LA COLON
SATION
Il est encore une autre toute no're eollicitude :
üisati on.
Si nus levons le front et 1ss yeux audessus des barrières de <ette province, nous ne pouvons pas ne pas voir que les | provinces de l'Ouest luttent d'ardeur et ! d'initiative pour étendre le champ de leurs énergies et pour créer de nouveaux foyers d'activité,
Gardons-nous bien d'oub'isr que la province de Québec est la plus ancienne des provinces de ja confé lération, et rappelons-nous toujours qu'après en avoir été le noyau, elle doit en rester le pivot. Nos pères, nos apôtres et nos d fricheurs nous
question qui a celle de 1x colo-
| ont ouvert un large sillon, c’est notre
‘âche de le pousser toujours plus loin.
Notre populationn'est que d'un million sept cent mi le ânes et notre territoire est presque deux fois aussi étendu que celui de là Frauce, qui, lui, en nourrit 40 millions, Il y a place encore pour bien des clochers, pour de nombreux villages au sud de notre grand fleuv. : et au nord, il y à puce pour tou'e une province, Nous avons là-bas, dans le nord-ouest de notre province, près du lac Abittibi, des milliers et des milliers d’acres d'un s0l génére'x qui n'attend que le courage du colon pour donner la sève de sa fécondité.
C'est vers cette réyion, qui sera bientôt traversée par le Transcontinental que le ministre des terres, l'honorable M.
Turgeon, avait tourué ses regards lorsqu'il demandait au capital et aux colons velges de venir nous aider à développer et agrandir notre chère provinse de Québec. C’est dans cette région de l'Abit-
| tibi, dont on a beaucoup parlé depuis | quelques temps, que nous voulins fon-
der de nombreuses paroisses ; et nous en fonderons, Quoi que dise et fasse le baron de l'Epine, il ne nous arrêtera pas dans co travail d'édification nat'onale,