L'OPINION DE QUELQUES JOURNAUX CONSERVATEURS
Il y a plus que cela. Je prends “l’Evénement ” de 1902 et j'y lis ce qui suit :
“DE TOUT TEMPS, LE MARCHAND DE BOIS À ÉTÉ UN PEU L'ENFANT GATÉ DU DÉPARTEMENT DES TERRES DE LA COURONNE,”
J'ouvre “ La Défense” du 11 juin 1903 qui était alors, comme aujourd'hui, un journal CONSCFVATEUT soso socevsce
L'hon. M. Pelletier,--Conservateur plus ou moins.
L’hon, M. Gouin,—Disons : plus que moins. (C'était, dans tous les cas, un journal honnête ; voici ce que j'y trouve :
“Le vieux système qui régit la colonisation est plein d'injustices. Aussi, LES GRIEFS DES COLONS DE TOUT TEMPS ONT ÉTÉ NOMBREUX ET JAMAIS ON NE S'EST PRÉ- OCCUPÉ D'Y APPORTER REMÈDE : l'exode aux Etats-Unis cñ fait foi.”
“L'Evénement” disait encore en 1902 :
général” (Applaudisse.
ments de l'opposition). “ Tous SES PRÉDÉCESSEURS MÉ- RITENT LE MÊME REPROCHE À CE SUJET,”
Je prie l'opposition de continuer à applaudir. L’hon. M. Pelletier. —« L’Evénement” \ tionné par le Souvernement actuel...
k L'hon. M. Gouin.—« l'Evénement” Î nal Conservateur...
était alors subven-
a toujours été un jour-
L'hon, M. Pelletier —I] était vendu alors. une L’hon. M. Gouin.— événement, l'honorable
C’est une nouvelle pour moi, À tout M.Nantel n'était Pas vendu, lui, Eh bien, en 1901, il écrivait dans son journal “La Nation.’
“EE colonisation, c’est l'établissement des siens, par une nation, sur les Spaces vagues du sol natal ou dans les con-
trées éloignées quand le sol natal est couvert de population... £
Misessesiesns, que de merveilles nous aurions pu accomplir dans ces vastes et fertiles régions SI NOTRE ŒUVRE DE COLONISATION N'EUT ÉTÉ si criminellement négligée au cours des dernières années et TROP MÉCONNUE EN TOUT TEMPS, PAR LES AUTORITÉS POLITIQUES DU PAYS.”