RIEN CONTRE LUI N'A ETE PROUVE, RIEN
“ Des lettres—si vous admettez qu'il les a reçues—contiennent des choses qui devaient être expliquées—des lettres ui | il était question de la caisce électorale — qu'il y avait une somme d'argent énorme qui faisait un accessoire de :e contrat
rojeté, mais entin IL N'Y A RIEN DE
ROUVE CONTRE MONSIEUR TUR: | GEON ; ilsoit de cela en autant qu'un acte de corruption personnelle est concernée PARFAITEMENT INTACT ”.
Si le président du tribunal donnait, en passant, ce ceitifcat d’honorabilité à M.
Turgeon, c'est qu'il n'ajoutait pas foi aux affirmations assermentées de M. de l'Epine,
Et pouvait-il faire au‘. ment ?
Est-il parmi vous un Lime qui,si onlui posait ces questions : N'avez vous pas déclarer à un tel que vous ne crcyez pas en Dieu ? N'avez-vous pas dit à un tel que | vous he croyez pas au ciel ? N’avez-vous pas déclaré à celui-ci que vous êtes athée ? | N'avez vous pas dit à celui-là que nous | sommes simplement le produit du hasard ? | —est il un honnête homme qui ne trou. | verait alors rien de mieux à répondre |
| mais c’est possible, | renseigner, et ne serait ce que pour sa-
quo: ‘ Je ne me rappelle pas ”, ow ‘* c'est possible” ?
Et pourtant, c'est ce qui arrivé à M. de l'Epine au moins dix fiis
Permettez moi de vous lire quelques passages de a déposition, et je n'ai aucuu doute qua votre jugement sera le même qie celui de l'honorable juge Bossé.
Par M. Taschereau :
Q. Croyuz vi us en Dieu t
R. Je voudrais qu'on me relise les questions que l'on m'a posées lorsqu: j'ai été d'ab :rd iuterrogé et aussi les ré sonses que j'ai données,
Par M. Tascherean +
Vous n'avir pas le droit de f ire relire e que vous aviz dit,
Par M, Taschereau :
Q. Je vous demande si vous aviz jamais déclaré que veus ne croyez pas en Dieu ?
R. Peut être.
Q. Avez-vous déjà dit que vous ne croyez pas en Dieu ?
R. Je n'ai pas ce fait dans la mémoire, On aime bien à se
voir ce que le: sutres pensaient,
Q. C'est pour cela ?
R. C'est bien possib e.
Q. Je vous demande si c'est vrai que vous avez déclaré que vous ne croyez pas en Dieu {
R. Je n'ai pas mémoire si c'est vrai, mais je vous réponds que c’est bien possible,
Q. Etes vous allé à Kamouraska, l'été dernier ?
R. Oui, monsieur.
Q. Avez vous dit à M. de St-Victor que vous ne croyiez pas en Dieu et que vous ne croyiez pas à la vie future ?
R. Je ne m'en rappelle pas du tout, mais c'est possible.
Q. Est-ce une chose que vous êtes apte à nier, cela : nier l'existence de Dieu ?
R. J'ai beaucoup d'affaires,
Q. Vous dites que vous ne vous rappe-
lez pas si vous avez nié l'existence de | Dieu parce que vous avez beaucoup d'af. | faires ? |
R. Oui, monsieur.
Q. Avezvous été à la dernier ?
R. Oui, monsieur.
Q. Etes-vous allé chc7 Edouard Gar- | neau ?
R. Oui, monsieur,
Q. Etiez-vous, au
juillet dermer, un jour sur sa
sur la vérenda de sa maison ?
Oui, monsieur,
Q. Avez vous dit, dans cette circons- | tance, que 4ne croy.z ras en Dieu ? |
. Je ne ‘sv rappelle : ;s,
Q. Avez-vaus dit alors que vous ne |
croyez pas à la vie future ?
Je ne me rappelle pas.
Q. Avez vous dit qne vous ne croyiz | pas au diable ?
R. Je ne me rappelle pas.
Q. Vous ne vons rappelez pas si dans cette circonstance vous avez dit que vous | ne croyez ni en Dieu, ni au diable, ni en | la vie future ?
