‹ Politique de réalisations [par] A. MillerandChapitre 6 sur 73 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

mieux adapté aux nécessités de révolution d'une nation moderne, M. Millerand voulait connaître d'une manière précise les besoins, les usages, les possibilités de nos grandes cités maritimes. Il tenait à aller chercher aux seuls endroits où il les pouvait trouver les éléments d'un programme de travaux et de défense économique qui, tout en s'inspirant des lois générales du progrès, demeurât rigoureusement français et satisfît par là même aux nécessités particulières du pays.

Peu de temps, en effet, après son arrivée au ministère, M. Millerand inaugurait la série de ses voyages d'études par la visite de Rouen, et du riavr^. En compagnie des membres de la Chambre de commerce, il examinait les travaux de navigabilité de la Seine et se fai^ait très exactement renseigner sur les besoins maritimes de la région. Au déjeuner qui lui était oITcrt à Tancarville, le ministre des Travaux pubhcs faisait connaître sa ferme intention de n'avoir en vue que l'intérêt général. Il s'exprimait en ces termes particulièrement applaudis :

« Je n'ai rien à atténuer ni à retirer aux idées politiques qui sont les miennes, mais je pense que lorsqu'on a l'honneur et la lourde charge d'appartenir au Gouvernement, on

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doit chercher, avec le programme de son parti, à faire le bien du pays, c'esi-à-dire à servir exclusivement les intérêts généraux, sans acception de personnes. »

De Rouen, M. Millerand se rendit au Havre. Après une visite attentive de tous les travaux en cours, le ministre eut une longue conférence, à la Bourse du Commerce, avec les membres de la Chambre de Commerce et la Municipalité. Au cours de cette entrevue, certaines observations furent présentées par le Président de la Chambre de Commerce sur les dispositions principales de l'avant-projet relatif à l'autonomie des ports. On demanda notamment que les Chambres de Commerce fussent représentées d'une façon plus importante au sein des conseils chargés de l'administration des ports. Le ministre fit alors remarquer que bien loin de restreindre le rôle des Chambres de Commerce, Tavantprojet consolidait leurs attributions. Un intéressant échange de vues eut lieu qui permit à M. Millerand d'apprécier les dispositions des intéressés à l'égard de l'initiative gouvernementale.

Enfin, le 21 septembre 1909, M. Millerand inaugurait par Nantes le voyage d'études maritimes qu'il s'était proposé de faire dans

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