‹ Politique provinciale des différentes administrations depuis 1867Chapitre 18 sur 19 · FROSTITUTION DE LA JUSTICE · texte numérisé non relu

FROSTITUTION DE LA JUSTICE

S il est une chose qui devrait être au-d£esus de tout soupcon, c'est bien l'administration de la justice. Le gouvernement Ja prostitue avec un cynisme dégoûtant. L'affaire Gaynor et

Green, dans laquelle on a vu !es pou-

voirs publics pactiser avec des voleu:e qui s'étaient enfuis de leur pays, vst un exemple. Mais la procès Prévost- Asselin est une prouve encore plus f'aîche et plus irréfutable. Ici, l’on a vu un ministre, le procureur-général lui-même intervenir directement pour écraser un particulier, et ee vanter de vowoir influencer le jury par une déclaration qu'il n'avait pas le droit de faire, puis accuser l'avocat de ce particulier d'un crime infamant qu’il n'a pas même eu le courage d'essayer de Prouver, tout cela pour sauver un collôgue dont la culpabilité pouvait entraîner la chute du gouvernement. Ce ministre, c'est M. Turgeon, votre député. Mal lui en a pris cependant. Ta preuve faite au cours de ce procès rorte contre M. Turgeon une accusation de tentative de boodlage au détriment de 'a province et au profit de Ja caisse électorale libérale, M. Turgeon a nié et nie encore naturellement.

Mais le témoignage du Baron de l’Erine reste appuyé sur une série de documents dont l'authenticité a été admise par M: Taschereau, l'avorat niême de M. Prévost. Quel est ce!ui qui s'est parjuré ? M. Turgeon avait un moyen facile de confondre gon 41€- Cuüsateur. Lui qui était À ce moment là prorureur-général, il n'avait qu'À demander ja nomination d’une commission pour aller examiner les témoins de Belgique. Il ne la pas fait.

Pourquoi ? Il reconnaît la gravité de l'accusation et cependant, ii ne fait rien pour la détruire. A-t-il eu peur que le témoignage des membres du syndicat belge vint prouver que le parjure n'est pasde baron de l’'Epine, Mais M. Turgeon lui-même.

M. Lewanc termine par un chaleureux appel aux électeurs de suivre attentivement la discussion des affaires rubliques et de donner leur vote consc'encieusement, n'ayant en vue que le meilleur intérêt de la province.

APPENDICE Pièce A

Une lettre décisive. . .et compromettante.

Voici, signé par le ministre, un document qui coutredit carrément son té6-

moignage donné sous serment :

‘* Cabinet du ministre,

Québz., 9 octobre 1905.

M. le baron de l’Epine, 3, rue d'Artois Liège, Belgique.

Mon cher M. de l’'Epine.

J'ai reçu, hier, votre lettre du 28

£ ptembre. Mer: des photographies.

iles ont fit paisir à ma femme.

La iettre de M. GOETHALS m'a vivement intéressé, Je crois que je Dourrai indiquer à CES MESSIEURS plusieurs affaires à étudier.

Cordialement à vous.

ADELARD TURGEON."

Pièce

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