‹ Politique provincialeChapitre 34 sur 56 · RAJUSTE M E X T DU SUBSIDE FEDERAL · texte numérisé non relu

RAJUSTE M E X T DU SUBSIDE FEDERAL

Le rajustement des subsides fédéraux, vous le savez, est maintement un fait accompli ; et, nous pouvons le proclamer sans vanterie, c'est par un gouvernement libéral qu'a été menée à bonne fin l'agitation efficace qui devait amener la solution de cette important problème, comme c'est par un gouvernement libéral que cette agitation a été commencée ; c'est au gouvernement de Québec que revient le mérite d'avoir organisé le mouvement d'ensemble des provinces qui devait assurer le succès de nos revendications, comme c'est au gouvernement Laurier que revient la gloire d'avoir su foire droit à nos réclamations.

La mesure que vient d'adopter le parlement impérial' et que sanctionnera bientôt Sa Majesté le Roi, permettra au gouvernement de cette province de toucher, dès cette année, une subvention additionnelle de §000,000. Et cette subvention annuelle n'est pas fixe ; elle augmentera à mesure que s'accroîtra notre population. C'est dire que si pendant la présente décade, notre population augmente autant que pendant la dernière décade, nous toucherons une somme additionnelle de plus de §125,000, après le recensement de 1911.

Nous nous réjouissons, et à bon droit, d'avoir pu faire augmenter nos subventions fédérales. Les sommes additionnelles que nous payera désormais le gouvernement d'Ottawa et les revenus sur lesquels nous pouvons actuellement compter nous permettront de dépenser un million de plus par an.

Relever le niveau de l'enseignement primaire, répandre l'instruction technique, — industrielle, commerciale et agricole, — activer le défrichement et la colonisation de nouveaux territoires, encourager la construction de ponts en 1er et l'amélioration de nos routes rurales, telle est la grande tâche qui est devant nous. Pour l'accomplir, il ne suffit pas d'avoir un million à dépenser, il faut encore que toutes les énergies et toutes les bonnes volontés prennent part au travail qui se prépare. Or, messieurs, nous descendons de races fortes et généreuses ; tous nous aimons passionnément notre province. Montrons-nous donc dignes de nos origines, regardons en haut, et préparons les lendemains victorieux.

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