MISSION DU CAP HOAN
la faune abyssale; mais ici, à côté de rapports incontestables, se rencontrent d'importantes différences. Nous retrouvons les Squales spinaciens, les Chimères, bon nombre d'Anacanihini, parmi lesquels des Lycodidœ, des Macniridœ encore plus abondants, peu de Pleuronecloidei, enfin des Cyclostomata du genre Myxine. Par contre, tandis que les Acanthoptérygiens sont relativement très rares dans les grandes profondeurs, les Abdominaux s'y rencontrent au contraire en grand nombre. Ajoutons que, dans la faune abyssale, la multiplicité des types génériques et spécifiques, malgré l'homogénéité que nous pouvons lui supposer sur de grands espaces, d'après ce qui en est connu aujourd'hui, doit porter à penser que les conditions de la vie y sont plus faciles et plus variées que dans les régions polaires. Pour la faune icbtyologique de celles-ci, on peut être frappé en effet du nombre relativement restreint des espèces et non moins de celui des groupes d'ordre supérieur représentés; mais la quantité des individus peut compenser cette pénurie apparente, à en juger par la quantité prodigieuse d'exemplaires recueillis par la Mission.
ÉMMÉRATION DES ESPÈCES i FAISANT PARTIE DES COLLECTIONS ICI1TYOLOGIQUES