SUR LA SUPPRESSION DES ATTACHÉS MILITAIRES
Chambre des députés. Séance du 19 février 1900. — M. Waldeck-Rousseau, dans la session ordinaire de 1900, dut intervenir plusieurs fois au cours de la discussion du budget de la guerre. C'est ainsi, comme nous l'avons dit plus haut, qu'il fut amené à prononcer un discours important sur l'armée et qu'il fit repousser une demande d'enquête déposée par M. Pelletan. Il eut également à intervenir à propos d'un amendement de M. Marcel Sembat lendant à la suppression des attachés militaires. M. le général de Galliffet, ministre de la Guerre, demandait le maintien de ces officiers. Mais M. Sembat ripostait que certains attachés étrangers avaient organisé en France une sorte d'espionnage facilité par le caractère diplomatique de leurs fonctions, et cet argument lui semblait justifier sa proposition. La brève réplique de M. Waldeck- Rousseau fit repousser l'amendement de l'honorable député.
M. Waldeck-Rousseau, Président dû Conseil, ministre de l'Intérieur et des Cultes. — Je voudrais simplement rappeler à la Chambre que, lors de la discussion du dernier budget, elle a été saisie d'un amendement qui avait le môme sens, la môme signification, la môme portée. Elle l'a écarté à une très grande majorité dans un sentiment de haute réserve, de haute prudence, qui n^est le fait et le monopole d'aucun . parti, qui est le fait et le monopole — si je puis m'ex-
primer ainsi — de tous les membres du Parlement.
Elle a compris qu'en pareUVe maWtofc \\ fo\&\^va&^