broca et adoptée par Topinard qui accepte en même temps les termes de la classification de Pruner-Bey en les subdivisant : Trois groupes doivent être d'abord distingués auxquels correspondraient : « 1° les cheveux aplatis, c'està-dire laineux caractérisant les nègres ; 2" les cheveux gros durs et arrondis comme chez les Mongols, Chinois, Malais et Américains ; 3" les cheveux intermédiaires par la forme et le volume, comme dans les races européennes.

Le premiergroupe se partagerait suivant que les cheveux

s'insèrent par touffes séparées, comme chez les Papous et les Boschimans, ou en nappe continue, comme chez les autres nègres.

Le troisième groupe se diviserait suivant que les cheveux sont bruns (races méridionales) ou blonds (races septentrionales).

Enfin, en rapprochant le caractère du cheveu droit de la coloration noir franc dans certaines races, on aurait un dernier groupe comprenant les Australiens, les Hymiarites, etc. (1). »

B. Barbe. — « Plusieurs poils étant donnés, longs de 4 à 6 centimètres, larges de 0"^"',126, avec tige d'épaisseur uniforme, frisés, à pointe constituée par une surface de section oblique, non amincie, sans inégalités, peuvent être considérés comme des poils de barbe. »

Ce sont là, d'après Œsterlen, les caractères les plus fréquents de la barbe. Mais il se produit de nombreuses variations individ uelles, portant sur la longueur, le degré de frisure ou de flexibilité.

Bartholin rapporte qu'un moine avait une barbe descendant jusqu'au sol. Eble (2) dit même qu'à la cour d'un prince d"Edam se trouvait un charpentier dont la barbe mesurait 2'"70 de longueur !

Si tous les hommes ont de la barbe, toutes les races ne tiennent pas à s'en parer; ainsi certain nombre de races en Asie, en Amérique, en Afrique, ont élé signalées comme absolument imberbes ; mais Pallas, Humboldt, Brasseur de Bourbourg, Pruner-Bey, ont montré que Vépiiation soi-

(1.) Topinard. L'anthropologie.

(2) In Vaillant. Loco cit.

gneusement pratiquée a seule donné naissance à ces races imberbes. (De Quatrefages) (1).

Parmi les races qui portent la barbe, on observe d'assez nombreuses différences qui ne sont pas liées nécessairement au degré de développement du système pileux général. Les Chinois et les Japonais ont les cheveux très développés et la barbe rare ; les Australiens n'ont pas de moustaches et ont le reste de la barbe bien fourni ; le contraire s'observe chez les Hindous. (Daily.)

Les Européens, qui se font remarquer par les nuances variées delà barbe, alors que les autres races ont la barbe toujours noire, offrent toutes les variétés de développement que l'ont vient de signaler.,

On ignore les causes qui peuvent influer sur la distribution géographique des races barbues et sur la répartition de la barbe entre les régions du visage.

La barbe se développe au moment de la puberté dans le sexe masculin, mais il est assez fréquent de constater chez la femme un développement anormal. Slocum,cité par Ory (2), rapporte le cas d'une dame de New^-York qui présenta, à chacune de ses trois grossesses, un développement de barbe sur les joues et le menton ; l'apparition coïncidait avec la cessation des règles, la croissance atteignait 1 pouce et demi jusqu'à l'accouchement, puis la disparition s'effectuait au moment de la reprise des fonctions menstruelles. On voit communément les poils du pourtour de la bouche prendre un certain développement chez la femme, après la ménopause.

La castration ou les anomalies des organes génitaux en

(1) In Loo. cit.

(2) In Dict. de méd. et chirurgie praiiq, de Jaccoud.

travent le développement de la barbe, qui est toujours peu fournie chez les eunuques ou les hermaphrodites.

C. Poils des organes génitaux et des aisselles. — Les poils du pubis, des aisselles, du scrotum, sont courts, frisés et ont, entre eux, unegrande analogie. Ils diffèrent cependant par l'épaisseur; sous ce rapport, les poils du pubis ressemblent à ceux delà barbe, les poils de l'aisselle, auxcheveux; ceux du scrotum sont plus épais que les derniers. Les poils du pubis descendent sur la face externe des grandes lèvres, chez la femme, mais ne gagnent presque jamais le périnée, tandis que chez l'homme ils s'étendent toujours du scrotum au pourtour de l'anus. Ces organes ont une coupe prescjue toujours ovale ou elliptique, de là leur tendance à être crépus; généralement ils sont courts, cependant Siebold, Voigtel (cités par Vaillant), ont rencontré des faits très exceptionnels d'une croissance exagérée des poils du pubis, chez une femme; ceux-ci atteignaient le genou.

Les poils du pubis, du scrotum et de l'anas ont, en général, une teinte plus foncée que ceux de la barbe ou des cheveux. Par contre, ceux de l'aisselle, altérés par la sueur, sont décolorés, et leur surface est recouverte d'une foule d'excroissances sous formes d'écaillés qui résultent de la destruction partielle de l'épiderme, par l'effet de la transpiration et du frottement ; la pointe est conique et émoussée (Hager).

D. Poils annexés aux organes des sens. — Les poils annexés aux organes des sens sont courts et rigides.

Les poils des sourcils ont de 6 à 12 ou 15 mill. de longueur ; ils sont couchés de dedans en dehors; ceux de la

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