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LA FRANCE ET LES NATIONS ÉTRANGÈRES

Les Commissaires généraux étrangers offrirent une soirée d'adieux, à l'occasion de la clôture de l'Exposition de 1900, aux membres du Gouvernement et À la haute administration. Elle eut lieu le 15 novembre dans les salons de l'Hôtel Continental. Tous les ministres y assistaient.

M. le Dr Richter, Commissaire général d'Allemagne, qui présidait le banquet, leva son verre en l'honneur de M. le président de la République et de Mme Loubet, en priant le Président du Conseil de se faire auprès d'eux l'interprète de la reconnaissance et des hommages des Commissaires étrangers. Il remercia ensuite le Gouvernement de son hospitalité « si brillante et si gracieuse », et il ajouta :

« De ces multiples relations d'affaires et de société ont pris naissance des liens des plus précieux qui, comme nous l'espérons et le désirons, seront maintenus inébranlables également après la clôture de l'Exposition. Ce n'est pas sans une certaine mélancolie que nous voyons approcher le terme de noire mission, et que nous devons nous séparer de ces relations qui nous sont devenues chères et du cercle de tous ces hommes éminents. Au nom de tous mes collègues, je vous exprime nos cordiaux et chaleureux remerciements, je vous dis du fond du cœur : Merci ! »

M. Waldeck-Rousseau lui répondit en ces termes :

Monsieur le Commissaire général,

Le Président de la République sera très touché des paroles si cordiales que vous venez de faire entendre, et il me sera tout particulièrement 3^tab\& &*fc^ auprès de lui votre interprète.

Les éloges que vous avez accordés à l'Exposition sont pour le Gouvernement français la plus précieuse des récompenses. Elle a été notre grande préoccupation. Nous aimons trop notre pays pour n'avoir pas souhaité avec passion de voir un rayon nouveau s'ajouter à son auréole de gloire.

Nous avons aussi pensé — et votre langage prouve que* nous n'étions pas dans l'erreur — que ses hôtes n'apprendraient point à le connaître sans en même temps apprendre à l'aimer.

L'œuvre qui vient de s'achever laissera — vous avez eu raison de le dire — de grands et profonds souvenirs. C'est la France qui a su la préparer. Elle n'oubliera pas que ce sont les nations répondant à son appel qui lui ont permis de l'accomplir.

Paris vous a offert le cadre. Mais dans son décor merveilleux que de merveilles vous avez entassées !

Ces palais que vous avez élevés et qu'une ingénieuse pensée avait réunis rappelaient à quelques-uns les grandes émotions éprouvées en visitant vos capitales. Et ceux qui n'avaient pas de tels souvenirs apprenaient à connaître et à admirer l'infinie variété du génie humain et l'affirmation constante des principes supérieurs du beau.

Devant le spectacle offert par le prodigieux développement de l'industrie, on ne savait s'il convenait d'admirer davantage ou l'originalité puissante de chaque race et ses dons naturels, ou cette constante pénétration des idées, ce retentissement universel des découvertes qui fait du progrès le trésor commun des peuples et qui semble d'autant plus inépuisable qu'on y puise plus largement.

Nous verrons disparaître avec regret ces édifices si nouveaux et cependant dfejk s\ taoùX^v,, £^\ w^.

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