NOS LIMITES À BOIS ET CELLES D'ONTARIO
Et, à ce Propos, permettez-moi, M. l'Orateur, de dire combien nos adversaires sont injustes, lorsqu'ils comparent le Prix que nous retirons de nos ventes de limites avec celui qu’obtiennent les Souvernants de la province-sœur.,
Ils savent comme nous que les bois que nous vendons maintenant contiennent surtout des essences d’épinette, Ils n'ignorent pas, non plus, que les forêts que concède le gou- Vernement d'Ontario sont de véritables Pinières,
Et s'ils l'ignorent,—je m'adresse ici aux grands travailleurs de l'opposition, —qu'ils ouvrent le rapport du ministère des Terres dans la province d'Ontario ; ils y constater: nt que le pin entre Pour 93 pour cent, en 1902, et 91 pour cent, en 1903, dans les quantités de billots de sciage qui ont été coupés sur les domaines forestiers de nos voisins,
D'autre part, s'ils consultent les rapports de notre ministère des Terres, ils se rendront compte que les seules limites de cette province sur lesquelles il se Coupe du pin, sont celles de la vallée d'Ottawa, et que l'on y coupe du pin de moins en moins chaque année; ils Y verront qu’en 1867, le pin représentait 84 pour cent du bois coupé en billots de sciage, tandis qu’en 1902, il ne représentait plus que 49 pour cent ; ils pour.
ront remarquer qu'en 1867, il a été coupé sur nos limites 978,- 539,800 pieds de pin, en bois carré, tandis qu’en 1902, il n’en a été coupé que 101,353,600 pieds.
Non, le gouvernement d'Ontario n’est pas meilleur vendeur que nous ; il vend de meilleures forêts: c'est là la différence. L'administration des terres n’y est pas mieux conduite qu'ici. Dans Ontario, l'on vend et l 1 coupe du pin surtout; tandis que, dans Québec, nous n’en avons presque plus à vendre, les conservateurs l'ayant sacrifié au prix de $4, $7, $8 et $9 le mille carré, quand ils ne le donnaient pas pour rien,