FINAL
Air : Ahl s'il hrave mes lois (CJieval de bronze).
CHOEUR
De ce noble bymenee La chaîne fortunJe Unit leur deslince :
Quel uioinent lieureux
Pour tons deux !
Quel plaisir! quelle ivresse !
Qu'ici chacun s'empresse I Leur bonheur, leur tendresse, Vont combler tous nos vœux.
YORRICR, à part, lii re^.jrdant.
Quelle horreur !... trahison intàme!...
ILVERTOS, auec /junheur.
Tout succède au grc de mes vœux !
rOLLT.
Quel bonheur!... Yorrick! ah! grands dieux !
YORRICR , à part.
l/cpousc de mylord, c'est elle... c'est ma femme I iLTEUTON , rourant h Murtimer.
Ta main, mon cher ami !
MORTiMER , accab'é.
Plus d'espoir... c'est fini !
YOKRiCR, h p n t, se leviint et auec resolution. Mais je vais la traiter...
POLLY, a pari, nvtc frayeur.
Quelle lui eu r l'tnflamme!
ILVERTON, voyant Poil) se serrer près de lut. Vous tremblez?... pouKjiioi donc?... vous le savez Si quelqu'un osait vous déplaire, [pourtant.
Je le tuerais !
TORRicK, s'arre''an/.
Quel joli caractère] Pour la confondre j'aime autant Choisir un tout antre moment.
CHOEUR
De ce noble hymene'e, etc., etc.
ILVERTON.
De ce noble hvnunée La rhaîne foitnnee Unit ma destinée  celle qa^appelaicDt mes vœux !
POIJLY. 19
Quel plaisir! cpielle ivresse i Qu'ici chacun s'empresse Et cliassc la tristesse De ce séjour heureux.
MORTiMER, à part.
De ce triste bymenee La chaîne infortunée Unit leur destinée...
Quel jour douloureux
Pour tous deux !
En vain chacun s'empresse , Leur bonheur, leur ivresse Et ces chants d'allégresse Pour mon cœur sont affreux !
l'OLLY, f'i part.
De ce noble byraénc'e La chaîne fortunée Unit ma destinée A celui qu'appelaient mes vœax Mais, malgré mon ivresse, Je cens que la tristesse A son aspect m'oppresse, Quel regard furieux !
YORRICK.
De ce Ijiche hyménée
La chaîne infortunée
Unit leur destinée, Et trompe aujourd'hui tons mes vœox;
Caclions bien ma faiblesse
Je veux avec adresse
Changer leur allégresse
En accens douloureux.
ILVERTON, à ses amis.
Maïs à mon hôtel, mes amis. Nous voulons vous voir réunis!
YORRICK, à part.
C'est pour la noce !... ô perQdie!
ILVERTON.
A six heures pour le repas!
C'est mylady qui vous convie.
CHOECR.
Nous y serons !
YORRICK , a part et fièrement.
Je n'irai pas!
CHOEUR
ENSEMBLE
Air : Sur ce cheval fougueux.
A ce joyeux festin Nous volerons soudain ; Des soucis, du chagrin, Pour perdre la mémoire, 11 faut b"ire, il faut boire, Jusques au lendemain!
ILVERTON et POLLY.
A ce joyeux fe^tin
Venez, venez soudain , etc., etc.
MORTiMER, a part.
A ce joyeux festin
Succédera demain
Un désespoir soudain...
Hélas ! je n'ose croire
Qu'ils perdent la mémoire.
Même jusqu'h demain!
YORRICK , à part.
Cet odieux festin
A redoublé soudain
IWa tmeur. mon chac^rin !
D une trame aussi noire
Je garde la mémoire;
Nous nous verrons demain!
[Ih-erti.ri ..o/mela main à Pulh ,it sort au miliei' il' ses timts. l'tiiri k en passant leur jette un coup d'cvil niena^-ant. Moriimer les suit d'un air abattu, — la toile toxbk. \
y' MAGASIN THÉÂTRAL.