R. Je ne me rappelle pas.
Q. Est ce possible ?
R. Ce n’est pas imp ssible,
Q. Pourquoi leur avez-vous dit cela ? |
R. Je ne me rappelle pas du tout pour. | quoi. C'est que j'aurais peut-être eu un motif.
Q. Pouvez vous dénner un de vos mo: | tifs ?
R. Non, monsieur.
| Malbiie l'été |
véranda, |
con. eiller législatif ?
R. Oui monsieur,
| nidars e m
R. Je ne me rappelle pas.
Q. Lai avez vous dit, dans cette cir- Constance-là, que vous ne croyez pas à la vie future ?
R. Je ne me rappelle pas,
Q. Lui avez-vous
| d'acût ?
R. Je ne me rappelle pas lui avoir dit, is d'acût ni dans le mo:s de juillet.
Q. Est ce posiible que vous le lui
| auriez dit ?
R. C'est possible,
Q. Pourquoi ?
R. Toute chose est possib'e.
Q. Est-ce possible ?
R. C'est possible, mais je ne me rap.
pelle pas du tout
Si je ne l'ai pas dit, je ne connais pas de motifs, et si je l'ai dit, c'est aue j'avais une raison d'arriver à quelque chose en disant cela. Je ne me rappelle
| pas du tout, Encore une fois, c'est possi-
ble.
Q. Le foi ne veus est pas venue depuis
Li faudrait p.
Q. Je vou
R. Il est hauts et des Q. Connaissez - vous
possible que j'eusse eu des bas dans ma foi.
Jules-Edouard
| Prévost ?
R. Oui, Monsie:r, Q. Jules-Elouard Prévost, de Terre-
l bonne ?
Q. Avez vous dit à M. Dubord, dans | le cours du mois de juillet dernier, que | vous ne croyez pas en Dieu ?
R. Je ne me rappelle pas.
Q. Lui avez-vous dit alors que veus ne croyez pas au diable ?
R. Oui, Monsieur.
le Cours du mois de juillet ou du mois d'août 1905 ?
R. Je ne ine rappelle pas. Je suis allé à Terrebonne en 1904, Q. Avez-vous été à Terrebonne dans
le cours des j
juillet ot août 1904 ?
R. Oui, monsieur, dejuis le mois d'avril jusqu'au mois de juillet.
Q. avez-vous rencontré Jules- Edouard Prévost ?
R. Oui, monsieur.
Q. Souvent ?
R. Très souvent,
Q. Voulez-vous dire si, pendant que vous avez é:é avec Jules Edouerd Prévost, en 1904, et pendant que vous discutiez une foule de questions, si vous ne lui avez pas, en maintes circonstances, déclaré que vous ne croyez pas en Dieu ni dans la vie future ?
R. Je vous ferai encore la même réponse : je ne me rappelle pas absulumeot, mais la chose n'sst pas impossible
Q. Pourquoi lui auriez-vous dit cela ! |
R. Je ne prévois pas de motifs.
Q. Connaissez-vous A..B. Cruchet, de St-Hippolyte ?
R. J'ai logé chez lui.
Q. Voutez-vous dire si, dans les deux circonstances que vous venez de men: | tionner, vous n'avez pas aussi dit à M. | Cruchet que vous ne croyez pas en Dieu, que tont cela étuit de la blague, et que vous de croyiez pas en la vie future ?
R. Cela n’étonnerait énormément, Toute la conversation a roulé sur la question d’un tr mway qu'il voulait établir et | sur d'autres questions. Je ne me rap. | pelle pas avoir causé de cette question avec lui. Je ne me rappelle pas du tout.
Q: Lui avez-vous dit cela, oui ou non ? |
R. Je ne pense pas.
Q. Le niez-vous ? |
R. Non, je le nie pes, mais je ne me | rappelle pas.
Q. Connaissez-vous Alex. Girard ?
R. Qui monsieur.
Q. Connaissez-vous Mme Girard ?
R. Oui, monsieur.
(. Avez-vous dit à M.et Mme Ui- | rard, lorsque vous preniez un repas chez eux. que vous ne croyez pas à l'existence de Dieu, que vous étiez un socialiste, que | sile gouvernement ne vous protégeait | pas, vous vous feriez sauter le cais- | son, e: qu'après cette vie .l n'y avait rien ? |
R. Cela m'étonnerait bien d'avoir dit des choses si fortes que cela Taut qu au mot ‘* socialiste ”. je répondrai par un
| fait. En 1897, j'étais candidat du parti
catholique en Be'g'que, et j'ai battu le
| candidat socialiste par une mujurité de | dix-huit voix, ou à peu p'ès.
