‹ Police! Police! [microforme]Chapitre 4 sur 9 · V. Hugo c'est fermer lité, supérier · texte numérisé non relu

V. Hugo c'est fermer lité, supérier

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! Les diffé dans le Bulletin L'Ocuvre des Tra remercie les dire:

Un monsieur qui exagère

ernièrement quelques gamins étaient saisis au collet la police, sous l'accusation de vol et de vagabondage.

s qualifieraient presque de géniale :

Pus étonnant, a dit notre profond penseur, ces enfants ivent pas lire.»

ilà la clé du mystère. Ce n'est pas compliqué, mais re fallait-il le trouver.

le vaut cette explication? Est-il vrai que l’Instruction aise, comme son fruit naturel, la moralité: et, comme le cas qui nous occupe, prévienne le vol et bien d’aumisères ?

Hugo le prétendait : « Ouvrir une école, disait-il, 'ermer une prison. Tout homme qui lit est, en moraupérieur à l’homme qui ne lit pas ».

te naïveté du grand poète, d’autres naïfs l'ont crue t voulu la croire.

atistiques, mais les chiffres n’ont pas eu la complaide dire comme le poète. Un rapport officiel de la > criminelle en France en faisait l’aveu :71 n'existe, e développement de l'instruction et de la criminalité

nent de progrès moral, s’écriait irrévérencieusement > journal Paris : « C’est une jolie blague ». Et le r Toulouse, pas clérical non plus, trouve que les iants sont, malgré l'instruction, aussi nombreux

lis et grâce à l'instruction, plus habilement malanju’autrefois. |

différents articles qui composent cette brochure ont paru ulletin paroissial l’Immaculée Conception, à Montréal. des Tracts a cru utile de les publier dans sa collection. Elle les directeurs du Bulletin de leur bienveillante autorisation.

Plusieurs chez nous vont crier au scandale, mais qu’importe ! J'affirme donc que l'instruction n’a aucun rapport avec la morale.

Qu'est-ce que l’Instruction ?

« Cela consiste, écrit l'abbé Duplessy, à savoir lire. écrire, compter, ete. Eh bien ! je prends un ignorant et je commence à lui donner la Science, en lui apprenant à lire. Je lui onseigne ensuite la grammaire, je l'initie à tous les casse-tête appelés règles des participes, il sait maintenant les faire accorder. Je vous le demande, en quoi cela le rendra-t-il plus respectueux du bien d'autrui ?

« Dire à un homme : sachez lire et vous ne mentirez pas’ sachez écrire et vous ne volerez pas, sachez compter et vous ne tuerez pas, c'est comme si je disais : apprenez la table de multiplication... et vous jouerez admirablement du piano.

« Mais alors, dira-t-on, vous condamnez donc l’instruction ? — Pas du tout ! Mais ce que je demande, c'est qu'on n'attribue pas à l'instruction une efficacité qu'elle n’a jamais eue et qu'elle ne peut avoir.

« La vérité, la voici : l'instruction est une force. Et par conséquent, un homme instruit est, par le fait même, plus fort qu’un ignorant. Mais attention ! Toute force mise à la disposition de l’homme doit produire de bons résultats, si elle est bien dirigée; et elle en amènera de mauvais, si on la manie contre les règles.

« La vapeur, le gaz, l'électricité sont des forces. Elles chauffent, elles éclairent ou actionnent; mais, mal dirigées, elles peuvent avoir des effets funestes : incendies, explosions, catastrophes.

« L'instruction, elle aussi, est une force. Quels effets produira-t-elle? Comme pour les forces énumérées plus haut, ses effets pourront être utiles ou funestes. Ce qui déterminera le résultat bon ou mauvais de la science, ce ne sera pas la science elle-même, ce sera la volonté. L'instruction sera un auxiliaire pour bien faire, chez ceux qui par ailleurs voudront bien faire, et une aide pour mal agir,

chez ceux volonté ég ignorant; sera moin: « Et de prisons, de sont délect du mal et «N'y er Quand ce

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Et de fait, ajoute Duplessy, n'y a-t-il pas dans nos ons, des gens qui Y sont pour avoir top luf ls se : délectés à de mauvaises lectures, Y ont pris le goût mal et la passion du crime.

