DIMINUTION DES VENTES DE LOTS
Je ne veux pas revenir sur ce qui a déjà été dit au sujet de la vente des lots ; je ne veux pas non plus discuter la question de savoir si nous concédons plus ou moins de lots que nos prédécesseurs. Mais je constate une chose : c'est que nous octroy- ©ns beaucoup plus de lots que lé gouvernement d'Ontario, Le province d'Ontario a une population de 2,182,940 âmes, tandis que la population de notre province n'est
s ; En 1902, nous avons vendu 200,000 âcres de terre, tandis qu'Ontario n'en a vendu que 66,000 âcres. C'est-à-dire que la province d’Ontario, dont la population est de plus d'un demi million plu considérable que la nôtre, ne vend que 66,000 âcres de terre Par année tandis que nous en concédons 200,000. Ces chiffres ne démontrent-ils Pas que le gouvernement de la province de Québec traite les colons pour le moins aussi généreusement que
le gouvernement de la province d'Ontario ?
On 2 prétendu qu'il y avait eu une diminution dans le mouvement de la colonisation l'année dernière, I] n'y a pas à nier ce fait; mais l'honorable M. Rolland, le président de la Société de Colonisation de Montréal, a, l’hiver dernier, parfaitement expliqué les causes de ce ralentissement, Et tandis que je parle de l'honorable M. Rolland, je dois déclarer qu'il est de Ceux qui aiment la colonisation et qui travaillent efficacement à la faire Progresser. Dans un discours qu’il prononçait lors de l'assemblée annuelle des directeurs de la Société de Colonisation de Montréal, il a donné les causes de cette diminution dans le mouvement colonisateur, “Ces causes sont, disait-il, la prospérité qui règne dans les grands centres, la rareté et la <herté de la main-d'œnvre. Les ouvriers ne peuvent pas'suffire au travail qu'on leur offre, et personne ne veut s'enfoncer dans la forêt lorsque l'or pleut dans les grand centres.” Telle est l'explication que l'honorable M. Rolland a donnée du ralentissement du mouvement colonisateur. La même explication a
été donnée par M. Laperrière, président de la Société de Coloaisation des Ouvriers de Montréal,
Mais que nos adversaires ne s'alarment point. Il se fait encore de la colonisation dans cette province, et, s'ils en doutent, qu'ils lisent le dernier rapport de la Société de Colonisation du Lac Saint-Jean, qui vient d’être publié.