Q. L'av:z vous dit ?
R. Cela m'étonnerait bien.
Q. Je vous demande d3 nier cela ?
PR Ja re ln nie pas.
Q. N'est-;l pas vrai que vous avez, devant M. A.-B. Crochet et Jule Edouard Prévost, à Terr. bonne, ac mois de novembre mil neuf cent cinq, dans le bureau de M. Jules Prévost, dit que vous étiez un athéeet que vous ne croyiz
| pas en Dieu ? nie” cela maintenant.
| de
| foi
R. Je ne le nie pas, mais je ne dis pas que s'est vrai, C'est possible, mais cela m'étonnerait beauconp.
Q. Est ce une habitude chez vous de dire aux gens que vous ne croyez pas en
| Dieu ?
R. C'est peut, êtreuntic.
Q. Est-ce que vous avez ce tic?
R. Je ne pense pis.
Q. Avez-vous, dans les circonatances
| que je vous ai mentio inées ou en d'autres | c'rcoustances, dit à M. Cruchet ou à M.
Edouard Prévost, ou aux deux ensemble,
que vous étiez un athée, que vous ne royiz pas en Dieu. ni en l’ex'stence de la vie future ?
R. Je ne le nie pas, c'est possible.
Q. Connaissez vous Xavier St-Michel,
Jérôme?
R. Non, je n'ai pas mémoire de lui du tout.
Q. Il demenre su bureau de poste à St-Jérome, Il est maître de poste à St- Jérôme ?
R Oui, je le counais.
Q Vous l'avez rencontré plusieurs
R. Très raremo t.
Q. Vous rappelez vous si, dans le mo’s de Lovembre ou d us le cours de l'été 1904, dans le mois de juill.t ou c'ans le mois d'août, vous av z re:cuutré M.
Xavier St-Michel, et que vous lui avez dit que vous ne croyiz pas en Dieu ni à la vie future ?
R. Cela m'étonnerait beauc ;up, car je
se —
D'ai ps dû dire cela à tout le monde | a | dant l'hiver, Q. L'aviz-vous dit à M, St.Michel ? |
dans la rue.
R. Je n’en sais rien.
Q. Pourquii l'avez. vous dit ?
R. Je vous dis que je n'en sais rien: je ne «ais pas.
Q. Yen at-il bien d'autres auxquels |
vous avez dit que vous étiez un athée ; R. Bien, ce n'est Pas à mouià vous amener des témoins.
les noms et
auxquelles vois avez déclaré que vous étiez un athée ?
R. Je ne le crois pas,
Par la Cour : Q Avez vous déclaré cela à d'autres personnes ?
R. Je ne le crois pas.
Par M. Taschereau : Q. Vous ne vous
rappellz pas si vous avez dit à d'autres
Personnes que vous étiez un athée ?
R. Non, monsieur,
G. Pour les choses de religion, vous | | tête, il aurait fallu que j'aie bu.
n'avez pas bonne mémoire ?
l'existence de Dieu, à vie future, ce ne sont Pas des choses que Vous remarqu'z de manière à pouvoir vous en rappeler ?
R. [e ne sais pas si je puis répondre à cette question-là.
Q. Avez-vous dit à M,
Quant à
Pravost que s'il
vous donnait une pesition ou que s'il vous Î
faisait ubtenir une position dans un autre département, que vous remettriez les documents cowupromeitants que vous aviez ?
R. Il n'a été question cue de la corres.
pondance de l'abbé Aerts, Si j'avais eu une position dans le département, j'aurais pu fa're mon possible pour tâcher de faire régler cette affaire là, je pouvais plus facilement faire régler la question ds l'abbé Aerts.
qui marchaient ensemble,
Q. Et vous auriez remis cette correspondance ?
R. Oui, si l'affaire avait été arrangée. |
Par la cour : Q. Quelle affaire ?
