‹ Politique provinciale; les differentes administrations depuis 1867Chapitre 8 sur 13 · UN MILLION · texte numérisé non relu

UN MILLION

de dollars de plus qu'elle n'était sous la dernière administration conservatrice. Qu'est-ce que le gouvernement peut montrer pour justifier cette augimentaition ? Rien de solide* Donc, première promesse violée: loin d'économiser le gouvernement a dépensé plus que ses prédécesseurs.

A-t-til maintenu sa promesse d'équilibrer le budget par l'augmentation du revenu sans avoir recours à de nouveaux impôts ? Pas davantage.

Il est clair que le régime libéral, dépensant plus que ses prédécesseurs devait trouver un revenu plus considérable sous peine de faire banqueroute. Mais il avait promis d'augmenter le revenu sans créer de nouvelles taxes. Or, il a fait le contraire. M. Ohapais vous a prouvé que le gouvernement Gouin a taxé de nouveau et plus fortement ce qui l'était déjà; à tel point qu'en 1906, M. Gouin a perçu $411,000 de plus de taxes que ses prédécesseurs. Le reste de l'argent qu'il lui fallait pour équilibrer son budget, c'est la forêt, le domaine national, qui l'a fourni à ce gouvernement sans prévoyance pour l'avenir. La forêt a été sacrifiée pour caicheir l'extravagance ministérielle.

Trois cents mille piastres par année ont été ainsi prises sur les ressources de l'avenir pour masquer la mauvaise administration du gouvernement. De sorte que les surplus dont M. Gouin se vante ne sont pas le fruit de la politique promise par le parti libéral, mais le résultat de la 'politique contraire, celle du sacrifice du domaine public et des lourds impôts jetés sur les épaules du peuple.

'Ces surplus ne sont pas le fruit de ^l'économie et d'une administration active, tirant des sources de revenus déjà existantes un meilleur rendement, mais ils sont le fruit de l'incurie criminelle du gouvernement d'un côté et du sacrifice coupable qu'il a fait de nos richesses forestières. :;

LIMïPORTANOE DE NOS FORETS

Et pour comprendre toute la faute du gouvernement, il faut se bien pénétrer de l' importance de nos richesses forestières et des avantages que nous pourrions retirer de leur exploitation plus sage. Disons d'abord que M. Gouin, qui se vante de vendre la forêt un peu plus cher que ses prédécesseurs, oublie de dire que le bois ds pulpe qui ne valait que $1.50 la corde en 1879, lors de l'établissement de la première pulperie à Buckingham, ee vend aujourd'hui 6 dollars la corde.

11 devrait se vendre encore plus cher que cela, car les américains ont absolument besoin de nos forêts pour tenir leurs usines en activité et prolonger un peu la durée de la réserve qui leur reste chez eux. Et si nous avions ici la (politique adoptée dans Ontario qui oblige le concessionnaire à fabriquer sur place, nous verrions ce que l'on a vu là, l'industrie américaine Immigrer chez nous et créer les centres industriels qui fourniraient à nos cultivateurs autant de marchés locaux pour l'écoulement de leurs produits.

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