‹ Politique de réalisations [par] A. MillerandChapitre 39 sur 73 · BANQUET DES SOUSAGENTS DES POSTES ET DES TÉLÉGRAPHES · texte numérisé non relu

BANQUET DES SOUSAGENTS DES POSTES ET DES TÉLÉGRAPHES

Le li novembre 1909, Î\I. Millciand inésidail le bantiiif! oiganisé par l'Association Générale des Sons-Agents de> Postes et Télégraphes. Devantce peisonnel à la tète diiqinl il s'était déjà trouvé dix ans plus tôt, le ministre exposail les principes de l'action qu'il était résolu à poursuivre tant pour le bien des sous-agents que [)Our celui dn public .

Mesdames, Messieuks,

Mes chers Collaborateurs,

Ce n'est pas sans une réelle émotion que je me retrouve ce soir au milieu des membres de l'Association Générale des Sous-Agents des Postes et Télégraphes. On évoquait loiit à l'heure la date du 17 mars 1901, de la soirée oii, votre camarade Courbon que j'aperçois devant moi, en votre nom, me souhaitait la bienvenue, et où, avec mon collaborateur et ami Mougeot, je vous adressais les conseils d'un ami sincère et dévoué. Je vous retrouve en 4 909 tels que que je vous ai connus alors, fidèles au.K idées d'union, de disci-

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jdine, (Je légalité, de raison, confiants dans vos chefs qui ont confiance en vous, et la manière même dont vous avez formulé les revendications auxquelles vous tenez légitimement est la preuve la plus forte et la plus éclatante qu'on peut compter sur votre sagesse, sur votre sang-froid, sur votre attachement à vos devoirs professionnels et à la République, pour ne jamais demander que, comme il convient, ce qui vous paraît raisonnable et juste. [Applaudmements )

(Comment, en effet, n'auriez- vous pas confiance dans l'avenir quand vous jetez les regards autour de vous, quand vous voyez en si grand nombre les membres du Pailement qui vous ont , donné déjà tant de preuves de l'intérêt qu'il vous portent, accourus à votre appel pour témoigner par leur présence que l'amélioration du petit personnel est pour eux une constante \iv('occu\)aiiion? [Appiaudisseînenls.)

Comment n'auriez-vous pas confiance, vous, en particulier, sous-agents des postes et télégraphes, quand vous voyez à côté du ministre, et M. Couyba, votre rapporteur au Sénat, et M. Charles Dumont, votre rapporteur à la Chambre, qui ont déjà donné tant de preuves du dévouement éclairé qu'ils portent au personnel postal comme à l'amélioration des services de noire grande administration? [ Applaudissements.)

Comment n'auriez-vous pas confiance quand,

jetant les regards derrière vous sur un passé tout récent, vous pouvez, chaque année, mesurer par des améliorations sensibles la preuve de l'intérêt que la République porte au petit personnel. [Applaudissements.)

Est-ce à dire que tout soit fait et qu'il ne reste plus rien à accomplir? En aucune manière ; mais, vous l'avez dit vous-même, mon cher secrélaire général, dans une formule que je retiens parce qu'elle doit être la règle de votre action : pour que vos revendications réussissent, il faut avoir pour approbateur, je dirai pour complice, le public qui vous regarde et qui vous juge. [Applaudissements.)

Il est tout ce qu'il y a de mieux disposé pour vous, il vous connaît, il sait votre dévouement, il sait les services que vous lui rendez, il accueille avec satisfaction les améliorations légitimes que le Parlement vous accorde chaque année, mais en même temps il ne comprendrait pas que pour faire prévaloir ces revendications, vous adoptiez jamais une autre attitude que celle que tout à l'heure on a si bien définie et que vous attendiez d'autre chose que de la bonne volonté non douteuse des représentants du pays, les améliorations que vous désirez. [Applaudissements.)

Ces améliorations, voulez-vous me permettre, en quelques mots, de les examiner?

Vous en avez énuméré certaines avec une précision qui commande qu'après vous j'en dise au

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moins un mot. Il est quelques-unes d'entre elles, la plupart, pour la réalisation desquelles la collaboralion de mon collègue, M. le ministre des Finances, est un élément indispensable. Ce n'est pas du ministre des Finances d'aujourd'hui, pas plus d'ailleurs que de ses prédécesseurs, mais je puis dire surtout du ministre des Finances actuel, qu'on peut un instant suspecter la bonne volonté à votre égard. Il porte un nom qui oblige [applaudissements) et qui a laissé parmi vous des souvenirs trop profonds et trop sympathiques pour que vous doutiez un instant de la bonne volonté avec laquelle le fils accueillera, comme le fit jadis le père quand il était à votre tête, toutes les améliorations possibles en faveur du personnel des postes. [Applaudissements.)

Il n'en est pas moins vrai que, plus que personne, le ministre des Finances doit compter avec les possibilités, et c'est pourquoi il a, à l'une des revendications que vous indiquiez tout à l'heure, à celle que vous me permettrez de désigner par le nom technique qu'on a coutume de lui donner : la question des militaires d'avant, — il a opposé une résistance jusqu'ici invincible, parce que, vous le disiez vous-même, c'est là une question qui n'intéresse pas seulement le personnel de notre administration, mais que, touchant celui de toutes les administrations publiques, elle aurait, au point de vue financier, une répercussion devant l'étendue de

laquelle tous les ministres des finances ont jusqu'ici reculé.

Il est une autre question qui, celle-là, a commencé d'être réalisée, je veux parler de la question des primes d'ancienneté hors tour. Vous avez rappelé qu'au budget de 1909, une somme de 150.000 francs a été inscrite, et qu'une somme égale est portée au budget de 1910. Je puisvous donner l'assurance et je le fais bien volontiers, que je n'oublierai pas, le moment venu, quel intérêt s'attache à ce que l'amélioration en partie réalisée parcesdeux allocations, soit poursuivie, je suis bien sûr de trouver dans mes collègues du Parlement que je vois autour de moi, des auxiliaires tout prêts à m'aider dans cette œuvre de justice. [Applaudissements.)

Vous avez touché, mon cher secrétaire général, une autre question qui, celle-là, estbeaucoup plus politique que financière, je veux parler du décret-loi de 1852. Il est assez piquant, à une époque où l'on parle beaucoup de décentralisation, d'entendre les intéressés réclamer (ju'on enlève la nomination d'un certain nombre de fonctionnaires, — je vais vous en dire lo nombre dans un instant, — aux préfets, aux fonctionnaires départementaux, pour la rendre au pouvoir central. Laissez-moi vous dire seulement que si c'est une question qui mérite à coup sûr d'être étudiée, elle présente au premier abord desdiflicultésdevant lesquelles vous-

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