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MIEUX EN QUEIQUES MOTS

de vive voix, QUE PAR LET- TRES LES PLUS EXPLICITES:

rien cependant n’est décidé à cet

‘“ Sincèrement à vous BARON DE L'EPINE."”

Le même jour où le Baron de l'Epine donnait ces détails à son synicat, il écrivait une lettre à M. F. A.

Gendron, député, pour lui dire que ce jour-là il s'était rendu au département des Terres avec le plan qu’il tenait de M. Gendron, et les rapports officiels d'un Monsieur Thompson, un employé du département des Terres et il ajoutait : (Lettre No. 14).

J'ai communiqué ces rensei-

gnements à l'honorable ministre (M. Turgeon) qui me charge de vous demander de bien vouloir venir au plus tôt à Québec.”

Une première demande abandonnée

Le 15 novemibre, c'est-à-dire, au leudemain de la réunion convoquée par M. Turgeon, à Montréal, le baron de l'Epine envoyait au ministre des terres, au nom de son groupe de capitalistes balges, une demande d'option (Lettre No. 12) pour une concession de 500,000 âcres de terre dans l’Abittibi :

‘* basée quant au prix, disait-il, Sur celui que vous avez l'habitude de fixer pour les terres destinées aux colons.”

Cette demande n'eut aucune suite, ele fut abandonnée après la rencontre de MM. de l'Epine et Gendron, chez le Ministre, et remplacée par celle que ccntenaïit la lettre officielle du 28 novembre (Lettre No. 19), sollicitant une concession de 200,000 âcres de terre bouvant éventuellement être portée à cinq cent mile. L'intervention du ministre est ici évidente et c'est à la brière même de M. Turgeon, que le baron a consenti à substituer sa de- Mmande du 28 à celle du 15 novembre, M. Turgeon l’admet d’ailleurs quand k 2% janvier, il écrit au baron (Lettre No. 34) :

“ Vous savez à quelle impression j'ai obéi en la restreignant (votre demande de 500,000 âcres) à zuu,000 âcres. On m'a dit : I!

vaut mieux tâter l'opinion avec re concession moins considéra-

le.”

Le mysterieux reparaît

Le jour même où le baron faisait au ministre sa demande officielle d’une option pour une concession de 200,00 âcres de terre, dans l'Abittibi, il écrivait au syndicat belge‘ une lettre siugulière (Lettre No. 20) qui, avant d'être expédiée, fut montrée à M. Turgeon afin de savoir si elle était conforme aux vues du ministre,

Elle fut trouvée convenable, puisqu'elle fut expédiée.

Elle disait :

“ L'obligation de coloniser consiste dans l'engagement d’intro-

duire dans la région ( de l’Abittibi) une certaine quantité de colons.

Cette clause est laissée à l'appréciation du ministre. Il parlait d'une trentaine pour commencer, par an, ce qui est très raisonnable.”

Et elle sjoutait :

‘“ Si j'obtiens de l'honorable ministre le droit d'option tel que ie l'ai demandé, je retournerai en Belgique pour me mettre d'accord avec vous. IL Y A DES CHO- SES QU'IL EST IMPOSSIBLE D'EXPLIQUER CONVENABLE- MENT PAR LETTRE.’

Et quelles sont donc après tout, res choses mystérieuses qu’il importe tant de cacher et “ qu’il est impossib'e d'expliquer convenablement par lettres ? ”

Eclosion de la C. E.

C'est le baron de l’Epine lui-même qui soulève le coin du voile, quand ii écrit confidentiel'ement à son ami l* chevalier Goesthals, en date du deux décembre 1905 (Lettre No. 22).

“ Quant à M. Turgeon, il va me remettre l'option en question, mais il me donnera, en outre, ses initructions pour son exécution. Cela demande des explications que je ne puis donner par écrit. Vous Savez sans doute que dans tous 25 pays d'Amérique, L'INSTITU- TION DE LA CAISSE ELECTO- RALE EXISTE, comme les caisses diocésaines chez nous, ou parfois les caisses noires, dans !es communes ; c'est un rouage qu'i?

faut connaître.”

