‹ Polichinelle (de Guignol) précédé d'une étudeChapitre 12 sur 28 · SCÈNE XIII POLICHINELLE, CHARLOTTE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII POLICHINELLE, CHARLOTTE

CHARLOTTE

Mon père, où est mon père ?

POLICHINELLE, à part.

Qu'elle est belle I

Pclichinelle

CHARLOTTE

Qui est-ce qui a tué mon pauvre père ! Oh ! Oh !

Elle pleure.

C'est moi.

CHARLOTTE

Oh I scélérat 1 pourquoi avez-rous tué mon père ?

Pour votre bien, mon amour.

CHARLOTTE

Barbare !

Ne pleurez pas ainsi, ma chère, vous allez avoir les yeux tout rouges et ce serait bien dommage.

CHARLOTTE, sanglotant.

Gomment avez-vous pu le tuer ?

Il m'empêchait de vous aimer, je l'ai tué ; mais si vous le prenez comme ça je vais me mettre à pleurer aussi. Hi, Hi !

CHARLOTTE

En êtes-vous vraiment bien f^ché?

Ohl oui, bien fâché; voyez comme je pleure.

CHARLOTTE, à part.

Quel beau jeune homme ! c'est une pitié de le laisser pleurer ainsi.

Comme les larmes coulent sur son magnifique nez. (Haut.) Est-ce bien pour l'amour de moi que vous avez tué mon père ? En êtes-vous réellement fâché ? Si vous en êtes fâché, je dois vous pardonner.

Je me tuerais pour l'amour de vous 1

CHARLOTTE

11 est donc bien vrai que vous m'aimez ?

Je vous adore 1 Je vous adore III

CHARLOTTE

Alors il faut bien que je vous aime aussi.

POLICHINELLE, BU cofuble de Vexallation.

Vous m'aimez! vous m'aimez ! oh!

alors jamais je ne vous abandonnerai ; non ! et si j'avais toutes les femmes du roi Salomon, je les tuerais toutes pour un baiser de ma jolie Charlotte.

Ils s* embrassent et sortent en dansant.

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