N'y en a-t-il pas qui y sont pour avoir trop écrit ? nd ce ne serait que les faussaires.

N'y en a-t-il pas qui y sont pour avoir trop su compter ratiquer l’art de la soustraction ?

N'y en a-t-il Pas qui savent trop la chimie? es bes anarchistes répondert bruyamment à cette ques- »

nc gardons la mesure, pas d’eraballement ridicule, extase devant la Science, ou l'Instruction. Le fait voir lire constitue une force, mais toute force peut dire des effets bons OU mauvais, selon la manière dont st utilisée.

ile Faguet, un académicien, vient à la rescousse aPPuyer nos vues: i] le fait avec ce style gamin qui st particulier,

.. Le préjugé actuel, dit-il, est celui-ci, que tout est dès qu’un homme sait lire et écrire. C'est le «salut» ne. Tu sais lire, tu es SAUVÉ. Tu ne sais pas lire, PERDU,

y à là une assez forte illusion. La science de lire rire est un instrument, est un outil, fort utile assurémais ce n’est qu'un outil et un instrument; et les peuvent être bons ou Mauvais, ou neutres où nuls, homme n’est nullement sauvé Parce qu'il sait lire

re. Ils’agit encore de savoir, ayant cette ressource, l'en fera...

« Ce n'est ni dans l'ignorance ni dans la culture que réside la valeur morale, ou pour mieux dire, la valeur. C'est ailleurs qu'il faut la chercher.

« Ce petit conserit sait lire, écrire, compter, il sait un peu d'histoire et de géographie, grand bien lui fasse et je ne songe qu'à le féliciter; mais est-il une valeur pour autant ? Je n’en sais rien du tout; car, ça dépend; et entendez par là que ça dépend D'AUTRE CHOSE.

« Cet autre petit conserit qui ne sait ni À ni B, mais qui aime les propos sérieux et honnêtes et qui recherche ceux qui les tiennent, est, lui, une valeur, et une valeur certaine, beaucoup plus certaine que le précédent. Mettezvous ceci dans la tête : ce n'est pas la culture qui est la mesure de ‘a valeur.

«— Ce n'est pas l'ignorance non plus.

«— Eh non ! ce n'est pas l'ignorance non plus, évidemment. Donc, arrivons à cette formule : ce n'est ni la culture, ni l'ignorance qui sont la mesure de la valeur.

« Dès lors, quoi? Dès lors, donnez l'instruction, don-

nez-la, puisque à coup sûr elle est matériellement utile; mais ne croyez, ni que tout soit gagné là où elle est, ni que tout soit perdu là où elle manque.»

belge ou f une heure êtes des ar nous obtie:

comme dan tion obliga même pain de l’État.

de la scien

— Et que

— Hein !

sale piège 1

Mon cheval, mais il est à moi ventrebleu /

— D'où viens-tu, Baptiste? Tu as l'air bien pensif ?

— Ne m'en parlez pas: je sors du club ouvrier : les oreilm'en bourdonnent encore.

— Ÿ a-t-il eu du tapage ?

- Non, mais il y a eu un discours.

- Qui a parlé?

- Je ne sais pas son nom; c'est un petit moustachu e ou français. Ce qu'il nous en a débité pendant heure ! Il nous a dit Comme Ça : « Canadiens, vous des arriérés ! Poussez donc avec nous à la roue, et s obtiendrons un ministre de l’Instruction publique, me dans les pays civilisés. Alvrs, on votera l’instrucobligatoire et tous nos descendants mangeront le le pain intellectuel pétri par les mains paternelles

Etat. Ce sera l'égalité et :a fraternité au banquet à science. »

Et que penses-tu de tout cela, Baptiste ?

Hein !... ça ne me revient pas trop; je flaire quelque piège là-dessous.

st

— Tu as bon nez. Écoute, Baptiste, si tu veux bien, en montant la côte nous allons tirer cette affaire au clair.

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