R. L'allaire de l'abbé Aerts.
Par M. Taschereau : Q. Et la vôtre aussi ?
| plus facilement faire
l'existence de la |
C'étaient deux affaires |
R Oui, it fallnit que je vive aussi pen-
Q Et l'affaire était une place ?
KR C'é ait une place, évidemment, Ma
| position pouvait changer les nffaires du
Je crcis jue j'aurais pu \ que j ; régler cette affaire
tout au tout.
de l'aboé Aerts.
Q. La p ace aurait arrangé tout cela ?
R. C'est clair, et si l'affaire de l'abbé Aerts avait été réglée.
ne croyez pas ne croyez pas à la
R. Ab! ça, voilà une nffaire qui m'éton-
| nerait rudement, Si j'avais dit cela, il
aurait fallu que j'aie un verre dans la
Q. Le niez vous ?
R. Je n’en sais rien.
Q Est-il possible 41e vous auricz dit
que vous ne croyez pas en Dieu et que
vous ne croyez pas on la conscience ?
R. C'est p «sib'e.
Q. Puurquui avez vous dit ce'a ?
KR Je me le demande.
Q. Avez-vous dit au docteur Fournier que vous ne croytz ni en Dieu, ni en la Conscieuce, et que tout da 18 ce monde ci
| était hasard.
R. Cela m'étonnerait d'avoir dit ce!a,
| Ce n'est pas mon idés, mais encore une | fois je n'en sais rien,
Q. Est ce possible ?
R. Ce n'est pas impossible,
Q l’ourquoi avez-vous dit cela ?
I&. Je vous le demande, je me le demande,
que vous ne puissiez pas vous rappeler que vous avez
nié l'existence de Dieu, que vous avez |
nié l'existence de là conscience, et que vous puissiez vous rappeler les détails de
la conversation que vous avez eue avec |
M. Tu:g'on1 R. Je ne saurais exactement comment expliquer cela. Ma mémoire est peut-être plus dirigée vers un cô:é que vers un au're. C'est ua état mental dont je me rends pas exactement bien compte.
Q. Vous avez dit que vous étiez catholiq e?
R. Oui monsieur.
Q. Vous avez dit que vous aviez été élu comme représentant catholique ?
R. Oui monsieur.
Q. Vous avez montré un certifcit de votre évêque !
R. Oui, et vous n'avez pas voulu le voir. Q. Vous avez dit tout cela et quaud on vous interroge sur existence de Dieu, uand on vous demande si vous avez nié l'existence de Dieu ou si vous avez dit que vous ne croyez pas en la vie future si vous avez dit q'e dans re moude tout est hasard, tout celz c'est un banc dans votre m‘moire ?
R. Je ne sais pas.
Q. Pouv:z-vous expliquer ce'a ?
R. Je ne peux pas l'expliquer.
Q. Avez-vous dit à M. Jules Prévost, à M. Crüchet, au docteur Emmanuel Fouruier, leur avez-vous dit, dans les circonstances que je vous ai mentionnées ce matin, et cette après-midi, que vous étiez matéria'iste et que vous ne croyiez absolument à rien ?
R. Jene me rappelle pas avoir dit cela.
Q. Est-ce dossible que vous j'uyez dit ? !
R. Cv n’est r ns impossible,
Par M. Taschereau : —Q. Si vous aviez dit cela, pourquoi l'auriez-vous dit ?
R. Cela m'étonne.
Q. Est-ce que cela vous étonne au point de jurer que vous ne l’avez pas dit ?
KR. Non, monsieur.
Q. Si cela vous étonn. que vous ayiez pu dire des «hoses c1mme cela, et si vous les avez dit s, il fallait que vous ayez des raisons sérieuses pour les dire ?
R. Pas si sérieuses.
Q. Est-ce que vous niz l'existence de
| Dieu, cumme ce'a, pour le plaisir de la
chose ?