Et au syndicat, le baron disait, vers la mi-décembre 1905 (Lettre No. 26) :

‘ Je suis d'accord avec M. Turgeon pour la rédaction de l'option.

Malheureusement il n’y a pas eu de conseil de ministres, la semaine

dernière. Il y en aura un mercredi, (le 20 aëcembre). Si ça passe sans modification je partirai de suite pour Anvers.”

Telle que prévue, telle que désirée lu moins, l'affaire de l’Abittibi passait au conseil le 20 décembre 1905, et, le 21, le baron obtenait de M. Turgeon trois choses importantes 10 la fameuse option d'une concession de =U0,000 âcres de terre : 20 le blanc- Sing de l’honorab'e ministre, permettant au baron de disposer de cette concession d'une manière bien pratique : 50 des instructions secrètes au sujet du prélèvement, à raison de cette concession, de certains fonds électoraux, sur lesquels, comme dans le passé, M.

Turgeon aurait pu compter pour payer les amendes auxquelles une justice aveugle condamne parfois ses parsans les plus chauds, ou la solde au “'ercenaire toujours prêt pour quelques deniers, à remplacer sous le drapeau ceux qui n'ont ni coeur, ni courage,

Parti d'Halifax, le 24 décembre 195, le baron de l’Epine débarqua à Anvers le 6 janvier suivant et dès le 11 de ce mois, il donnait à M. Turgeon les meilleures nouvelles :

‘* Je me suis rendu à Anvers disait-il (Lettre No. 29) : le comité de Direction du Syndicat se réunissait à l’occasion de mon retour...Les “ explications que j'ai fournies ont entièrement satisfait ces messieurs” qui paraissent et qui sont excessivement embailés Sur la concession de terrains, La lettre d'option a été examinée avec une £scrupuleuse attention et toutes les conditions acceptées en principe.”

M. Turgeon haletant

Et que faisait M. Turgeon pendant l'absence du Baron ? Il écrivait à ce dernier lettres sur lettres, pour hâter la conclusion du marché que le gouvernement} négociait avec le syndicat be'ge par l'intermédiaire de M. de l’Epine.

C'est M. Turgeon qui écrivait les lignes suivantes :

Le 20 janvier 1906, (Lettre No. 81) :

‘* J'attends avec impatience des nouvelles du syndicat. J'espère que tout ira bien.’

Le 23 janvier (Lettre No. 33) :

“ J'espère que vous réussirez et que vous nous reviendrez le plus tôt possible.”

Et encore le 23 janvier, mais dans une autre lettre (Lettre No. 34) :

“ Je ne saurais trop vous engagager à pousser avec célérité la conclusion de cette affaire. Deux syndicats américains m'ont fait pressentir. Ils demandent praiiquement le même terrain....Je serais désolé de perdre la coilabo’ation des capitaux de langue française (sic). Vous connaîssez mon opinion là-dessus sans qu'il soit nécessaire que je précise davantage.”

Et toujours le 23 janvier, un câblogramme brûlait les espaces pour dire au syndicat belge (Lettre No. 36) :

“ Concession peut être facilement portée au double, mais urgence. Avous déjà deux demandes (de) syndicats Américains (Signé) TURGEON.”

Dans une seule journée. celle du 23 janvier, M. Turgeon trouvait moyen de communiquer trois fois avec l’agent du syndicat belge, deux fois par voie postale et une fois par voie télégraphique .

Vit-on jamais de la part d’un ministre de la Couronne sotlicitude plus intéressée, empressement plus scandaleux, âpreté plus compromettante dans la poursuite d’une entreprise, et peutop raisonnablement se rendre compte de tout ce déploiement d'énergies sans soupçonner au moins le motif caché de tant de patriotiques appréhensions ?

