‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 27 sur 32 · JUS · texte numérisé non relu

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“Québec, 30 août 1907.

‘ L'honorable Rodolphe Roy,

“ Secrétaire de la Province, Québec.

“ Monsieur,

“ A votre lettre du 28 août, j'ai l'honneur de répondre :

“1. Les limites suivantes, sur le St-Maurice, furent offertes en “ vente, à l’encan du 22 juin 1905 : Manouan 1. 2 et 3 Nord, 1, 2, “3, 8 et 9 Sud ; Haut St-Maurice, numéros 9 à 234 inclusivement,

“2. Ces limites ont été offertes en blocs séparés,

“3. Ces limites avaient été annoncées en vente, suivant la loi, “avant la date fixée pour la mise aux enchères, savoir dès le 13 ‘“ mai 1905.

“4. Elles avaient été antérieurement visitées par les officiers du département, pour en déterminer la valeur.

“À la séance du matin du 22 juin 1905, il n'y eut aucun “ enchérisseur pour aucun des dits blocs, dont les suivants furent “offerts aux enchères à une mise à prix de $125 par mille : “ Manouan 1, 2 et 3 Nord ct 1, 2, 3,8 et 9 Sud, et haut S -Maurice “numéros 9 à 12 ; ct il n'y eut que cette seule mise orix,

“6. La séance de l'après-midi, pour continuer la dite vente, “commença vers deux heures, et il y avait bon nombre de “présentes à cette séance de l'après-midi.

“T7. Ces limites avaient €t’ ofertes à l'enchère antérieurement, “ savoir le 3 juin 1902, le 16 juin 1905, et le 22 juin 1904, après “avis donné suivant la loi, à dater du 19 avril 1902, du 9 mai “1903, et du 21 mai 1904, respectivement,

personnes

“ J'ai l'honneur d'être, “ Monsieur, “ Votre obéissant serviteur,

i.-E. TACHÉ,

“Sous-ministre, ”

Il appert notamment que ces limites étaient en vente depuis

trois ans ; que nous n'avions pas eu d’acheteur à 869 et même à -00 ; qu'au mois de juin 1905, elles ont été 0: res en blocs

séparés à 8125.00 ct non à 8400.00. comme l’affiime M. Bourassa. Où étaient done les deux citoyens de Shawinigan prêts à payer jusqu'à 8350 ?

M. Bourassa laisse entendre que cette vente fut décidée pendant le lunch, au Club dé la Garnison, et qu'entre la poire ct le fromage, entre deux verres de vin, je tis à un spéculateur le sacrifice de notre domaine national, M. Breakey a publié dans les journaux la lettre suivante :

* Chaudière Mills, 2 sept, 1907.

Au rédacteur du « Chronicle ?, “ Cher monsieur,

“A mon retour d'un Voyage assez prolongé aux Etats-Unis, on ‘attire mon attention sur certains rapports de discours faits par M. * Bourassa et parus dans le # Montreal Star”, ct dans la “Patrie”

Ces rapports font dire à M. Bourasen que, lorsqu'en ina qualité de ‘membre du syndicat, j'ai acheté des linites à une vente publique tenue à Québec en juin 1905, J'avais, avant la vente, diné avec M. Turgeon, ministre des Terres et Forêts, au Club de la Garnison.

Je n'ai jamais ni déjeuné, ni diné, ni soupé avec l'hon. Turgeon, ministre des Terres et Forêts, au Club de la Garnison, ni nulle part ailleurs, ce jour-là, ni aucun jour précédent, ni * depuis,

FL Votre dévoué, “JonN BREAKEY. ”

I est faux, en dernier lieu, que M. Breakey ait revendu avec un bénéfice de 8695.000. D'après mes informations, et J'ai raison de les croire exactes, ce que la Burgers Sulphide Company à acheté pour non pas $S00,000, ni 700,000, ni 900,000, ni 400,000, mais à peu près $300,000, ce sont non seulement les limites de M. Breakey, mais le pouvoir d'eau de Ja Tuque, qui avait été payé $50,000, le subside en terres de la Compagnie du chemin de fer du Lac St- Jean pour l'embranchement de là Tuque, et méme un tarif de faveur sur la ligne du chemin de fer du Lac StJcan pour le transport de leurs marchandises,

Où M. Bourassa at-il recueilli cette calonmie odieuse ? Voici un homme qui se prétend libéral et qui, Sins provoquer un mot d'explication de ma part, sans chercher à remonter aux sources, sans

souci de mon honneur comme citoyen et de ma réputation conne homme publie, la dissémine, cette calomnie, aux quatre points de la province, Je lui ai déjà donné le démenti. Je lui apporte, anjourd'hüi, des documents décisifs. S'il croit pouvoir se dérober par le silers 4, pur de nouvelles injures, à ma légitime indignation, il est sans une crreur profonde. Jai fait preuve de patience dans ces derer: inois, et jen suis encore capab le, mais je suis capable de persz-Crence aus, et j'en aurai—je le erie bien haut à mes diffamateurs—pour IC dique rla seule chose, le seul bien qui me reste après avoir été ministre pendant dix ans : l'honneur de mon nom et l'intégrité de ma réputation.

Ab !éest un bien difficile à défendre par le temps qui court ! Un journal de Montréal, ne Sins rinones bilité et rédigé par des hommes de paille, à poussé l'audace jusqu'à porter contre moi une accusation de parjure, L'accusation était facile à sa face méme : elle n'a pas l'ombre d'une justification. Dans cinq numéros consécutifs, Paceusation a été répétée. J'ai pris une action au commence ment du mois d'août et, après six semaines, crovez-vous que ce Journal à produit un plaidoyer? Non pas : mais on multiplie les HIOVONS dilatoires pour reti arder l'instruction du procès. Pendant ce temps, M. Bourassa fait d'aimables plaisanteries sur le montant relativement peu élevé de mon action. Je n'ai pas a naïveté de chercher à soutirer de Pargent au # Nationaliste et à l'écrivain qui se cache sous le pseudonyme de Pierre Beaudrv, et qui a été trop lâche pour lever son masque. De l'argent, je n'en veux pas : mais ce que je veux avoir et ce que j'aurai malgré les habiletés de procureurs, cest une enquête judiciaire, car l'enquête cest la lumière, c'est la réhabilitation et ee sera la marque au fer rouge pour le # Nationaliste ” et pour ses souffeurs,

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