R. Je n'ai aucune raison à donner.
Q. Si vous l'avez dit, est-ce vocre seule explication que vous l'auriez dit sans raisv,, aucune ?
R. Probablement sins raison que je me rappelle maintenant.
Eh bien, messieurs, si cet homme peut déclarer à qui veut l'entendre qu'il n'y a ni Dieu, ni diable, ni ciel, ni enfer, que tout dans ce monde-c1 n'est qu'effet du hasird et que la conscience n'st rien, n'a-t-il pas pu, je vous le demande, calomn'er M. Turgeon, inventer de toutes pièces cette histo're de caisse électorale, que M.
Turg'on a niée si catégoriquement ?
Si cet homme peut, comme il l'a déclaré, nier l'existence de Dieu, 1 ne croit donc pas au serment, et les
affirmations qu’i a faites devant le tribunal ne valent pas plus que celles qu'il aurait faites dans une conversation privée.
O:, encore une fois, ces alnrmations sont contiedites par le témoignage inattaqué et inattaquable de M. Turgeon, et e.les ont été complétement ignorées pur M. le juge Bossé.
Mais il y a plus. Il v a au dossier Prévost-Asseiin la preuve que si 1e8 négociations entamées entre M. de l'Epine et M. Turgeon n'ont pas abouti, c'est tout simplement parce que l'accord n'a pas pu se faire sur les conditions d'établissement. Or est-1i vraisemblable que M. Turgeon, S'il avait, comme l'a raconté M. de |'Epine, eu l'intention d'alimenter une p-étendue caisse électorale, se fût laissé arrêter par cette quest:on des conditions d'établissement ? Quand on est prêt à faire perdre $60,000 et même $150,000 à sa prov:nce, peut-on avoir des scrupules sur un point faussi secondaire de la trausact'onù projetée?
Et ce n'est nas tout. Cer:ains documents publics, que j'ai ici, dimontrent, eux aussi, l'iivraisemb'ance des dires de M. de l'Epine,
Le 30 avril 1906, M. le
sénateur
Casgrain, qui, comme vcus le savez sans doute, est président de la société | de colonisation de
Montréal, adres-
sait à M. McCorkill, a!ors trésorier | (Traduction) de la province et maintenant juge de | RE à la cour supérieure à Québec, les deux | 30 avril 1906. lettres suivantes : | Hon. J.-P..B. Casgrain,
| En ville.
Traduction | Eraau ) Cher sénateur, Montréal, 50 avril 190% Relativement à notre conversation
Cher monsieur, | Au sujet de terrains dans la province Je vous envole c’- ; «| 4 Québec, ün de nos amis doit arri- 2 Fe LME joint une lettre ver de Londres au commencement de FR Pratt ne . as Mc- | ma: pour aller au Nord-Ouest acheter d'i vi PU que vous AE PA. un lopin d'un million ou d'un million à nt à la pro:haine réu- SR pra er adm peu nion du cabinet. France Depu ù ; ns L°s personnes qu'il représente ont a HER SR En er J'ai cherché | qéja acheté cinq cent mille acres de TéEIOn fau Note capitalistes à notre | ue, là-bas et ont organisé une grande C s Re à Compaguie de colonisation en vue J'est la première fois que je reçois d'attirer des colons, et, comme les arune réponse favorable, bien que Je rangements à c2 sujet sont terminés, me sois adressé à plusieurs reprises | clles sont À organiser une seconde à des gens riches, Ils ne demandent compagnie eq End eng 7 SH les LE Comme nous vous l'avons dit, elles ains doivent être explorés grands #; ai pére . préfèrent acheter des terrains dans les se HeB ani D nus provinces de l'Ouest parce qu'elles temps : ma's ce qui est impérieux Sonnaissent ces terrains. Mas vous c'est de préparer cette option et de Paraissez avoir foi en la fertilité des la porter à l'attention des acquéreurs | terr°s de la province de Québec que qui seront à Montréal la semaine t'aversera le chemin de fer Transconprochaine, j tinental, entre le lac Abbitibi et la Te mens ‘Oies = source de la Rivirèe St-Maurice; nous DU D ie nus es pourrions peut-être les induire À prensèdent actuel.ement une immense So Rs de EE Ég e an Tr # onton.
