‹ Police! Police! [microforme]Chapitre 5 sur 9 · DROITS DES PARENTS · texte numérisé non relu

DROITS DES PARENTS

Ton phraseur de tout à l'heure prétend donc que l'éducation appartient à l’État?

— C'est ce que j'ai compris.

Eh bien, Baptiste, rien n’est plus faux. Ouvre ton oreille et tu vas saisir du coup. As-tu un cheval ?

— Pas ici, à l'écurie.

— Je comprends.

— Et une belle bête, Monsieur, sauf votre respect, toute jeune, solide sur pattes, et qui vaudra de l'argent, quand j'aurai fini de la dresser.

— Eh bien, si un étranger venait te dire : « Ton poulain, je vais le dresser moi-même. Tu lui donnes de l’avoine ? à l’avenir je t’oblige à ne lui servir que de la moulée de froment. » — De quel droit, lui demanderais-tu, viens-tu m'imposer un régime pour mon cheval. et m'empêcher de l'élever comme je l’entends ? — Et s’il te répondait : « C'est de la part du gouvernement.» — Mon petit, lui dirais-tu, va dire à ton gouvernement qu'il n’a rien à voir dans mon écurie, et que s’il veut y regarder de trop près, j'ai une fourche quelque part. Et toi, décampe et plus vite que ça; sinon, voici un fouet qui pourrait bien te cingler les côtes. A-t-on jamais vu cela? m'empêcher d'élever mon cheval comme je l’entends i Mais elle est à moi, ma bête ! Qu'ils viennent y toucher ! qu'ils y viennent ! mais qu’ils numérotent bien leurs côtes avant, parce qu'il y aura des dégâts.

— Oui, à coup sûr, il y en aurait, car je taperais ferme.

— Et si l’autre te répliquait : « Tu t'excites trop vite, mon Baptiste, le dressage des chevaux doit appartenir à l'État. Car le gouvernement doit assurer l'avancement du pays; or plus l'élevage est parfait, plus le pays y gagne. Donc l'État a le droit de s'emparer de tous les poulains du pays et de les soumettre à un dressage obligatoire. »

— L'État, riposterais-tu, a le droit de se mêler de ses affaires, mais il n’a aucun droit de mettre le nez dans ce

qui ne le:

du pays e encourage mais nous car le gou à chaque c et non pot dit. Qu'i mon chev:

à moi, vel Baptiste tu l’entend le nez ou 1 tes enfant:

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— Done, donnant la eux jusqu’à l'instructior l’alimentati le gouverne gêner ta lib.

un voleur.

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lèges.

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tes enfants 1:

i ne le regarde pas. Si le gouvernement veut le progrès

pays et de la rar: chevaline, >ourage les bonnes volontés, qu'il avance de l’argent; is nous priver de nos droits, non, il ne le gouvernement après tout

aptiste, tu prétends pouvoir élever ton cheval comme ‘entends, sans Permettre au gouvernement d'y mettre ez ou la main, parce que ton cheval t’appartient: or, enfants appartiennent-ils à l'État? Est-ce lui qui a donné la vie, qui dans la suite les a bourrés de pain, oupe et du reste? Est-ce lui qui a rapiécé leurs culotlavé leur linge et les a chauffés et logés ?

- Non, j'en sais quelque chose et ma bourgeoise aussi ! Donc, Baptiste, tes enfants sont à toi. En leur ant la vie, tu as acquis le droit de la développer en jusqu’à son épanouissement : vie de l'intelligence par ruction; vie du cœur par la piété; vie du corps par 1entation et l’exercice. Si quelqu'un, fût-il monsieur uvernement, s’avisait d’empiéter sur tes droits, de ta liberté, prends ta fourche et cogne dessus, c’est oleur.

ne à l’école, tu es maître; car l’école n’est que le proment de la famille, elle en est une dépendance. Le seur n’est que ton remplaçant: s’il commande, s’il e, c’est parce que tu lui as remis ton autorité; s’il ne, ce n'est que d’après le programme que tu lui cé. Et tu n’as pas le droit de renoncer à ces privi-

Mais alors l’Église n’a rien à voir dans l'éducation ? DROITS DE L'ÉGLISE

ui, elle à aussi un rôle à jouer. Si tu as donné à ants la vie naturelle, l’Église leur a donné la vie

surnaturelle de l'âme, c’est pourquoi elle revendique sa part d’action dans l'éducation de l'enfance et de la jeunesse.

Ce droit elle l'exerce d’abord au sein de la famille, en faisant aux parents, qui la remplacent, un devoir de veiller eur leurs enfants, d’initier leur esprit aux idées religieuses.

Glle l'exerce aussi à l’école. Quand vient l'heure où les parents confient à des maîtres de leur choix la charge de continuer, de compléter l'éducation de leurs enfants, l’Église réclame son droit d’entrée dans l’école, pour co0pérer à l’œuvre des maîtres chrétiens, les surveiller, les

aider; et c’est à elle seule qu’il appartient d'arrêter le programme de l'enseignement religieux, la mesure dans laquelle cet enseignement doit être distribué. Elle à le droit de renvoyer des personnes insuffisamment qualifiées au point de vue inoral et religieux. Elle doit aussi. prendre connaissance des livres mis dans les écoles aux mains des enfants, car elle est soumise au grave devoir de veiller à ce que dans cet enseignement rien ne se glisse de contraire à l'intégrité de la foi et des mœurs. En un mot l'Église exige : 1° des maîtres catholiques; 2° des livres

approuvés par les évêques; 3° la liberté d'organiser l'école

de façon à ce que l'enseignement y soit en plein accord avec la foi catholique.

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