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LES MOTIFS DE LA CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT

Quelle est la raison de cette campagne 9 J1y a des causes générales et des raisons particulières, en d'autres termes, des considérations générales de parti et des motifs de haine personnelle. Le sénateur Landry à déclaré à Ottawa, à la fin de la dernière session

fédérale, qu'il fallait me détruire à tout prix, parce que j'étais un <lément de force pour le parti libéral dans le district dé Québec, et il s’est même servi d’une expression plus flatteuse, beaucoup plus tlatteuse et que, pour cette raison, je préfère passer sous silence, Ci laraison générale : l'intérét du parti conservateur, et cest la seule digne de fixer votre attention ; mais il convient cepen- «lant d'indiquer les raisons praticulières, car elles ‘inirent d'une lumière révélatrice les méthodes de polémique + a sincérité du sénateur Landry. Vous vous rappelez de ces jours ue 1892 à 1897 où le peuple ployait sous les impôts de toutes natures, mais où il faisait si bon pour le sénateur Landry de vivre sur la terre canadienne ; jours de plantureux contrat et de grasse prébendes. Après avoir hérité d’une fortune réalisée à même les aliénés et les idiots, ces pauvres malades que la sollicitude des familles lui livrait et qu'i a exploités avec la rapacité et la cruauté de marchands de chaï humaine, le sénateur Landry voulait se débarrasser de cette bicoque, de cette maison d’iniquités qu'on appelle l'asile de Beauport. L'hitoire impartiale dira que la vente de cette asile fut la raison décisive du Coup d'Etat du mois de décembre 1891. Ce fut la détermir ation exprimée par Mercier de ne pas renouveler le contrat avec les propriétaires de l'asile de Beauport et de construire, à son expiration en 1893, un b? ‘al digne de la province et de la science mo- ‘lerne, qui engagea .icssieurs Angers et Landry à frapper le grand coup. Or, je siégeais à l’Assemblée Législative à cette époque. Je suis l’un de ceux qui ont vivement dénoncé le scandale de l'Asile de Beauport, et nous avons alors placé M. Landry dans ce dilemme d'où il n’est pas sorti et d'où il ne sortira jamais. Comme curateur de votre frère malade, lui disons-nous, et sous votre serment d'office, vous avez contradictoirement fixé une valeur à l’Asile de Beauport en 1884, à une époque où votre immeuble était moins détérioré par le temps et où vous aviez avec la province un contrat avantageux qui avait encore neuf années à courir. Cette valeur vous l’avez fixée à $8270,000. Ou vous avez été complice pour dépouiller celui que la loi et les liens du sang vous faisaient un devoir de protéger, et, dans ce cas, vous êtes le dernier de: misérables ; ou la valeur que vous avez fixée en 1884 était exucte et, alors, en 1893, la province de Québec a payé 150 à $200,000 de plus qu’elle n’au: it dû payer. Est-il étonnant après cela que le souci des intérêts publics se soit éveillé dans l'âme du sénateur Landry et que l’indignité du député de Bellechasse ait mu les scribes de l’“* Evènement ”, où l'on retrouve l'inspiration, le

doigté, la manière de faire de ce que la parti conservateur compte de plus taré dans ses rangs, des hommes dont les noms ont été accolés à tous les actes de banditisme politique pendant le dernier quart

de siècle ?

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