‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 25 sur 32 · LA PUBLICITÉ EST EFFICACE · texte numérisé non relu

LA PUBLICITÉ EST EFFICACE

“Mais, disent M. Bourrassa et ses amis, la publicité n’est pas réelle, les annonces ne sont Pas suffisantes dans l’espace de trente ou soixante jours, les acheteurs n’ont pas le temps de se renseigner sur la valeur de ce que vous offrez en vente et, par conséquent, la concurrence n'existe pas”. Cette objection paraît impressionner ceux qui ne sont pas dans le commerce de bois, ou qui n’ont qu’une connaissance superficielle de la question.

Notre dernière vente remonte au mois de juin 1906, ou nous avions alors annoncé à peu près 10,000 milles carrés en superficie. Comment se décomposaient ces 10,000 milles ? Il yen avait d'abord au delà de 7,000 milles qui avaient été annoncés en vente au mois de juin 1905 et qui, dans une grande proportion.—proportion qui diminue au fur et à mesure que l'on remonte plus loin,—l’avaient été les années précédentes ; de telle sorte que le commerce est exactement renseigné, non pas depuis des semaines et des mois, mais depuis des années et des années, sur ce que nous offrons en vente.

Mon argument porte aussi bien sur les nouvelles annonces que sur les anciennes, puisque les nouvelles sont des concessions adjacentes qui ne sont que le prolongement naturel des premières. Nous verrons, dans un instant, que les limites Breakey, vendues en 1905, avaient été offertes en vente en 1904, en 1908, et même en

LES FXIGENCES FISCALES

D'ailleurs, nous avions les exigences du fisc, la nécessité de trouver chaque année de 8:300,000 à $350,000, pour faire face à une situation impérieuse, pour rencontrer des obligations pressantes et que nous ne pouvions écarter. Nous avons pu commettre des fautes dans le passé ; nous en avons certainement commises, nous ne sommes que des hommes, mais il est un rerroc he que nos pires adversaires n’ont jamais osé nous adresser . le reproche d’extravagance. Nous avons administré les affaires de la province avec la plus rigide éronomie ; nous l'avons gardée des folles aventures et des folles équipées. Or, comment prélever, chaque année, les $300,000 ou $350,- 000 absolument indispensables à l'administration des affaires publiques. Le gouvernement et la députation étaient en présence d: deux systèmes : la taxe directe ou l’affermage du domaine public. Nous avons pas voulu taxer le peuple et conserver la forêt pour un avenir plus où moins éloigné et attendre une hausse éventuelle et toujours problématique, car les plus beaux calculs seraient gâtés si l'on trouvait un substitut aux pâtes à bois pour la fabrication du papier ou si nos forêts devenaient la proie des flammes, comme elles l'ont été trop souvent dans le passé.

A nos adversaires les conservateurs, je pourrais bien ajouter que cette politique ils en ont été les partisans, les protagonistes, qu'ils ont affermé la plus grande partie de notre donaine publie à un

rix bien inférieur à celui que nous en avons nous-mêmes retiré. Fr démonstration en a été faite à maintes reprises, mais nulle part

d’une façon aussi complète que par le premier ministre à Château. guay.

Mais, il y a quelque chose de plus. Notre politique serait une mauvaise politique, si elle ne pouvait être défendue que par des arguments “ ad hominem ”. Notre politique ne serait qu'une politique d’expédients et d'opportunisme, si elle ne pouvait être défendue que par des considérations budgétaires. Le problème de l’affermage du domaine publie est difficile et complexe ; il ne peut être tranché d’un trait de plume et en deux phrases. Mais je crois sinc rement que la solution que nous lui avons donnée dans le passé était la seule pratique et en tout cas la seule progressive.

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