‹ PoissonsChapitre 3 sur 13 · LL · texte numérisé non relu

LL

Qt

puis son retour, a rendu bien d'autres services par sa libéralité et sa facilité à communiquer le fruit de ses servations.

LE PTÉROIS A JOUE EN SCIE, PI. Fr, fig. 2.

Pterois geniserra, OC. Va. (Hist. nat., Poiss., tome IV, page 566).

Le Ptérois à joue en scie (Pterois geniserra) ressemble beaucoup à l'espèce de la mer Rouge, que nous avons nommée Pterois muricata; sa tète, grosse et caverneuse, égale la hauteur du corps et fait le tiers de sa longueur, la caudale non comprise. Les épines qui sont au devant de l'œil sont petites et situées deux auprès de la narine, et une plus forte à la partie postérieure de l’arcade sourcilière. Les trois épines occipitales sont grosses et fortes, l’antérieure se relève de sa base en une forte carène. Celles de la tempe sont disposées sur une même ligne, et forment une crête dentelée à trois ou quatre pointes ; elles sont moins fortes que les précédentes, mais elles le sont plus que les épines de l'œil. Le sous-orbitaire est couvert de petites épines rangées également sur une même ligne, surtout sur les dernières pièces, et forme un tranchant de scie qui traverse la joue. L'angle du préopercule a deux fortes épines à son angle, l'une au dessus de l’autre; la supérieure est bifide. Les longs rayons de la pectorale atteignent à la base de la nageoire de la queue, et ceux

Zoologie. 23

de la ventrale, à la naissance des aiguillons de l’anale. Les épines de la dorsale ont la hauteur du corps.

, 15 = 1 B. 7; —D. A —C.17;— P. 13; —V F° Les écailles sont petites ; je ne puis rien dire des lambeaux charnus de la tête ou du corps, parce qu’ils ne sont pas assez bien conservés sur le seul individu que M. Bélanger ait pu se procurer. Ce voyageur nous l’a peint de couleur rose, traversée par des lignes brunes plus ou moins foncées.

DES CORBS.

Les poissons de ce genre appartiennent à la famille des Scienoïdes, famille non moins nombreuse en genres et en espèces que les Percoïdes. Presque toutes les espèces sont bonnes à manger, plusieurs sont d’un goût exquis, et il en est quelques unes qui arrivent à une taille égale ou méme supérieure à celle des plus grands Percoïdes. Le Maigre de nos mers, par exemple, devient au moins aussi grand queles Varioles du Nil et du Gange ou que les plus grands Polynèmes, et plusieurs Johnius surpassent nos Bars et nos Centropomes.

Les Corbs différent des Maigres et des Otholithes par la grosseur et la longueur de leur épine anale, et des Otholithes en particulier, parce qu'ils n’ont point de canines. L'absence de barbillons les distingue des Om-

brines et des Pogonias. D'ailleurs, la disposition de leurs dents leur est particulière : en velours aux deux maächoires, elles sont précédées à la mâchoire supérieure par un rang plus fort queles autres, et formé de dents pointues, mais égales.

Page 1