D Gr gt a el de tout prendre dans le Nord-Ouest. , y. * e a je A ee ue la réunion du cons: out évène- croit $ ment. Si elle est favorable, je des-| que ces terrains de la province de cendrai et arrangeiai les détails de Québec sont plus près des ports de l'option, mer et situés près d'un chemin de fer Si la province peut déterminer ce | de première classe et à pente très mouvement, il aura des suites, et nous | ee nat RS 1 Fan pourrons bientôt coloniser notre magni- | LH qu'il Pérair Dosthte d'intéres: pe plateau du Spore : j. | ser nos amis si on leur fait des condi. HI ne s’agit pas ici uns question mi- tions satisfaisantes ; naturellement il nière, car vous pourrez réserver tous les serait nécessaire d'avoir une option droits miniers. | pour une période de t:mps qui leur
Votre très humble, | permit d'envoyer des partis d'exploraes 2 . teurs pour :nspecter ces terrains aux (Signé) J-P..B. CASGRAIN, | dépens de ceux qui se proposent d'a-
+ à cheter, attendu que ces derniers ne Hon, J.-C. MeCorkill, | voudraient pas ncheter “chat en po- Lrésorier, Québec. { che”. Cela va sans dire, ils ne con-
sentiraient nas à
de telle exploration sans avo'r une option.
Nous suggér rions que l'étendue de terrain devra t être divisée en lopins alternat fs denviron six milles car rés, aboutissant au chemin de fer, que la compagnie choisirait daus un délai donné, de telle sorte que la valeur des t°rres de la Couronne augmente par suite de l'établissement qui se ferait sur les terrains de la compagnie.
Nous comprenons que ces terres se ra ent possédés en franc-allex, que les colons n'auraient Qu'à payer les taxes municipales ord naires et que ces terrains ne seratent cunes rentes ou aucuns droits, seigneuriaux, soit . cclésiastiques.
d'autres termes, ceux qui les achète-
soit
raient seraient dans une s'tuation aus- |
si favorable que s'ls achetaient des terrains dans le Nord-Ouest,
Les conditions ordinaires de paiement qu'imposent la compagnia de che-
min de fer Pacifique Canadien et les | un s'xième |
autres Compagnies, sont comptant, et c:nq versements annuel Ces condit:ons s-raient satisfaisante.
nous le présumons, vu que les intéres- |
sés sont responsables.
sujets à au- |
En |
Ils devraient aussi avoir le privilège | de payer le tout comptant s'ils le dési- |
rent.
A vous sincèrement,
(Signé) CLARENCE-J.
Comme vous le voyez, il s'agissait là encor: de terrains situés dans la région de l'Ab:ttibi, et par conséquent de terrains absolument semblables à ceux que voulaient talistes belges. Tandis que M. Turgeon affirme que le prix total d:mandé à ces dern'ers ne devait être que de 70 cents de l'acre, M. de l'Epine prétend qu'il deva't être de $1.00, Or, voul:zvous savoir la réponse que M. McCorkill a faite à M. Casgraln ? La:ssez-
moi vous lire sa lettre du 3 ma’ 1906
(Traduction)
Honurable J.-P,-B, Cacg'ain, Montréal.
MCGUAIG.
Mon cher sénateur,
tre lettre et son contenu. Une option pour 200,000 acres dans la partie nordvuest de ls province de Québec, n été acc srdée, le 15 décembre dernier, à un représentant de capitalistes belges. Je vous envoie ci-inclus une copie des conditions auxquelles cette option n 6 é accordée, Mes collègues étaient d'avis que nous ne pouvions faire d'offre d'option à qui q'ie ce suit, mais si les représentants de capitalistes a-g'ais s'adressaient au g ‘uvernement pour avuir une up‘ion, elle pourrait être obtenue pour un certain nombre d'ucres de terre aux mêmes conditions que celles qui sont mentionnées
-morandum c1 inclus.
imerais À savoir au plus tôt ce que vous en pensez Vous excuserez la forme de cette lettre ; car je n'ai pas de secrétaire français pour Îa transtrire, je viens de recavoir la formuls du département
| des terres, et je veux vous l'envoyer
par ia prochaine malle.
