‹ PollyChapitre 28 sur 54 · FINAL · texte numérisé non relu

FINAL

Air : Ahl s'il hrave mes lois (CJieval de bronze).

CHOEUR

De ce noble bymenee La chaîne fortunJe Unit leur deslince :

Quel uioinent lieureux

Pour tons deux !

Quel plaisir! quelle ivresse !

Qu'ici chacun s'empresse I Leur bonheur, leur tendresse, Vont combler tous nos vœux.

YORRICR, à part, lii re^.jrdant.

Quelle horreur !... trahison intàme!...

ILVERTOS, auec /junheur.

Tout succède au grc de mes vœux !

rOLLT.

Quel bonheur!... Yorrick! ah! grands dieux !

YORRICR , à part.

l/cpousc de mylord, c'est elle... c'est ma femme I iLTEUTON , rourant h Murtimer.

Ta main, mon cher ami !

MORTiMER , accab'é.

Plus d'espoir... c'est fini !

YOKRiCR, h p n t, se leviint et auec resolution. Mais je vais la traiter...

POLLY, a pari, nvtc frayeur.

Quelle lui eu r l'tnflamme!

ILVERTON, voyant Poil) se serrer près de lut. Vous tremblez?... pouKjiioi donc?... vous le savez Si quelqu'un osait vous déplaire, [pourtant.

Je le tuerais !

TORRicK, s'arre''an/.

Quel joli caractère] Pour la confondre j'aime autant Choisir un tout antre moment.

CHOEUR

De ce noble hymene'e, etc., etc.

ILVERTON.

De ce noble hvnunée La rhaîne foitnnee Unit ma destinée  celle qa^appelaicDt mes vœux !

POIJLY. 19

Quel plaisir! cpielle ivresse i Qu'ici chacun s'empresse Et cliassc la tristesse De ce séjour heureux.

MORTiMER, à part.

De ce triste bymenee La chaîne infortunée Unit leur destinée...

Quel jour douloureux

Pour tous deux !

En vain chacun s'empresse , Leur bonheur, leur ivresse Et ces chants d'allégresse Pour mon cœur sont affreux !

l'OLLY, f'i part.

De ce noble byraénc'e La chaîne fortunée Unit ma destinée A celui qu'appelaient mes vœax Mais, malgré mon ivresse, Je cens que la tristesse A son aspect m'oppresse, Quel regard furieux !

YORRICK.

De ce Ijiche hyménée

La chaîne infortunée

Unit leur destinée, Et trompe aujourd'hui tons mes vœox;

Caclions bien ma faiblesse

Je veux avec adresse

Changer leur allégresse

En accens douloureux.

ILVERTON, à ses amis.

Maïs à mon hôtel, mes amis. Nous voulons vous voir réunis!

YORRICK, à part.

C'est pour la noce !... ô perQdie!

ILVERTON.

A six heures pour le repas!

C'est mylady qui vous convie.

CHOECR.

Nous y serons !

YORRICK , a part et fièrement.

Je n'irai pas!

CHOEUR

ENSEMBLE

Air : Sur ce cheval fougueux.

A ce joyeux festin Nous volerons soudain ; Des soucis, du chagrin, Pour perdre la mémoire, 11 faut b"ire, il faut boire, Jusques au lendemain!

ILVERTON et POLLY.

A ce joyeux fe^tin

Venez, venez soudain , etc., etc.

MORTiMER, a part.

A ce joyeux festin

Succédera demain

Un désespoir soudain...

Hélas ! je n'ose croire

Qu'ils perdent la mémoire.

Même jusqu'h demain!

YORRICK , à part.

Cet odieux festin

A redoublé soudain

IWa tmeur. mon chac^rin !

D une trame aussi noire

Je garde la mémoire;

Nous nous verrons demain!

[Ih-erti.ri ..o/mela main à Pulh ,it sort au miliei' il' ses timts. l'tiiri k en passant leur jette un coup d'cvil niena^-ant. Moriimer les suit d'un air abattu, — la toile toxbk. \

y' MAGASIN THÉÂTRAL.

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