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L'AFFAIRE DE L'ABI.TIBI

Et pui que je viens de nommer le baron de l'Epine, laiss z moi vous dire ce qui en «st et ce que je sais deces nég ciations que nos amis les enne mis appellent ** l'affaire des terrains de l'Abittibi ”.

Vous avez saus doute remarqué que nos adversaires ne nus reprochent aucun des actes que nous avons accrmplis au cours de notre administration, Comme j'le disais à Châteauguay, il est passé $48,300.0C0 par les mains du trésorier depuis 187, et personne ne nous a jusqu'à présent, accusé d'avoir irrégulièrement dépensé un seul sou de cette énorme somme. Mais quand on est de l'oppoeition, il faut critiquer quand nême. Et c'est pourquoi on en est rendu à ous accuser de fautes que nous n'avous pas commises, mais que nous auriot s pu commettre. Tel est le crime qu’on nous re proche au sujet de l’oftaire de l'Abittibi. Car, comme vous le savez, nous n'avons pas fait perdre un seul sou à la province; les négociations entam£es entre les cal ilistes belges et le gouvernement n'ont jamais abouti,

Si vous voulz bien me continuer votre attention, je vous ferai, aussi fidè'emeut et aussi b:iévement que possible, l'exposé de toute cette affaire,

Le 28 novembre 1905, le baron de l'Epine adressait à l'honorable M. Turgeor, ministre des terres et forêts, la lettre suivante :

Québec, ce 28 nov. 1905,

Monsieur le Ministre,

Veuillez me permettre de vous exposer respectueuseme ut ce qui suit comme vous

le savez, un groupe de financiers que je !

représente a pris en sérieuse considération le projet d'acquérir une concession importante de terre dans le Nord-Ouest de la province de Québec, dans le but de mettre en valeur la dite contrée ; malheureusement, je n'ai pas à ma disposition les éléments nécessaires pour former un dossier suflisamment concluant, capable de documenter mes amis d'une façon probaute sur une partie de ce

territoire éloigné et encore peu exploré. A cet égard, M. le député Ministre de votre Département me faisait très justement remar

quer que la reconnaissance des lieux était le

seul moyen de s'en rendre compte; toutefois, il est vraisemblable que mon groupe n’entreprendra pas une expédition saus être assuré de p uvoir en profiter ensuite.

Dans cette ordre d'idée, me rappelant les relations que vous avez eues en Belgique, avec les financiers dont il s’agit, relations qui ont pu vous édifier sur le sérieux de leur caracttre, étant donné les missions de confiance dont j'ai dejà été honoré de la part de votre gouvernement, je me crois autorisé À formuler la proposition suivante : de m concéder une option de six mois aux com tions que vous jugerez devoir exiger pour la concession en pleine propriété (fond, super:

ficie, pouvoirs d'eau, etc de deux cent mille acres de terre, pouvant éventuelle.

ent être portés à cinq mille, à choisir par préférence et avant tout autre concession.

naire entre la ligne frontiere des provinces de Québec et d'Ontario, et le 77me de long.

Ouest, placés à cheval sur le Grand Trone Pacifique, en construction ou à proximité de ce chemin de fer.

Je demanderai en outre qu'un agent explorateur expérimenté de votre département soit désigné pour accompagner l'expédition de reconnaissance que nous nous proposons d'organiser,

Dès que j'aurai en mains l'oy ion que j'ai l'honneur de solliciter, je partirai pour la Belgique, afin négocier cette affaire.

Veuillez agrcer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma plus haute considération et l'assurance de mon entier dévouement.

(Signé) Baron de L'EPINE, Al'hon M, A. Turgeon, Ministre des Terres et Forèts, Québec,

Le 21 Cécem! re 1905, l'hon rab'e M, Targeon, après avoir étudié cette proposition, y réponlait dans les termes suivants

Québec, 21 décembre 1905, le baron de l'Epine,

Québec, Mon cher M. de l'Epine,

J'ai pris communication de votre lettre du 28 novembre dernier, au sujet d'une con.

sion de 20,000 acres de terrain dans le nord-ouest de la province de Québec, entre la ligne frontière des provinces de Québec et d'Ontario et le 77me de Jongitude Ouest, placés à cheval sur le Grand lronce Pacifique, en construction où à proximité de ce chemin de fer,

Votre proposition est agréée en principe, et une option de six mois vous est accordée pour faire faire l'examen du territoire,

Le prix de vente est fixé à 70 rents l'acre, payable en 5 versements annuels de #28,000 chacun

Il est de plus convenu :

1. Que les frais d'exploration et tage seront à votre charge et ces dernicrs devront être exécutés d'après les ins tructions de mor département ;

2- Vous aurez un droit de préférence pour l'achat à prix égal de toutes les chutes (water-power) d'un développement inférieur à 1,500 chevaux-vapeur, Les chutes d'un développement supérieur ne peuvent être vendues qu'aux enchères publiques. Le ter rain nécessaire à l'exploitation de ces chutes est expressément ré-ervé ;

d'arpen-

Le bois de commerce acquittera les droits de coupe fixés par les rlentertes 4 Vous devrez mettre en culture un

dixième du terrain reconnu cultivable et y établir au moins 30 colons en 1907, et 75 colons chacune desannées subséquentes, Les lots ainsi attribués ne devront pas excéder deux cents acres. Toutefois, faute de colons et momentanément, le concessionnaire sera considéré comme ayant rempli ses obligations en cultivant, ou en faisant culti ver la (juantité de terrain susmentionnée.

Les lettres patentes seront émises dès que le prix de vente aura été payé et que Îles conditions d'établissement auront été remplies. Nonobstant cette émission, le bois de commerce continuera à acquitter les droits de coupe.

ette option vous est accordée personnel.

lement, et vous ne pourrez la céder qu'avec l’assentiment du ministre des terres et forêts. Agréez, mon cher M. de TK ine, l'expres sion de mes sentiments les meilleurs, (Signé) ADÉLARD TURGEON.

Cutte option fut renouvilée en juin 1906, et, le 25 auût 1906, le baron de l'Épiue, après avoir fait examiner les terrains qu'il désirait acheter pour des capitalistes belges, demandait par la lettre suivante certaines modifications aux conditions mentionnées dans l'option du 21 décembre 1905,

Québec, 25 août, 1906:

A l'hon. Ministre des Terres et Forts, Québec, Monsieur,

Pour faire suite à l'option que vous m'avez

| conférée par votre lettre en date du 19

| décembre 1905, et depuis renouvelée, relat

| vement à l'achat d'un bloc de terrain dans la région du lac Abittibi, je crois devoir ro poser quelques modifications aux conditions que vous m avez faites et qui me paraissent inacceptables

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