CE QUI À DEJA É
Je ne voudrais pas vous laisser croire que toutes les parties du discours de M. Bourassa se ressemblent et que l'en n'y trouve que des affirmaions risquées où méme malhonnêtes, comme l'affaire Breakey, où que des propositions ridicules, comme celle de l'exploitation forcée de nos forêts. 1] ya des choses excellentes, il y prêche des doctrines saines et préconise les réformes les plus iécommandables, comme la classification des terres publiques, la création d'écoles académiques, de réserves de colonisation, et de réserves forestières pour protéger le régime des eaux et assurer la perpétuité de nos pouvoirs hydrauliques. Encore une fois, tout cela est excellent et il faut se hâter de mettre la main à le pâte et de réaliser ces excellentes réformes, à moins ...,., à moins que ce ne soit déjà fait.
Dans quel pays M. Bourassa at-il habité au cours de ces dernières années, dans quel nuage, dans quel réve at-il vécu pour que l’œuvre que nous avons modestement accomplie lui soit passée au-dessus de la tête ?
M. Bourassa désire la classification des cantons. Tgnore-t-il que cette classification est déjà un fait accompli dans cinquante-trois cantons et que nous sonnmes à la terminer dans plusieurs autres ?
M. Bourassa veut améliorer notre système d'instruction publique en établissant, à côcé des écoles primaires et des écoles modèles, des écolesacadémiques. Ignoret-il que, d’après les statistiques officielles, il y avait, l'an dernier, dans cette province, environ deux cents académies fréquentées par plus de 30,000 élèves ?
M. Bourassa désire la création de réserves de colonisation. Ignore-t-il qu'au cours de ces dernières années, nous en avons établi un grand nombre ;
lo. Réserve du chemin Gouin, dans le bassin de la Lièvre ; 20. Réserve de la Péribonka, au Lac St-Jean :;
3e Réserve de Savabee à Matane, dans la Métapédia ;
fo. Réserve du chemin Mercier, dans Bonaventure :