BANQUET DES SOUS-AGENTS DES POSTES
même, peut-être, vous reculeriez. Ce serait, je crois, un singulier cadeau à faire à mon excellent collaborateur et ami Bizet que de lui donner à étudier et à préparer en surplus la nomination de 30.000 facteurs [rires] et je vois d'avance la figure de mes amis de la Commission du budget quand je me présenterais devant eux pour leur demander l'augmentation de l'administration I centrale afinde pourvoir à l'étude des SO.OOOdossiers rappelés des départements à Paris ! C'est donc là une question que je n'écarte pas du tout par la question préalable, mais qui, vous l'avouerez bien, présente assez de difficultés pour que je ne l'inscrive pas tout à fait au premier rang. [Rires.) Il y en a d'autres et auxquelles fort heureurementje peux donner dès maintenant une réponse qui, je l'espère, vous sera plus agréable, parce qu'elle se rapproche plus de vos désirs, c'est d'abord la question des bons à demà-tarif. Eh bien, je reconnais très volontiers que la revendication que vous formulez : la demande que les receveurs puissent, dans des cas urgents, disposer de bons à demi-tarif qu'ils donnent immédiatement à des agents ou des sous-agents de leur personnel appelés auprès de leurs parents malades, ou par un cas urgent, loin de leur résidence, est une question que j'entends mettre tout de suite à l'étude avec le désir de lui donner à bret délai une solution favorable. [Applaudissements.)
Je ne puis mieux faire qu'en vous annonçant que j'engage immédiatement des ne'gociations avec les compagnies de chemins de fer, pour pouvoir, au point de vue pratique, réaliser cette réforme.
Vous avez parlé des étrennes, mon cher Président. C'est une question qui, de tout temps et très justement, a passionné les sous-agents. Eh! bien, j'ai donné par avance à la demande que vous formuliez, une réponse qui, je l'espère, vous satisfera. Yous avez trouvé, ou vous trouverez, dans le dernier numéro du bulletin qui a paru hier ou paraît aujourd'hui, la décision par laquelle j'invite tous les chefs de service à vouloir bien, en ce qui touche les étrennes, se conformer purement et simplement aux usages et aux coutumes établis de longue date et qui, dans une pareille matière, doivent faire loi. Tant, en effet, que l'on conservera les étrennes, — et je n'ai pas encore aperçu le ministre hardi, le soussccrétaire d'Etat audacieux, qui portera la main sur les étrennes et qui trouvera moyen de les remplacer en donnant satisfaction aux sousagents, — le mieux sera de s'en^ rapporter à vous-même, aux règles qu'entre vous vous avez établies et de ne pas prétendre se substituer à vous pour distribuer de la manière que vousmême avez jugée équitable, les étrennes qui vous sont données. Par conséquent, en ce qui touche cette question, c'est vous qui êtes et qui