‹ Polémiques d'hierChapitre 38 sur 48 · LE PETARD MICHELET · texte numérisé non relu

LE PETARD MICHELET

Et quand je dis un pétard, je suis bien honnête...

Il a été tiré clans le Rappel, et il a fait encore plus de bruit que le tambour crevé sur lequel ils battent.

Eh bien, parmi les réjouissances publiques de cette semaine où nous fêtions le Centenaire de Napoléon, la meilleure a été le pétard Michelet ; car c'est, croyez-le ! une fameuse réjouissance pour tous ceux qui aiment et veulent l'Empire, que de voir perdre la tramontane à ceux qui le détestent, que de voir des ennemis tomber du sérieux dans le ridicule, et faire plus que de

mourir ; car c'est faire plus que de mourir, de devenir fou ou de radoter.

Et c'est là la question pour M. Michelet !

Ce vieillard, qui a traité l'Histoire comme ceux de Jérusalem voulurent traiter Suzanne au bain ; cet homme, d'une ancienne imagination déréglée, hystérique, lubrique, mais, il faut en convenir, puissante dans son obscénité, est dégringolé tout à coup de ses facultés pour tomber dans un entre-deux lamentable. — Et voilà que sa pauvre tête affaiblie s'est mise à se balancer, comme celle d'un Magot de la Chine, entre la folie et le radotage, sans qu'il soit possible à personne, — aliéniste ou non, — de savoir, d'une manière certaine, s'il radote ou bien s'il est fou !

Le peuple, qu'ils trouvent si grand, et qui n'est pas toujours poli, appellerait ceci battre la breloque, et ce serait drôle que battre la breloque, pour ces toqués, fût la même chose que battre le rappel !

Et jugez de cette lettre de M. Michelet, apocalyptique et baveuse tout à la fois, lunatique

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