LES LEGENDES QUI S'EN VONT
Le rapport de la commissio ment utile, Il dissipera bien de:
foule de légendes.
n de colonisation sera grande- S erreurs et mettra fin à une
que des porteurs de licence Coupaient le bois au-dessous du diamètre fixé par la loi, L'honorable
député de Dorchester a, cette après-midi, répété les accusations qu'il a déjà plusieurs fois Portées contre les marchands de bois, Eh bien, la Commission s’est enquis de la vérité de ces allégués
et nous en connaissons maintenant la valeur. Quelques témoins ont dit que les marchands de bois avaient, en quelques endroits, coupé du bois au-dessous du diamètre règlementaire ; mais, monsieur, ce n'est que l'exception ; et cela s’est fait sous tous les gouvernements, c'est indiscutable, Sans doute, ce n’est pas une raison pour que Ja chose soit permise ou tolérée; mais ce qui est certain, c'est que ce n’est Pas par une nouvelle loi que nous pourrons empêcher les abus. Ce qu'il importe, c'est de faire observer la loi et les règlements, et pour cela il faut augmenter le nombre de nos employés. Or, ceci est une question d'administration pure et simple,
L'on a dit aussi que le colon n'avait pas de bois sur son lot Pour ÿ construire les bâtisses qu'exige la loi. Or tous les témoins qui ont été examinés à ce sujet affirment que les colons ont du bois pour tous leurs besoins. L'honorable ministre de l'Agriculture a, dans son discours, donné une statistique très intéressante à ce sujet et il a démontré d’une façon péremptoire que nombre de colons font même un commerce de bois considérable sur les lots qu’ils obtiennent de la couronne,
On a violemment reproché au Ministre des Terres d’avoir consulté les marchands de bois lorsqu'il s'agissait de donner des billets de location ; l'on a même crié au scandale. Cependant lorsqu'on considère ce qui se pratique dans Ontario, que l'on nous cite si souvent comme modèle, on voit que chaque fois qu’un lot situé dans une limite affermée est demandé par un colon, le Commissaire des Terres de cette province demande au Concessionaire de la limite s’il a objection à ce qu'un billet de location soit accordé, Ce fait a été parfaitement établi 4 l’enquête , 1l n’a pas été contredit et il ne pouvait pas l'être parce que cette pratique est conforme à la loi d'Ontario. Et, s’il faut en croire les personnes qui ont rendu témoignage devant la commission, ce règlement d'Ontario donne entière satisfaction : il empêche beaucoup de fraudes et il permet au Tr: ;r de retirer tont le revenu qui lui appartient.