À SAINT-EUSTACHE, LE 11 AOÛT
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Je vous remercie, monsieur le Maire, des bonnes paroles de bienvenue que vous venez de m'adresser Je n'ai certes pas de titre à la dixième partie même des compliments très flatteurs qu: vous avez bien voulu y joiadre ; j'en suis cepen.
dant profondément touché et je les ac- Cep'e nvec reconnaissance, car si j+ ne les mérite pas encure, ils me mettent au cœur l'ambition de m'en rendre digne.
C'est avec p'aisir, messieurs, que j'ai a:cepté de vous adre-ser la parole en ce joli village de St Eutache. ** Nos pères de la vieille Gaule”, disait naguère un
olitique françus, ** pensaient que dans batailles, au dessus des combattants
qu'on voit, il y a ceux qu'on ne voit pas :
l’armée invisib'e des a:cêtres, sortis de leurs tombeaux pour se faire 1-8 AUXiliaires des défe; seurs de la patrie”. Or en me levant pour vous farler de notre vieille province de Québec, de ses lende.
mains et de ses espérance:, je sens que ‘l’armée invisible ” des braves qui sont morts ici, pour la conquête des libertés constitutionnelles dont nous jouissons, plane au dessus de cette assemblée pour entendre nos discussions et faire passer dans le cœur de chacun un amour encore
p'us profond de la terre ancestrale. Cette |
pensée me réconforte et c'ect av.c plus de confiance que j'aborde l'exposé de quelques-unes des qRetons politiques qui intéressent le plus es électeurs de cette province.