INAUGURATION DU MONUMENT AD. CÛCHERY
Imrreau, où il marqua vite sa place. Il avait remplacé, dans le cabinet du bâtonnier Félix Liouville, un jeune confrère qu'il devait retrouver «n face de lui dans d'autres luttes que celles du Palais : M. Huffet.
La révolution de 1848 fit de Cochery le chef de cabinet du Garde des sceaux. Il rendit dans cet emploi des services qui lui valurent, lors de la retraite du Gouvernement provisoire, l'offre de fonctions importantes. Cochery préféra reprendre la robe.
Le régime impérial ne devait lui présenter que trop d'occasions d'aftirmer à la barre ses convictions libérales : en' correctionnelle, aux assises, Cochery eut pour clients les journaux d'avantgarde que traquait un gouvernement incapable de supporter la critique.
L'heure sonna pourtant oîila liberté fut la plus forte. En I8G8, une loi était votée qui rendait possible la publication de journaux politiques. Adolphe Cochery avait une propriété à Montargis. Cette année même, il y fonda V Indépendant de Montargis. Il y était, l'année suivante, candidat de l'opposition. Après une campagne électorale qui a laissé des souvenirs vivaces et pittoresques, Cochery l'emporta au second tour de 700 voix sur le candidat officiel.
Il prit aux débats du Corps législatif une part remarquée, notamment dans les discussions de la loi sur la presse et de la loi municipale.
3o6 POLITIQUE DE RÉALISATIONS
Dès qii'apparurenl à riiorizon les signes précurseurs de la tourmente où la France devail laisser des morceaux de sa chair, Cochery se rangea parmi les représentants du 'peuple courageux et prévoyants qui, comme Thiers, ne craignirent pas de dénoncer le péril. Il fut un des 84 députés qui votèrent contre la déclaration de guerre.
Le 4 septembre, ses collègues réunis dans le Salon de la Paix le choisirent pour aller, avec Jules Grévy, porter l'adhésion du Corps législatif au gouvernement de l'Hôtel de Ville.
Le rôle de Cochery pendant nos désastres vaut d'être mis en lum;èro. Commissaire général de la défense du département du Loiret, il est au milieu des troupes pendant la bataille d'Orléans. Quand les Bavarois prennent la ville, il est au milieu de ses concitoyens. Il les quitte pour ^ rejoindre à Tours, après avoir traversé sans sauf-conduit les lignes ennemies, Thiers qui y attend les autorisations nécessaires afin de se rendre à Versailles conférer des conditions d'un armistice. Cochery n'hésite pas. Il repart immédiatement, toujours sans sauf-conduit, les solliciter du général Von der Thann qui commande à Orléans. Il est assez heureux pour les obtenir Il les rapporte à Thiers et part avec lui et Paul de Rémusat pour Versailles.
Entre Versailles et Paris, Cochery assure, au cours des négociations, le contact nécessaire.