Hélas, pour me servir de ces mêmes expressions que M. Turgeon, à St- Michel, a cru devoir emprunter aux Livres Saints, l’iniquité s'est mentie à elle-même, et c'est de la main même de votre Géputé qu'est parti le cop fatal qui ie frappe aujourd’hui et qui jette en pâture aux lions de l'arène et à la réprobation du public, son non, pour toujours compromis et sa réputation irrémédiablement endommagée !

Homme de lettres, ce sont les letties de M. Turgeon qui l’accablent au

jour de la rétribution et qui le marquent pour le sacrifice.

C'est pendant qu'il était en Europe que le baron de l’Epine écrivait à M.

Turgeon cettd lettre désormais fameuse connue sous le nom de “ Lettre de Charneuse,”’ datée du 28 janvier 06, et qui contenait la compromettante allusion à la caisse électorale, (Lettre No 37.)

‘“ L’explication que j'ai fournie au sujet de la C. E., aux quatre membres de la direction, a été, disait ie Baron, comprise, admise et acceptée sans aucune difficulté :

nous avons donc affaire à des gens qui compre:uent les choses.”

Nous avons, en réponse à cette pièce compromettante, une lettre de M. Turgeon, en date du 12 février (Lettre No. 45) qui se lit :

‘* Mon cher ami,

“ J'ai reçu vendredi dernier, le 9, votre ilettre officielle et, ce matin, celle de Charneuse,

‘* Je suis satisfait de tout ce que vous m'y touchez...

” Cordialement à vous,

(Signé) ADELARD TURGEON.”

Je reviendrai sur ce sujet.

Un café à Bruxelles

Pendant que le baron de l’Epine était en Europe, le ministre de la Colonisation, M. Jean Sans Tête, y arriva. Il traversa la Belgique en conquérant, panache au vent. Après avoir connu tous les enivrements de la gloire, il échoua un bon soir cu café de Paris, à Bruxelles, le 10 ou le 11 avril 1996. Nous le trouvons, à cette date, assis à table, avec le baron de l'Epi.e, dégustant tous deux

‘ ce vin clair ‘“ Où leur chanson mouillait son aile ‘“ Avant de s'envoler dans l'air.”

Le ministre était en train de faire des confidences et, à un moment donné, pendant que l'orchestre égrennait dans la salle à manger ses notes les plus suaves, Jean Sans Tête dénonça sans pitié au baron qui l'écoutait et qui

prenait des notes, les conditions de l'option que le gouvernement de Québec avait consentie au syndicat belge, Cet incident de l’histoire de la concession de l’Abittibi est tellement invrai- £eembiable que je ne puis résister zu désir de vous donner textuellement le témoignage qui a éte rendu à la cour, lors du procès Assestu.

Voici comment s'exprime le baron, en réponse aux questions posées par Maître Laflamme :

“ J'ai profité de l’occasion pour tâcher de savoir ce qui avait été dit au conseil des ministres, quand on avait donne cett: option-!à.

C'est pour la premi ‘e fois que j'ai su que le prix (de 70 cts de l’âcre) était trop cher. J'ai fait des annotations au crayon sur la table, où nous mangions. Au fur et à mesure, je crayonnais et je prenais des notes.

‘ Q.—En sa présence ?

R.—Oui, Monsieur.

“ Q.—Et sans secret ?

‘“ R.— Oui, Monsieur.

“ Q.—A-il dit comment les affaires s'étaient passées au conseil des ministres ?

“ R.—I] m'a dit que c'était trop élevé et qu’on avait ri de nous.

* Q.—Qui avait ri de vous ?

‘“ R.—Les ministres. Naturellement eux le faisaient pour un bien.

Ils le faisaient pour vendre plus cher nossible, leurs terrains. J'ai dit à mes syndicataires que j'avais appris par M. Prévost que c'était trop cher.

‘ Q.—At-il été question du fait que vous aviez été fourré dedans ?

