‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 16 sur 32 · UNE ENQUÊTE AURA LIEU · texte numérisé non relu

UNE ENQUÊTE AURA LIEU

Aussi l'opinion saine et indépendante m'a donné jusqu'ici le bénéfice du doute. Les grands journaux, les revues industrielles et de finances ont réclamé du Prerier Ministre, comme c'était leur droit, plus de lumière, une enquête complète et minutieuse sur tous les points du litige. Cette enquête elle se fera, et si personne n’a le courage de la demander, le gouvernement l’imposera. Nous en avons l'assurance formelledu Premier Ministre.

Cette déclaration a rassuré l’opinion, mais il y a deux groupes qui ne désarmeront pas : L'“ Evènement ” et le “ Nationaliste ee celui-ci moins coupable que le premier, parce qu’il est dirigé par un malade, un neurasthénique, qui, pour la notoriété, ne reculerait devant rien. Il y avait ainsi dans l'antiquité un fou épris de notoriété, Erostrate, qui, voulant laisser un rm dans l’histoire, mit le feu à cette merveille de grâce, de goût ei de richesse qu'était le temple d'Ephèse. Je ne me sens pas, en vérité, le courage facile d’être sévère pour le directeur du ‘ Nationaliste ”. Je ne trouverai pas grice, non plus, devant les timides agneaux et les farouches tourterelles de 1“ Evènement ”. Là se sont refugiés ce que le parti conservateur, dans le district de Québec, compte de plus taré, des hommes qui ont laissé des lambeaux de leur réputation à toutes les ronces du chemin, qui ont été compromis dans tous les scandales, dont on a surpris les mains dans toutes les poches, pensionnaires, commensaux où commanditaires des Whelan et des Mc ireev”, hommes d’un égoïsme omnivore, aussi détestés par leurs amis c e méprisés par leurs adversaires, dont l’histoire véridique a été écrite par eux-mêmes et dont Chapleau, qui connaissait bien l'école pour en avoir souffert, a pu dire : “ Ces hommes ont besoin d’avoir “ en dedans d'eux-mêmes, d’avoir au cœur, si tani est qu'ils en ont “un, un fond de bassesse et de vice qu’ils puissent y puiser chaque

“ jour pour eux-mêmes et qu’il en reste encore assez pour en déver- «ser sans cesse sur leurs adversaires ?.

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