Votre très humb'e,
(Signé) J. C. MeCORKILL., Et à cetté lettre M. McCorkill joignait
| un mémoira des conditionsqui avaient été
faites à M. de l'Epine et que je vous ai lues tantôr.
Le gouvernement, par l'entremise de M. MecCorkill, se déclarait douc disposé à faire aux capitalistes anglais que représentait M. MceCuaig les conditions mô-
| mes aui avaient été faites aux capitalistes
acquérir les capi- |
J'ai soumis, au conseil, ce ma‘in, vo-
belges.
Le 8 mui 1906, M. McCuaig écrivait ce qui suit à M, Turgeun, ministre des terres :
(Traduction) Montréal, 8 mai 1906.
Hon. Adé'ard Turgeon, Ministre des Terres et Forêts, Québec Cher monsieur, Re terres de Québre . À propos de la conversation que j'ai eue avec vous et le sénateur Casgrain, samedi, au sujet des terres de Québec, pour fins de Colonisa-
tion, je crois qu'il vaut mieux définir ma position dans ces nézocia-
tions, afin pris.
Ma compagnie a déjà disposé d'une grande quantité de terrains dans le Nord-Ouest en faveur d'une banque importante de Londres et nous cn sommes actuellement à négocier pour eux l'achat d'un autre bloc considé-
que je sois mieux com-
table de terrains.
A la demande du sénateur Casgrain, j'ai considéré la question avec soin, et je cro!s qu'il serait possible
d'en Venir à un arranzement gens pour l'achat d'un bloc de terrain dans la provin’e de Québec, et d'y comprendre la nouvelle compagnie
en formation pour prendre 1 s dites
avec ces
terres du Nord-Ouest Cependant, il serait essentiel que les terres fussent données en franc
et Commun soccage, à mesure qu'elles seront intégralement payées, Lores de
toutes redevances gouvernementales, scigneuriales, ecclésiastiques, titres, etc., sauf les taxes municipales et scolaires ordinaires, le gouvernement recevant, néanmoins, les droits milniers.
Il serait aussi nécessaire qu'un
temps raisonnable fût accordé pour le cho'x des terres: si non, je crains qu'il ne soit impossible d'engager les gens à s'en occuper.
Je suggér rais comme minimum 500,000 acres de terre, car ce ne serait pas la peine pour ex d'exploitor une quantité plus petite, dont le prix n'excéderait pas un doller de l’acre, et de leu accorder deux ans pour faire le cioix du terrain; 1(0000 acres au moins devant être choisis cette année; 20 pour cent par acre ou $100,000 de vant être payés à la conclusion de l'arrangement, et lez autres quatrevinets cen's rar äcre devant être payé:
de temps en temps, à mesure que les terres seront prises.
Si on le veut, il pourrait être stipul£ que les blocs ne soient pas ce n'oins de 50,000 acres ou de plus que 100,000, et qu'il y ait au moins dix milles entre chaque bloc, la compagn'e étant limitée dans son choix au territo:re situé à l'est du lac Ab'ttibi, et à l'ouest de rivière Saint-Maurice dans un
ra + de vinet-pinn ra de vingt-cing
% ia
milles
côté du chemin de fer Transcontinental.
Je Le crois pus qu'il soit pessible de faire aucune stipulation quant aux conditions d'établissement les informations que l'on a sont si limitées qu'il ne ‘erait pas raisonnable de nous attendre à ce qu'ils prennent quelque arrangement sous ce rapport, “til est évitent qu'ils se: a'ent obligés de coloniser le territoire pour rettrer uans leurs déboursés et tirer profit de la transaction.
Comme il sera nécessaire de prendre | d'autres informations sur ces terres et, aussi, de consulter des gens d: Londres, il faudrait au moins obtenir une option de tro!s mois pour lasser cours aux négociations, et après c | somme de $100,000 serait payée, l'option forclose,
À vous sincèrement, (Signé) CT. MeGUAIG.
