‹ Politique de réalisations [par] A. MillerandChapitre 2 sur 73 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

merciaiix un incessant appui, M. Millerand al contribué fortement à rendre à ce pays la confiance qu'il doit avoir dans ses ressources industrielles. H l'a préparé ainsi, en ne travaillant que pour sa richesse, à accepter la charge des réformes sociales qu'un grand peuple comme celui-ci se doit de réaliser.

C'est le 25 juillet 1909 que paraissait au Journal officiel le décret présidentiel donnant la composition du nouveau ministère. A M. Millerand, le président du Conseil confiait le département des Travaux publics, auquel on rattachait directement, sur la demande du nouveau ministre, les Postes, les Télégraphes, les Téléphones.

L'importance et le grand nombre des responsabilités diverses auxquelles il était soudain appelé à faire face, imposaient au ministre des Travaux publics le devoir, avant toute étude et toute action, d'organiser le travail dans tous les services de son département. Dès le lendemain même de la constitution du Cabinet, M. Millerand prenait une initiative qui devait avoir pour résultat d'établir des relations normales et un contact régulier entre le ministre et les grands services administratifs placés sous ses ordres. 11 décidait de réunir chaque lundi, dans une

INTKODUCTION v

conférence, tous les directeurs de son administration (travaux publics, postes, télégraphes, chemins de fer de l'Élat). Au cours de ce conseil, toutes les questions ressortissant à ces divers services seraient traitées, et le ministre, assumant ainsi en personne la direction des travaux de son ministère, allait faire prévaloir cette unité de vues et de méthode qui a si fortement marqué ce second passage de M. Millerand aux afîaires.

En même temps qu'il procédait de la sorte à l'organisation générale du travail, M. Millerand portait son attention sur les grands services postaux dont l'organisation intérieure ne lui semblait ni assez logique, ni assez souple. Et il décidait aussitôt de modifier profondément les attributions des directions existantes. Bien loin d'avoir l'autonomie indispensable à tout service industriel d'État, bien loin de pouvoir s'administrer, se gérer elles-mêmes sous le contrôle supérieur du minisire, ces directions vivaient dans une sorte de centralisation confuse propre à susciter à tout moment des conflits. Dépendant les unes des autres elles se gênaient, et il devenait du même coup à peu près impossible de définir et d'atteindre les responsabilités. Le service téléphonique notamment

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