‹ Politique provinciale [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 81 · L'AGRICULTURE, L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET LA COLONISATION · texte numérisé non relu

L'AGRICULTURE, L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET LA COLONISATION

On nous disait hier : “ Mais qu'est-ce que vous avez fait pour l’agriculture ? qu'est-ce que vous avez fait pour l'instruc-

tiou publique ? qu'est-ce que vous avez fait pour la colonisation?”

Ce que nous avons fait ?

Je ne voudrais pas répéter les arguments que l'honorable ministre de l'Agriculture a si éloquemment exposés. Je n’entrerai pas dans les détails. Qu'il me suffise de dire, pour l'édification de nos adversaires et de leurs amis, que, pour l'agriculture, nous avons, de 1897 à 1902, dépensé $r11,805 de plus qu’ils n'avaient eux-mêmes dépensé dans un même espace de temps, de 1892 à 1897 ; que pour l'instruction publique, nous avons, de 1897 à 1902, déboursé $262,436 de plus qu’il n'avaient déboursé de 1892 à 1897 ; et que pour les chemins de colonisation, nous avons, de 1897 à 1902, payé $6,800 de plus qu'ils n'avaient payé de 1892 à 1897.

Ce que nous avons fait ?

Nous avons, de plus, ouvert 658 milles de chemins d'hiver; Nous avons parachevé 1,040 milles ée chemins de roulage, dont

165 milles ont été pavés en fascines; nous en avons réparé 2,086 milles ; nous avons fait des ponts et ‘ponceaux sur une étendue de 85,267 pieds; nous avons encouragé et subventionné la construction de ponts en fer dans les comtés de Québec, d'Arthabaska, de Beauce, de Bonaventure, de Maskinongé, d'Ottawa, de Bagot, du Lac St-Jean, de Chambly, de Lévis, d'Argenteuil, de Champlain, de Charlevoix, de Pontiac et de Richmond,

Ce que nous avons fait ?

Nous avons, de 1897 à 1902, accordé aux colons de bonne foi, aux colons qui avaient exécuté sur leurs lots les travaux qu'exige la loi, 4,144 lettres-patentes, tandis , nos adversaires n'en avaient octroyé que 2,819 dans une même période de temps, de 1892 à 1897, et nous avons concédés à ces colons 455,013 âcres de terre, tandis que nos prédécesseurs n’en avaient concédé que 309,171 âcres.

L'hon. M. LEBLANC :—Le ministre de la Colonisation pourrait-il nous dire si toutes ces lettres-patentes one été ectroyées à des colons qui avaient obtenu des billets de location depuis 1897 ?

L’hon. M. GOUIN :—Ce que je puis dire à l'honorable député de Laval, c'est que le nombre de lettres-patentes octroyées à des colons de bonne foi a été de 50 pour cent plus considérable pour la période 1897-1902 que pour la période 1892-1807.

Page 1