LES VRAIS TRAVAILLEURS
L'honorable député de Dorchester, se faisant l'écho de certains journaux de son parti, vous a dit, M. l'Orateur, que nous ne faisons rien.
Certes, nous sommes assez modestes pour ne pas faire nous-mêmes notre éloge, Mais vous me permettrez de le dire, M. l’Orateur, nous savons, tout aussi bien que nos adversaires, ce qu'est le travail. Autant qu'eux, nous connaissons la blancheur des aubes, Nous avons, dans les bureaux, au palais, à l'atelier, dans les grands champs, dans les profondeurs des forêts, donné des journées aussi bien remplies que les leurs. Les veilles ne nous ont jamais effrayés. Nous avons, dans le champ de l'activité humaine, tracé des sillons tout aussi profonds et
tout aussi longs que les leurs. Et, lorsque nous sortirons de la carrière, nous laisserons derrière ‘nous, j'en suis certain, une œuvre beaucoup plus féconde que celle de tous les membres de l'opposition que je vois devant moi, sans en excepter l’honorable député de Laval,
Il est, chez nos adversaires, des gens qui ont une notion bien singulière du travail, Ils croient avoir travaillé quand ils Ont, avant leur déjeuner, vilipendé une douzaine de leurs con- <itoyens, avant leur diner, déversé leur bile sur au moins une Couple des comtés de cette province, et, comme dessert, fait une bonne petite morsure au talon du meilleur de leurs amis politiques. -