Finalement, en réponse À certaines représentations que lui avait ‘faites M. McCuaig, M. MecCorkill adressait à ce dernier la lettre suivante
(Traduction)
Québec, 23 mai 1906, (Signé), C. J. MceCUAIG, Montréal,
Cher monsieur, J'ai soumis votre ieitre du 12 qu courant à mes collèzu®s en conseti,
et l'on m'a prié de vous écrire pour vous dire qu'il nous serait impossible d'offrir des conditions plus avantageuses qu? celles qui ont été ottertes aux capitalistes belges, dont les détails se trouvent contenus dans un mémoire adressé par moi au sénateur Casgrain. Si ce mémo‘re ne s'est pas rendu à son adresse, et si vous vouqu'on en envoie une autre copie, moi savoir, s'il vous plaît, et j'en ferai imprimer une autre et je vous l'enverrai imméd'atement.
Votre dévoué,
(Signé) J.-C. McCORKILL.
En résumé, messieurs, à M. Mc- Cuaig, qui désira't savoir à quelles
les
faites-le
glais qu'il représentait pourralent acquérir des l'Abittibi, le gouvernement répondait æn envoyant un mémo're d's conditions contenues dans l'option qui avait été accordée à M. de l'Epine. Ce fait n'indique-t-il pas que le gouve roement n'avait rien à cacher des négoc ations qui se pursuival :nt alors entre le ministre des terres et M. de l'Epine ?
On a parlé d'enquête au sujet de l'affaire de l'Abittibl. Nous ne eraignons aucunement la lumière, et nul ne désire plus que nous faire connaitre les moindres détails des négociations qui ont eu lieu. La conduite du gouvernement est irréprochable et une enquête ne pourrait que confondre les calomniateurs. Aussi, cette enquêéte, non seulement nous ne la redoutons pas, mais nous la désirons, nous Ja voulons ; pas, nous l'impose:ons.
Je vous ai parlé longuement de tautes que nous n'avons pas commises, laissez-mot vous dire un mot, en terminant, d'un engagement que nous avons tenu : règler la question des “better terms”.
RAJUSTEMENT DU SUBSIDE FEDERAL des 8 sides fédé-
maintenant d' le
Le rajustement raux, vous le savez, est fait accompli ; et, nous pou,Jns
gouvernement libéral qu'a été menée À bonne fin l'agitation efficace qui devait amener la solution de cet important problème, comme c'est par un gouvernement ’ibéral que cette agitation a été commencée ; c'est au Bouvernement de Québec que revient le mérite d'avoir organisé le mouvement d'ensemble des provinces L ES
terrains dans la région de |
et si on ne la demande |
P |'complir, il ne suffit proclamer sans vanterle, c'est par un |
assure: le succès den 8 reven ic.tions, comme c'est au gouvernement Laurier
ue revient la gloire d'avoir su faire droit à nos réclamations.
La mesure que vient d'adopter le parlement impérial, et que sanrtionnera bientôt Sa Majesté le Hol, permettra au gouvernement de cette pro vince de toucher, dès cette année, une subvention additionnelle de $600,000.
Et cette subvention annuelle n'est pas tixe elle augmentera à mesure que s’accroltra notre population. C'est dire que si pendant la présente décade, notre population augmente autant que pendant la dernière décade, nous toucherons une somme additionnelle de plus de $125,000, après le recensement de 1911.
Nous nous rejouissons, et à bon droit, d'avoir pu faire augmenter no8 subventions fédérales. Les sommes additionnelles que nous payera désormais le gouvernement d'Ottawa et les revenus sur lssquels no" pouvons actuellement compter nous permettront de dépenser un million de plus par an.
Relever le niveau de l'enseignement primaire, répandre l'instruction technique,—industrielle, commerciale et agricole—activer le défrichement et la colonisation de nouveaux territoires, encourager la construction de
| ponts en fer et l'amélioration de n08
routes rurales, telle est la grande tAche qui est devant nous. Pour l'acpas d'avoir un miilion à dépenser, il faut encore que toutes les énergies et toutes .les bonnes volontés prennent part au travail qui se prépare. Or, messieurs, nous
| descendons de races fortes et généreu-
ses : tous nous aimons passionnément notre province. Montrons-nous donc dignes de nos origines, regardons en haut, et préparons les lendemains vic-
qui devait | torieux. Û