LES REPRESENTANTS DU PEU- PLE SE VENDENT
Or, cela a été dit, non pas une fo!s, non pas deux fois, mais dix fois, par un journal responsable, pendant la Session, et, chose encore plus regrettable, le premier ministre, le procureurgénéral, n'a pas même osé demander à l’accusateur de prouver son accusation. L’accusation était formelle. J'ai Attiré l’attmtion de M. Gouin sur cette accusation. Je lui ai dit que personne ne Soupconnait un seul député conservateur et que d’ailleurs, c'était au leader de la Chambre à renvendiquer
l'honneur de la Chambre.
n:'a répondu :
journaux.
occupé au point de faire expulser le
M. Gouin on ne s'occupe pas des Pourquoi s'en est-il donc
la Chambre, sans même lui donner 1 occasion de s'expliquer, un autre jcurnaliste r°Présentant un journal qui avait quauué de folie ou de crime um vote donné par la majorité de la Chambre. Les gens qui se laissent traiter de vendus ont-ils bf£en le droit de se fâcher quand on les qualifie de fous !
Le député de Laval dénonce aussi des abus d'autorité des ministres qui tendent dirccvement à la destruction du gouy:rnement responsable, le £ouverneme nt doit obéir à l'ordre de la Chambre :t cepeudant, le gouvernement actuel se moque à:s volontés de celle-ci.
La Chambre ordonne-t-elle la production de documents publics que le #ouvernement, lui, ne donne qu? ce qu’il veut. Pendant la dernière session, nous avons demandé dix fois ia production des documents ordon1és Par la Chambre, et la piupart du temps nous n'avions pour toute réponse que des excuses comme cellesci: “ nous allons y voir,c'est trop long, grenez patience, etc.’ Impossible de discuter avec intelligence sans ces documents ot c'est précisément ce que les ministres veulent empêcher. l's ne souffrent pas la discussion franche, et loyale, Les critique-t-on qu'ils répondent à peine, s2 renfrognent dans leur mauvaise humeur et nous répondent par le vote.