‹ Politique française et étrangèreChapitre 56 sur 76 · ASSOCIATION DES JOURNALISTES RÉPUBLICAINS · texte numérisé non relu

ASSOCIATION DES JOURNALISTES RÉPUBLICAINS

L'Association des Journalistes républicains donna sa fête annuelle, le 4 février 1900, sous la présidence de M. Ranc, entouré de MM. Waldeck-Rousseau, président du Conseil; Leygues, ministre de l'instruction publique; Millerand, ministre du commerce; Dupuy, ministre de l'agriculture, etc.. A la fin du banquet, M. Ranc, après avoir porté la santé de M. Loubet, Président de la République, prononça une allocution qui renfermait le passage suivant :

« ... M. le président du Conseil, mon cher ami. Hier, vous étiez président du Comité de contentieux de notre Association; aujourd'hui, vous êtes le chef du Gouvernement. Je vous connais assez pour savoir que vous n'avez pas recherché, que vous n'avez même pas désiré, ce pouvoir dont d'autres poursuivent la conquête avec tant d'àpreté. (Applaudissements.)

« Pour quitter votre cabinet, il a fallu faire violence à vos goûts, à vos sentiments intimes, mais vous avez vu où étaitpour vous le devoir et vous n'avez plus hésité.

« Et avec une clairvoyance sûre, vous avez compris ce que commandait la situation : vous n'avez pas seulement recommandé l'union, vous l'avez pratiquée; vous avez demandé à un homme qui semblait bien éloigné de vous, mais que l'intérêt de la défense de la République a rapproché, vous avez demandé à M. Millerand de prendre, à côté de vous, sa part dans les responsabilités.

(( C'est là de la bonne, de \a ç^anda politique. (Très bien! Très bien! Applaudissements.^

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