“ R.—1I] m'a dit : “ Vous payez “ trop cher. Vous n'avez pas de ‘“ bonnes conditions. Vous ne de- ‘“ vez pas payer la redevance de la “ coupe.” J'ai fait des annotations au crayon pendant ce temps-là. On m'a dit : “ Vous ‘“ devez obtenir vos lettres paten- “ tes tout de suite et vous ne devez pas payer de redevances sur le bois après cet achat, ce que vous obtiendrez.” ù Il m'a dit: + Vous devez aussi obtenir l'option du droit de mines sur le terrain concéilé comme permis d'exploration.”

11 disait : ‘“ Vous devez avoir “ tous ces terrains-là sous permis “ de recherches de mines pour que ‘“ personne ne puisse y venir.”

Il m'a dit : “ Vous obtien- “ trez tout ceïa.’

Ensuite” j'ai communiqué cela à MM. Goethals et DeJardin.”

M. Prévost entendu ensuite comme témoin n'a pas contredit cette partie importante du témoignage du baron de l'Hpine.

Et que dit M. Turgeon sous serment ?

Ces messieurs (du syndicat) avaient appris dans j’intervaile que les terres agricoles dans la province de Québec se vendaient vingt-cinq <ents et trente cents de l'âcre...Ces messieurs de l’autre côté (de l'océan) ont eu des renseignements venant évidemment d'ici.”

Ces renseignements portèrent leurs fruits et peu après le retour du Baron au pays une nouvelle demande (Lettre No. l1u0) fut présentée le 25 août 1906 au département des terres par l'agent du syndicat belge. Elle fixait à 30 cts l’âcre le prix offert, le paiement ‘uquel devait être reparti en quinze versements annuels et égaux.

L'exploration Obalski

Maïgré les pressantes sollicitations du baron de l’Epine et des efforts :avemment combinés de M. Turgeon, je syndicat ne voulut jamais se porter l'acquéreur de l'option que le ministre des terres avait consentie en sa faveur. En Belgique on voulait, au préalable s'assurer de la valeur du terrain, et, à cette fin, on organisa une exploration qui eut lieu dans le cours de juin et juillet 1906. M. Obalski, un autre intime de M. Turgeon, employé public, .u service de l'Etat en qualité de surintendant des mines, fut placé rar le syndicat à la tête du parti expiorateur et trouva le moyen, en servant deux maîtres à la fois, de prélever simultanément double mouture d'argent, une sur le syndicat belge, et l'autre sur vous,

Et en effet, pendant que vous payez à cet employé modèle un salaire annuel de 2,300.00 à $3,000.0) et que vous comptez sur iui pour défendre Jes intérêts de la province, le syndicat belge arrache ce monsieur des bras de M. Turgeo:, le colle à son service et lui donne de son côté $3,000 pour faire triompher es intérêts belges.

M. Obalski a trouvé bien naturelle l'étrange position qu'il occupait, muis comme il avait deux poches à son pautalon, la poche canadienne et la poche belge, la poche droite ne sut jamais ce qui entrait dans la poche gauche et vice-versa. La paix du monde fut respectée et nos trois grands hommes, MM. Gouin, Turgeon et Prévost, consu:.6s spécialement à ce propos par M.

Obalski, décidèrent avec une unanimité touchante que la paix et la jüstice €e donnaient le baiser de l’amourette.

‘* Pax et justitia osculatae sunt.”

Sorti du bois de l'Abittibi, M.

Obalski, traversa en Belgique, arriva à Anvers où il rendit compte au Syndicat du fruit de ses observations. Ce que son rapport dut être, vous vous l’imaginerez facilement, quand vous saurez que M. Oïbalski a avoué sous serment qu'il avait du Syndicat belge la promesse d'une place de $4,000 par année.... si seulement ja petite transaction de l’Albittibi pouvait se terminer heureusement. En même temps, M. De Jardin, du Syndicat Belge, faisait presque coup sur coup deux voyages au Canada, le premier entre le 15 avril et le 15 juin, le second entre le 20 octobre et le 21 novembre. Dans ces deux occurrences il eut des entrevues avec M. Gouin et avec M.

