‹ Politique provinciale [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 81 · CE QUE SERAIT NOTRE DETTE · texte numérisé non relu

CE QUE SERAIT NOTRE DETTE

En résumé, si nos devanciers avaient administré nos bois et forêts comme nous l'avons fait depuis 1897, ils auraient, sans vendre un seul pouce de terrain de plus, perçu une somme additionnelle de $2,496,556.91 sur ia vente des limites à bois et une autre somme additionnelle de $8,738,043.90 en droits de coupe et rentes foncières.

La recette totale de nos bois et forêts pour les trente premières années qui ont suivi la confédération aurait donc été de $11,234,600.81 plus considérable qu'elle n'a été.

Et si, à cette somme, vous ajoutez les intérêts qu'elle aurait produits, vous obtenez un total d'au moins quinze millions.

De sorte que, aujourd’hui, notre dette ne s'élèverait pas au chiffre de dix millions,

LES LIMITES VENDUES IL Y A 25 ANS ETAIENT PLUS RICHES QUE CELLES QUE NOUS VENDONS MAINTENANT

Et, M. l'Orateur, je l'affirme ici sans craindre la contradiction, nos adversaires auraient parfaitement pu se créer le revenu

que nous nous sommes fait depuis 1897. En effet, il y avait déjà, dès 1860, 35,820 milles carrés et, en 1874, 48,064 milles carrés de limites forestières sous licences, En 1890, nous n’en avions que 45,890 milles carrés et, en 1901, que 48,818 milles carrés sous licences.

De plus, ces limites à bois, qui ont été vendues avant 1880 aux prix nominaux de $4, $7 et So le mille carré, étaient beau- Coup plus riches en pin et avaient, par conséquent, beaucoup plus de valeur que celles que nous avons mises en vente depuis 1897. Elles valaient autant que les limites de la province d'Ontario, lesquelles se vendent $2,000 et $4,000 le mille carré,

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