‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 22 sur 34 · L'ENVIE · texte numérisé non relu

L'ENVIE

En attendant, constitoïs à que, dans notre province plus qu'ailleurs peut-être, nou: souffrons d'un mal qui est le fléau de toutes les de- Mocraties ; j'ai nommé : l'envie.

Si la province de Québec veut conserver son rang dans la confédération, si les Canadiens français veulent atteindre aux destinées glorteuses que l'on nous fait entrevoir et dont on nous parte aves tant d'attendrissement aux heures de ‘te nationale,

regret

le devoir immédiat «st d'imposer silence à cet esprit de jilousie et de déaigre ment que certa'ns des nô res se plaisent à cultiver, à ces calomnies 'Atantes qui, malheureusement, ont déjà brisé ct rniné, au mon pt où nous en avions le plus grand besoin, les meilleurs de nos politiques et les plus vaillants de nos patriotes,

Guérissons-nous de ce mal qui mIne nos hommes de valeur, qui tue les intelligences supérieures, qui abaisse tout ce qui monte, et qui salit tout ce qui brille,

Il ÿ a des gens, on l'a dit avant Moi, qui croient que la passion potitique excuse tout, Ils sont d'opinion, teux-là, qu'il est psrm's de déshonorer un adversaire pour le combattre, La passion politique a ses limites, et ils sont criminels ceux qui les méconnaissent. Ces limites sont la jus- Uce et la vérité.

Certes, couvrir d'opprobre un adversaire, au mépris de la vérité et de la justice, est en soi une oeuvre des plus attristantes ; Mais ce qui est bien plus pénible, c'est le funeste exemple que l'on donne par ]* à toute une population qu'on devrait piutôt s'efforcer d'instruire, de grandr et de rendre meilleure,

Instruire, grandir, rendre metiteur le peuple de la province de Québec, telle est la tâche que nous nous sommes donnée et à laquelle nous nous dévouons chaque jour. Nous sommes un gouvernement qui s'effo ce d'être pratique et d'accomplir des oeuvres fécondes. Nous avons la satistaction d'avoir, jusqu'à ce jour, fait notre devoir ; et, quoique nous ne soyons aux affaires que depuis 28 mois, D'us aurions déjà le droit de dire à C.uX qui nous succéde:ont ‘‘’Aimez votre province comm2 nous l’aimons :

servez-là fidèlement comm: nous la servons ; faites pour ceux qui vous suivront ce que nous avons fait pour vous ; et votre vie n'aura pas été inutilement vécue.”

Résumé d’un discours

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