Turgeon et c'est à la suite d’une de ces entrevues avec le premier-ministre que M. De Jardin, un soir du mois de novembre, envoyait au baron de l'Epine le projet d’une lettre à écrire à M. Turgeon et que, de fait le baron écrivait au ministre des terres, le 22 novembre 1906 (Izættre No.

111) une lettre qui contenait la nouvelle et dernière proposition du Syndicat Belge au sujet des terrains de l'Afbittilbi.

Lescinq propositions du syndicat

Dans l'espace de douze mois le syndicat belge roumit donc au gouvernement cinq propositions différentes :

La 1ère, le 15 novembre 1905, (Lettre No. 12) demandant une option sur 500,000 âcres de terres, dans la région de l’Abittibi, au prix ordinaire des terres destinées aux colons. (Cette première demande fut abandonnée et remplacée au bout de treize jours par la suivante :)

La 2ème, le 28 novembre 1905 (Lettre No. 19) demandant une option sur 200,090 âcres de terre pouvant éventuellement être portées à 500,000 acres et qui fut accordée le 15 décembre 1905 (Lettre No. 24), le prix de l’acre étant fixé à 70 cts, payable en 5 versements annuels de $28,000.00 chacun.

La 3ème, à la date du 7 juin 1996 (Lettre No. St) demandant 500,000 acres de terre à 70 cts, payable en 5 versements annuels de $70,000.00 chacun ;

La 4ème, à la date du 25 août 1906 (Lettre No. 100) demandant de 200,- 000 à 500,000 acres de terre, payables à raison de 30 cts l'acre, en 15 versements annuels et égaux, dont le ler le 30 juin 1907 ;

La 5ème, À la date du 22 novembre 1906 (Lettre No. 111) demandant 250,- 009 acres de terre payables à raison de 30 cts l’acre, en 8 versements annuels, dont le ler le 30 juin 1907.

Le pot-de-vin

La quantité d'acres à prendre, le prix exigé par âcre, le mode de payement, sa durée, tout cela changeait d'une proposition à l’autre ; une seule chose demeurait stable, Immuaible, c'était le pot de vir que l’on exigeait sous le prétexte d'une contribution au fonids électoral,

Tant que le prix de l’âcre se tint à 10 cts, on exigea 30 cts comme pot de vin, mais lorsque, à la suite des indiscrétions de l’homme au panache, le prix de l'âcre fut réduit à 30 cts, on fit comprendre aux intéressés qe jamais, oh! non, jamais, cn ne céderait sur les conditions de défrichement et cette détermination de ne rien céder prenait un caractère .ellement sérieux que le syndicat belge vouut un instant rompre ! fgociations et sé retirer compt'ête ac de l'affaire, mais le baron de l'Epine qui avait assez p' ‘qué M. Turgeon pour le connaîti ,ar coeur, empêcha une Tupture défiuitive en écrivant le 31 octo-

bre 1906, à M. De Jardin alors à Winnipeg (Lettre No. 108).

‘““Offrez-moi une somme ronde de $50,000.00 à payer cash quelle que soit l'étendue de la propriété.

Dans ces conditions nous pensons

que les conditions d'établissement et de détail se règleront à votre satisfaction. Si vous vous décidez à traiter sur ces bases vous devriez être ici vers le 12 novembre, le principal intéressé devant s'absenter le 15 pour un mois.”

Pour bien comprendre Ja situation à cette époque, pour bien saisir les exigences du ministre et les dispositions . syndicat, je ne puis mieux faire Que de vous lire le témoignage qui a été donné.à la cour par le baie de l’Epine lors du procès Assein.

Le voici tel qu'il est officiellement rapporté aux pages 144 et suivantes :

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