‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 24 sur 34 · LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES

Les chefs conservateurs diront sans doute que cette assemb'ée est le commancement d'une campagne électorale 3 On croit facilement ce que l'on craint,

Mais voyez comme il est difficile Dour un gouvernement de contentor ses ef Éi saires,

Lorsque je suis arrivé d'Europe, à la fn de mai, les g zettes bleues de cette province demindaient des élections immédiates ; le g ‘uvérnement, parait-il, ne possédait plus la confiance publique. Au fond, on croyait que nous ne releverions pas leur défi et on se préparait à crier :

le gouvernement a peur du verdict populaire.

Quelques semaines plus tard, j'avais l'occasion de prendre 'a parole au Tara Hall à Québe:, et j'avertissais 1os amis de l'opposition que s'ils voulaient absolu:

mnt des élections, le guv.rnement étuit prêt à consulter le corps électoral.

Depuis ce jour, nos adversaires ont changé d'antienne ; is ne veulent plus en endre parler d'é'ections. Nos serions donc dignes de conserver le pouvoir !

nous posséderions donc encore la confiance des électeurs de cette province !

Je ne suis pas ici, messieurs, pour vous dire quand auront lieu les prochaines élec'ions générales. La science politique, vous Île savez, n'est Pas une science exacte Si elle était

wie, par exemple, qui permet uw: déter- !

m'ner d'avance ln marche des astres et lu | date des éclipsvs, il serait facile d: pré- | dire les chargrments de ministères et la | da'e des élections ; et ce'a éviteruit beau coup de conjectures et d'inquiétudes, Mal. | heureusement, il n'en cst pas ainsi; et tout | ce que j ? puis vous dire, m:saieurs, c'est que uotr: mandat n'exp're q s'al'automne de 1909, q'e nous avons biauconp de choses sur is métier, et que nous gigne rons les électiors lors —jue nous les ferons, Nous vainctonr, jarce que nous avons été fidèles à notre programme et à nos ergng ments,

RÉPONSES À M. TELLIER J'ai résumé dernièrement, à Châteauua. l'histo're des deux purtis politiques ec:tte province. Cette hist ire, je l'ai faite en m'appuyant sur les documents publ.e et sur des données indiscutables.

Je ne répéterai pas ici ce discours que les | journ ux ont reproduit et que vous avez | eu l'cccasion de lire, Permettez mai, cejer dant, de répondre à certuines critiques que M. Tellier en à faites à Ste.

Rose, vimauche dernier, A PROPOS DE DÉFIC ITS J'avais rfli:mé que, de 1892 à 1897, il ya eu déficit chaque année, et que ces déticits, «nu ne tenant mêtne pus compte des sulv-utions payées aux compagnies | de chem'n de fer, ont été les suivants :

ss & 21,828.00 2::0,202.28 162 661.66

M. Tellier, s'il faut en croire 1 8 jour. | naux, aurait dit à Ste-Rose que ces chiffres sont incorrects. et que du ler juillet | 1892 au 20 juin 1896, il y aurait eu un srplus total de $1,200,000.

{1 me sera facile de ramener M, Tellier dans la bonne vuie ; il suflira de me réfé- “er au discours sur le budget qe son ami | M. Atwater, trésorier dans le cabinet

L pa

e: (RER Fiynn, ï

| a eu, | venu, ua déficit total de 8173,365 55.

tive le £9 décembre 1896. A la page 56 de ce discours (texte frarçais), il trouvera un état A, dont je cite la pattie suivante :

Aunée Recettes

Comme vus le voyez, les chiffres des déficits peur ces qratr : années sont exactement ceux que j'ai rités à Chû eauguaÿ; et si vous faites l'addition de ces quatre

Déf.ite

Dépenses

| déficits qu'admettnit M. Atwater, vous

trouverez un total de $173,365.56. Nous

| voi'a loin n'est-ce pas ? du surplus total

de #1,200.000, dont parlait M. Tellier,

Et qu'on ne prétende pas comme semb'e l'av ir fait le députs de Jo'iette, qu'il n'est pas tenn “mpts dans cet état du produit des taxes créees en 18 M.

Atwater prend la peine de contredire à l'avance cette prétention :

‘Les montante,” dit-il, ‘provenant des nouvelles 8 urces de r.venu créées en 1892, inclus dans les recettes, sont comme suit :

Le

total de ces m ntantsest de $1,944, - 52.23.

Done de l'aveu de M. Atwater, trésorier dans le cabinet Flynn, du ler juillet 1892 au 30 juin 18:6, 1l a été perçu | #1,944,252.23 de nouveaux irupôts et il y

ma'gré cet accr:issement de re-

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