‹ Politische Correspondenz Friedrichs des GrossenChapitre 13 sur 42 · X^ C U CXI · texte numérisé non relu

X^ C U CXI

Nach dem Concept.

DE VOSS A DRESDE

Berlin, 29 décembre 1749.

J'ai reçu votre dépêche du 23 de ce mois, et, quant au discours

que vous a tenu le comte de Brûhl, vous avez toute mon approbation

de ne point vous fier à ses assurances emmiellées et de n'y pas compter

davantage qu'il ne le faut; car nous savons ici comment il pense sur

notre sujet et à quel point la cour de Dresde est mal intentionnée

contre nous. -r. j •

F e de ne.

Nach dem Concept.

Fodewils berichtet, Berlin 27. December: ,Je me suis acquitté d'abord des ordres que Votre Majesté m'a donnés par Sa lettre du 26 de ce mois à l'égard du sieur de Gross ... Il me répondit qu'il était au désespoir d'apprendre d'avoir déplu à Votre Majesté, mais que ce n'était pas sa faute, qu'il ne faisait qu'exécuter les ordres de sa cour, quoiqu'ils ne regardassent point les seuls vassaux livoniens et esthoniens qui étaient dans le service de Votre Majesté, mais tous ceux qui se trouvaient dans celui de toutes les autres puissances de l'Europe, que tous les ministres de la Russie aux cours étrangère avaient été expressément chargés de s'adresser à eux etc. . . . Je lui répliquai qu'on trouverait fort à redire en Russie, si le baron de Goltz en voulait agir de même à l'égard des vassaux de Votre Majesté, qui se trouvaient en très grand nombre dans le service de l'impératrice de Russie ... et qu'on avait également fait émaner, de la part de Votre Majesté, des lettres avocatoires, peut-être avec plus de fondement que la Russie, qui, par la disposition de la paix de N3rstad, ne pouvait pas défendre à ses sujets et vassaux de Livonie et d'Esthonie de servir d'autres puissances qui étaient en paix et en bonne harmonie avec la Russie."

Mûndliche Resolution. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretàrs.

Berlin, 29. December 1749.

Er soll es nur dabei lassen; es ist genug, dass der p. Gross fiihlet, dass er eine fausse Démarche gethan und dass die Sache so klar nicht ist. Dass er sonsten dem p. von Goltz von der Sache Communication thut, ist recht gut.

DE VOSS A COPENHAGUE

Berlin, 29 décembre 1749.

J'ai lieu d'être satisfait du rapport que vous me faites, par votre dépêche du 20 de ce mois, de l'insinuation que vous a faite l'abbé Lemaire, d'autant plus qu'en effet nous ne sommes pas si pressés pour conclure un traité d'alliance avec le Danemark que nous ne dussions pouvoir attendre que cela se fasse trois mois plus tôt ou plus tard. Ce sera , au reste , le ministre de France que vous laisserez maquignonner

sur l'affaire en question. „ ,

Federic.

Nach dem Concept.

Votre dépêche du 19 de décembre m'a été fidèlement rendue. Comme j'ai tout lieu d'être satisfait de ce qu'elle contient, j'attends votre rapport de quelle manière le marquis de Puyzieulx se sera expliqué envers vous relativement aux dernières lettres que la cour de France a eues de Constantinople. Au surplus, quand je vous ai marqué les discours que le comte d'Ulfeld a tenus touchant le prétendu changement des sentiments de la Porte Ottomane,* je ne vous les ai donnés que comme des nouvelles que ce ministre a prétendu d'avoir, sans être

tout-à-fait persuadé de leur authenticité. ^ ,

Federic.

Nach dem Concept.

EXTRAORDINAIRE, A VIENNE

Berlin, 30 décembre 1749.

Toutes les nouvelles particulières qui me sont revenues relativement aux affaires de la cour de Vienne, me confirment ce que vous me marquez par votre dépêche du 20 de ce mois, sur ce que le mécontentement des sujets de l'Impératrice -Reine doit être presqu' universel contre elle par rapport à ses nouveaux arrangements de finance. Comme l'on y ajoute que d'un côté la cour où vous êtes n'était nullement sortie de ses inquiétudes à l'égard des affaires d'Italie, et que d'un autre côté elle avait fait marcher quelques régiments de la Hongrie vers la Bohême pour y soutenir à mains fortes ses arrangements de finance, contre lesquels les paysans s'étaient révoltés en différents endroits de la Bohême, qui, à ce qu'on marque, se sont retirés avec leur bétail dans les forêts, mais dont on enlève de temps en temps quelques-uns qu'on envoie d'abord prisonniers à Vienne, vous devez tâcher à démêler tout ceci et

m'en faire votre rapport là -dessus. ^ ,

Federic.

Nach dem Concept.

J'ai tout lieu d'être satisfait de ce que vous' me marquez par la dépêche que vous m'avez faite du 8 de ce mois. Il est vrai que, pour le moment présent, j'envisage les affaires du Nord comme calmées; reste à voir ce que le Chancelier fera jouer d'intrigues dans cet hiver, tant à la cour de Copenhague, pour brouiller de nouveau, s'il est possible, les cartes, que dans la Suède, pour y fortifier sous main son parti et y

I Vergl. S. 183. 184.

disséminer de la zizanie, et si d'ailleurs la Russie, continuera, au printemps qui vient, à faire les mêmes ostentations qu'elle a faites du temps passé. Federic.

Nach dem Concept.

A BERLIN

Berlin, 2 janvier 1750.

Monsieur le Marquis de Yalory. Deux pièces secrètes, également curieuses qu'intéressantes, venant de tomber encore entre mes mains, je n'ai pas pu m'empêcher de vous en communiquer dans la dernière confidence les copies ci-closes que j'en ai fait tirer, en vous priant de les faire parvenir à votre cour par quelque occasion convenable et point sujette à des inconvénients qui sauraient toucher le secret. Et sur ce, je prie Dieu etc. Federic.

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